Test : DuelField Expert Edition

DuelField Expert Edition - PC

Genre : Stratégie online

Date de sortie : Avril 2002

Genre
Stratégie online
Date de sortie
Avril 2002 - France
Développé par
Sismoplay
Edité par
Sismoplay
Disponible sur
PC
Site officiel
Site officiel

Sismoplay se veut développeur de jeux online accessible au grand public. Duelfield, leur premier projet, suit bien cette voie, pas de doute.

 
 
Bien sûr, de nombreux défauts dus à cette politique viennent entacher le jeu, mais les novices ou les pauvres apprécieront le geste. Reste à savoir si cela vaut vraiment le coup.
 

Du Heroes of Might and Magic dans l'air ???

Duelfield se présente sous la forme d'un simple plateau de jeu en 2D. Genre damier uni-color. Après vous être connecté au serveur plutôt rapidement, vous créez ou rejoignez une partie, en deathmatch normal ou en équipe. Un tableau à 64 cases vous est alors présenté, et restera ici tant que vous n'aurez pas quitté le jeu. A vous ensuite de placer vos unités, vos renforts, de les déplacer, d'utiliser leurs attaques spéciales, de lancer des sorts "alter" (propres à aucune unité, vous en recevez juste un toutes les 5 minutes), etc. Le jeu se divise en une succession de phases, qui alternent avec celles de l'adversaire. La stratégie s'en mêle donc grandement, et surtout la tactique, étant donné que vos unités ne dépasseront que très rarement le nombre de 5 sur le plateau. A l'instar de Heroes of Might & Magic 3, chacun de vos petits avortons aura ses caractéristiques (attaque, défense, vie, déplacement...) et ses propres attaques. Pire, vous pourrez, à chaque combat, choisir entre six clans, chacun ayant leurs propres unités. Enfin, quand je dis "propres unités", il faut avouer que chaque groupe (feu, terre, eau, nature, etc.) ne possède que 4 types d'unités au maximum. Oui, c'est peu, mais à l'instar d'un certain Starcraft, elles sont assez bien contrastées pour qu'on s'en sorte. D'ailleurs, pour compliquer le tout, il est possible de faire progresser ces unités en glanant de l'XP au fil des combats. Pour en arriver là, encore faudra-t-il se spécialiser dans un clan unique, pour mieux bichonner vos perles rares. Et le temps que vous passerez pour n'essayer rien que quelques fois chaque autre race n'étant pas négligeable, je passerai sur ce point (que je n'ai moi-même pas essayé).
 

L'aspect graphique de la chose

Duelfield est un jeu qui doit s'adapter à toutes les bourses et à tous les PC. Sur un P100 (oui, ça existe), vous pourrez le faire marcher, étant donné qu'il se contente d'afficher un tableau en 2D avec des icônes dessus. Heureusement, bien loin de se contenter de cet aspect ultra pas joli, Sismoplay nous a rajouté des vidéos qui se lancent à chaque sélection de créatures ou de jet de sorts. L'effet est vraiment surprenant, étant donné que la qualité des animations est souvent au rendez-vous. Mais si vous décider de passer plus d'une heure sur le jeu, vous vous lasserez sûrement des cinématiques, qui font plus perdre du temps qu'autre chose. A propos des vidéos, il faut noter que Pepsi fait une apparition remarquée, étant donné que sa pub viendra vous détendre agréablement toutes les 10 minutes. Pas de quoi gueuler pour autant, étant donné que le jeu est distribué gratuitement dans sa version Light (la version testée dans ces lignes est la version payante).
 

Les défauts

Si Duelfield, sans se poser comme le grand ténor de sa catégorie, présente de nombreux points positifs, il faut avouer qu'il reste un titre sans prétention, ni ambition. Les parties se suivent et se ressemblent, et les tactiques adverses sont rarement visibles. On a plus l'impression qu'il a eu plus de bol dans son placement d'unités qu'autre chose. De même, les sorts sont assez bizarres, avec des dommages variants selon le type d'adversaire. Bon, on veut bien retenir certains petits trucs genre "fait 2 fois plus de dégâts contre les élémentaux", mais les paramètres à prendre en compte sont trop nombreux pour savoir choisir entre un sort faible et moyen pour définitivement éradiquer une unité à 25 points de vie. On hésite, on hésite, et puis finalement, on se rend compte que certains sorts ne sont plus sélectionnables. Oui, bizarre. Après une bonne quinzaine de parties, je n'ai toujours pas compris pourquoi les pouvoirs des unités, tous sélectionnables au début, ne l'étaient plus au fur et à mesure. On se retrouve alors avec une phase "sort", sans que l'on puisse rien lancer. Rageant (pour ne pas dire "chiant". Non je ne le dirai pas). Enfin, ce jeu soi-disant grand public va jusqu'à se la jouer prise de tête, étant donné que si vous ne gérez pas vos phases de jeu, vous vous retrouverez pendant la phase d'action avec des unités à 4 cases de distance des ennemis alors que leur rayon d'action n'est que de 3... Rageant...

Au final

Duelfield est plutôt agréable lorsqu'on le lance pour la première fois : facile d'accès, interface plutôt agréable, menus réduits au maximum. On joue rapidement, et on s'étonne des vidéos vraiment nombreuses et qui donnent du punch à l'ensemble. Puis au fil des parties, on commence à s'ennuyer quelque peu, on s'exaspère face aux prises de tête constantes qu'il faut avoir pour ne pas se planter d'une case, on ne comprend plus vraiment pourquoi tel sort n'est plus sélectionnable, on a du mal à suivre les différentes phases du jeu, etc. Duelfield aurait pu être le jeu rêvé pour tous les fonctionnaires qui aiment jouer sur Internet quand leur boss a le dos tourné.

Article rédigé par Rick28 , le

Malgré sa facilité d'accès (au début) et son parti pris technique (un petit pécé le fait tourner), le jeu de Sismoplay n'arrive pas à nous faire lâcher Heroes of Might & Magic 3 et Etherlords. Quand en plus on sait que Heroes of Might and Magic 4 sortira très bientôt, et qu'un abonnement de 10 euros par mois est requis (pour la version payante), on hésite.

Points positifs

  • L'accessibilité
  • Les différentes versions (Disciples, Expert)
  • La config. nécessaire
  • Les vidéos de qualité
  • Profondeur de jeu (sûrement) importante

Points négatifs

  • Assez chiant
  • Parfois tordu
  • Des règles pas toujours explicites
  • On ne reconnaît pas les bons adversaires des mauvais

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