Test : SteamWorld Dig

SteamWorld Dig - 3DS

Genre : Creuser jusqu'à ce que mort s'ensuive

Date de sortie : 08 août 2013

Genre
Creuser jusqu'à ce que mort s'ensuive
Date de sortie
08 août 2013 - France
Développé par
Image & Form
Edité par
Image & Form
Disponible sur
3DS
Modes de distribution
Nintendo eShop
PEGI
 Interdit aux moins de 7 ans

Creuser, c’est LE truc à la mode. Minecraft, Terraria, Spelunky… Les exemples ne manquent pas. Les petits gars de chez Image & Form l’ont bien compris, et c’est pourquoi ils proposent un certain SteamWorld Dig. Disponible sur l’eShop de la 3DS, ce petit titre indé sans grande prétention vaut-il réellement les 9 euros que l’on demande au joueur de payer ?

Test effectué à partir d'une version 3DS

 
 
SteamWorld Dig narre les aventures de Rusty, un cowboy robot se rendant dans la petite ville de Tumbleton pour récupérer l’héritage de son défunt oncle : une mine, rien que ça. Armé de sa petite pioche, le bougre ne va pas tarder à se rendre compte que quelque chose cloche dans les profondeurs de la terre, comme le prouvent les nombreux monstres s’y baladant depuis quelques temps… Autant mettre les choses au clair dès le départ : le scénario du titre n’est clairement pas son point fort. Ce dernier se réduit à peau de chagrin, avec très peu d’interactions avec les PNJ peuplant le petit village. Mais dans un jeu de ce genre, l’histoire n’importe pas vraiment tant que le gameplay suit. Et, fort heureusement, c’est le cas.
 
 
Comme dit précédemment, le but est ici de creuser toujours plus profondément afin de récupérer des matériaux revendables contre améliorations et items (échelles, pioches plus puissantes, etc). De temps à autres, un donjon fait son apparition. S’il est obligatoire, il rapportera une grosse amélioration à Rusty (sprint, double saut, foreuse…), ce qui fait fortement penser à un Metroid. S’il est facultatif, il proposera une quantité plus qu’appréciable de pierres précieuses et autres orbes bleues que les magasins s’arrachent. Les allers-retours entre les profondeurs et la surface sont donc très fréquents, d’autant plus que le soleil est nécessaire pour recharger la lampe du robot et que l’inventaire est au début du jeu extrêmement réduit. Cette obligation de retourner souvent à Tumbleton peut au départ énerver, mais le titre s’avère être tellement addictif que l’on oublie bien vite ce souci, d’autant plus que des téléporteurs peuvent être achetés en magasin.
 

Underworld

En dehors de son gameplay totalement addictif, SteamWorld Dig charme aussi par son aspect visuel. Le titre prend place dans un univers steampunk / conquête du far-west : les personnages sont donc des robots affublés de chapeaux de cow-boy et le village de Tumbleton n’est pas sans rappeler ceux des vieux westerns. Les sprites 2D sont extrêmement travaillés et leurs animations sont impeccables. Rusty répond au doigt et à l’œil et aucun lag ne s’est fait sentir, à aucun moment. Le level-design est bien inspiré car, même si le joueur crée lui-même son propre chemin, certains obstacles sont placés de telle manière qu’il convient d’y réfléchir à deux fois avant de creuser à tort et à travers sous peine de se retrouver écrasé par une pierre géante ou coincé dans un coin impossible à miner – dans ce cas, il est toujours possible de se faire exploser moyennant la totalité de son butin et la moitié de son argent.
 
 
Les musiques sont discrètes mais plutôt jolies, même si l’on regrette la répétitivité des thèmes. Les bruitages sont pour leur part plus que convaincants, tous comme les doublages des PNJ qui prennent une forme de yaourt mécanique. Seuls deux gros points noirs peuvent être relevés. Tout d’abord, le fait que le titre soit intégralement en anglais et pourrait donc rebuter les allergiques à la langue de Shakespeare, malgré le fait que les dialogues soient finalement trop peu nombreux pour réellement pénaliser le joueur. Ensuite, la durée de vie. Il aura fallu à peine trois heures à la testeuse pour terminer SteamWorld Dig plus ou moins en ligne droite, et 6 heures pour le compléter à 100% (soit avec toutes les améliorations). Sachant que le jeu coûte 9 euros, c’est à chacun de savoir si le rapport qualité / durée de vie / prix vaut le coup, sans oublier que ce genre de titre bénéficie forcément d’une très bonne rejouabilité.
 

Article rédigé par Shauni Chan , le

Petit jeu indé sorti d’on ne sait trop où, SteamWorld Dig vaut clairement le coup. Particulièrement charmant envers la rétine avec ses jolis graphismes et sa réalisation impeccable, il s’avère en plus être particulièrement redoutable tant son gameplay est addictif. On creuse, on récupère des matériaux, on les vend contre des améliorations et on y retourne jusqu’à ce que mort s’ensuive (bon, cette dernière n’arrive qu’assez rarement, le titre n’étant pas extrêmement difficile). Dommage que le tout soit simplement en anglais et un peu court. Malgré ces deux défauts, si vous avez 9 euros en trop sur votre compte en banque et que vous voulez les dépenser sur l’eShop de la 3DS, vous savez désormais où les mettre.

Points positifs

  • Gameplay addictif
  • Très joli
  • Univers steampunk / far-west sympathique
  • Bonne rejouabilité

Points négatifs

  • Durée de vie un peu courte
  • Intégralement en anglais
  • Pas très difficile

A propos de l'auteur

Shauni Chan

Shauni Chan

27 ans | Caution féminine

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

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