Test : Diablo III : Reaper of Souls

Diablo III : Reaper of Souls - PC

Genre : Addon - Hack'n'slash de démons

Date de sortie : 25 mars 2014

Genre
Addon - Hack'n'slash de démons
Date de sortie
25 mars 2014 - France
Développé par
Blizzard Entertainment
Edité par
Activision Blizzard
Disponible sur
PC, PS4
Modes de distribution
Boutique

Deux années se sont écoulées entre la sortie de Diablo 3 et sa première extension Reaper of Souls. Soyons clair, c'est une petite pépite qui vient enfin d'arriver après la lassitude, l’énervement, la grogne, la tristesse, le désarroi et l'arrière goût frelaté de ce qui était, à l'époque, l'un des jeux les plus attendus de la décennie. Mais pourquoi ne pas avoir proposé ça immédiatement ?! Vous trouverez toutes ces réponses sous la jupe du démon.

Test effectué à partir d'une version PC

 
 
Durant ces quelques derniers mois, Blizzard a mis le paquet pour écouter, comprendre et surtout satisfaire ses joueurs. Après tout, c'est bien normal puisque le butin (loot) totalement aléatoire a rendu fou les joueurs les plus téméraires, parce que l'Hôtel des Ventes a rendu des portefeuilles vides et a montré aux yeux du monde qu'il fallait des euros pour réussir, et puis aussi parce qu'en deux ans... Ben on s’ennuie ! A faire et refaire puis défaire les mêmes donjons, avec les mêmes quêtes, les mêmes boss avec la même chance d'avoir un trésor digne de ce nom. Soit une chance proche du zéro absolu. Ce genre de titre, c'est un peu comme l'amour : il faut l'entretenir, préserver la flamme qui caresse de son souffle chaud l'intimité qu'il existe entre vos doigts et le clavier. Au final, l’Hôtel des Ventes a été supprimé, les loot sont devenus beaucoup plus jouissifs et réguliers, vous demandant même d'adapter vos sorts en fonction des attributs uniques des masses, casques et autres objets vaudou.. Bref, la venue de Reaper of Souls n'a fait que conclure cette nouvelle lune de miel avec un nouveau personnage nommé fièrement "le Croisé" et un nouveau mode de jeu pour faire grimper ses statistiques sans lassitude : le mode Aventure.
 

Montjoie ! Saint Denis ! Que trépasse si je faiblis !

Il était une fois, dans le merveilleux monde de Diablo, une bête féroce et cruelle qui semait la terreur et le chaos à travers les terres D'Ouestmarche. De son doux nom plein d'originalité, Diablo a été vaincue par un Néphalem... Vous ! Féticheur, Barbare, Chasseur de démon, Moine ou Sorcier, vous avez fait le café et même rajouté une pointe de caramel. Toutefois, le monstre abattu, les soucis n'étaient pas terminés. En effet, le fléau ne peut pas être terrassé car une Pierre d’Âme Noire indestructible renfermant toute la haine du Malin persiste à travers la mort. Si c'est pas beau ça ! Du coup, une vieille connaissance du défunt rapplique pour prendre sa part du gâteau et remettre un bordel pas possible sur le royaume des anges comme sur Terre. Nous pouvons remercier Malthaël, le fameux invité surprise et collecteur d'âme de profession, car sans lui, Reaper of Souls et le renouveau de la saga n'aurait pas vu le jour. Même si oui, c'est un peu gros comme pitch n'est-il pas ?

Afin de ridiculiser cet arriviste de Malthaël, vous avez le choix dans la date. Enfin le choix des armes. Soit vous reprenez vos anciens héros, soit vous démarrez à zéro afin de tester cette dinguerie de Croisé. Pour vos anciens chouchous, rien de trop neuf à l'horizon, excepté le niveau 70 qui fait office de nouveau palier maximum à atteindre, avec un nouveau sort et trois nouveaux passifs. D'ailleurs, et c'est franchement sympa, le maximum de passif s'élève désormais à quatre. Quant aux points de Parangon, maintenant qu'ils frôlent l'infini et au-delà, vous aurez toujours le temps de les faire dans une autre vie. Alors imaginons que vous souhaitez reprendre tout à zéro avec le Croisé. Vous voici au début de l'Acte V, tout nouveau, tout beau. Après tant d'attente, le casque est vissé sur la tête, les yeux grands ouverts, les doigts prêts à bondir. Allez, on se lance !
 

Vous qui entrez-ici, abandonnez toute espérance....

Les morts jonchent le sol dans ces couleurs bleues livides rappelant la mort et la souffrance. Le bleu de l'âme est bien pâle désormais. Vos pouvoirs sacrés renforcent cette idée du bien que vous êtes venu ramener en ce bas monde. Persiflage pour regagner des points de colère et provoquer les ennemis, la blancheur pure de votre courroux s'abat sur les faucheurs d'âme qui rodent dans les églises cadavériques. Vous faites apparaitre du ciel une lumière aveuglante, un véritable rayon laser béni qui transperce les squelettes et leurs boucliers. La Fureur des Cieux a parlé. Sur votre destrier ardent, vous laissez une trainée enflammée derrière vous qui consume le mal. Là, une dizaine d'assaillant se jettent sur vous. Au lieu de fuir, vous utilisez votre Couperet afin de bondir par-dessus les nuages, vous rendant invisible et invincible une petite seconde. Lorsque vous réapparaissez, un cercle se forme. Un bruit lourd se fait entendre. Il ne reste que de la poussière autour de vous.
Voilà ce qu'on peut ressentir lorsque l'on joue le Croisé. Un sentiment de puissance et de résistance, sans omettre le style bien léché qui ferait rougir le Moine. Se basant sur la force et la vitalité, il peut être un personnage de DPS (Dégâts Par Seconde, donc le gars qui fait bobo), de Tank (donc le gars qui prend les gnons), voire de Soutien/Tank-DPS (le gars qui apporte les sandwichs et qui prend/donne des claques) grâce à ses cercles de protection et ses sorts utilitaires. Doté d'un bouclier chamarré, d'une arme à une ou deux mains, il saura vous comblez dans les moments les plus intenses car oui, il va y avoir des moments très intenses.
 

C'est pour gagner de l'expérience ? Non, c'est pour faire un tennis connard

Une fois les interminables labyrinthes explorés, les cartes immenses et fournies labourées et les coriaces Boss de l'acte V rossés, il vous reste quoi finalement ? Après cinq heures à tabasser des âmes impies, à parcourir le royaume des vivants, des morts et de l'entre deux, que reste-t-il ? Une cigarette et puis au lit ? Loin de là. Si les mécaniques restent inchangées dans RoS, le plaisir regagne les joueurs grâce au mode Aventure qui se débloque après avoir fessé Matlhaël. Dans celui-ci, plus besoin de passer des heures à refaire les actes un par un dans leur totalité, pas besoin de se farcir les longueurs infinies de couloirs et multiples embranchements. Ici, c'est le paradis du gain d’expérience, de l'argent facile et de la franche rigolade. Le Quartier Rouge d'Amsterdam vidéoludique en quelque sorte. Vous allez tout simplement devoir faire cinq quêtes dans chacun des cinq actes qui compose le jeu. Une fois les quêtes remplies (tuer un boss, purifier un coffre... Cela peut parfois prendre moins de deux minutes), ce sont vos bourses qui vont l'être : Énorme point d’expérience, d'argent, de butin, d'objet de craft (pour créer d'autres objets), de topazes et autres rubis qui vont venir cajoler vos équipements pour les rendre meilleurs. Et si ce n'était pas tout, vous recevez une Cage Horadrique qui fait littéralement exploser votre inventaire avec une chance d'obtenir des objets légendaires. Que demande le peuple ? Un endroit où il faut juste tuer tous les ennemis d'une carte aléatoire comme un gros bourrin des familles ? Souhait exaucé via la Faille Nephalem.
Alors oui, tout ceci c'est bien beau, on s'amuse, on fanfaronne, mais si c'est trop facile, et bien il monter la difficulté du jeu et passer un mode Tourment. Jusqu'à six palliers pour un maximum de challenge : les monstres ont leurs points de vie démultipliés, ils cognent forts, résistent mieux mais le jeu en vaut la chandelle car vous obtenez des bonus d'expérience, d'argent, de chance d'obtenir des objets légendaires de haute voltige. Et si vous êtes encore sceptiques, sachez qu'un nouveau personnage non-jouable du nom de "La Mystique", vous permet de changer aléatoirement des statistiques sur vos objets légendaires... Alors, ça vous épate hein.
 

Article rédigé par Adyboo , le

Que dire de plus à part que Diablo 3 : Reaper of Souls est en tout point, ce qu'aurait du être Diablo dès son lancement il y a presque deux ans. Fun, corsé, avec des personnages bien différents, un système de butin plus juste et ce nouveau mode Aventure, on est enfin parti vers la joie de casser du sbire avec ses copains. Car oui, s'il vaut mieux être seul que mal accompagné, on risque tout de même de franchement tourner en rond après quelques dizaines d'heure en solo. Qu'à cela ne tienne, ça donnera l'occasion de refaire des nuits blanches avec ses anciens compagnons, ceux qui ont arrêté de jouer à l'époque. Et à juste titre.

Points positifs

  • Le Croisé
  • Le mode Aventure
  • Le système de loot ajusté
  • Le plaisir de jouer à plusieurs
  • Diablo 3 est enfin là

Points négatifs

  • Attendre deux ans pour avoir un jeu digne de ce nom
  • Jouer seul, c'est le mal

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