Test : Call of Duty : Black Ops III

Call of Duty : Black Ops III - PC

Genre : FPS annuel

Date de sortie : 06 novembre 2015

Genre
FPS annuel
Date de sortie
06 novembre 2015 - France
Développé par
Treyarch
Edité par
Activision
Disponible sur
PC, PS3, PS4, Xbox 360, Xbox One
Parfois appelé
Call of Duty, CoD, Black Ops, Black Ops 3
Modes de distribution
Boutique
PEGI
 Interdit aux moins de 18 ans

Nouvelle année, nouveau COD, nouvelle vague de trolls. Et de Kevin. Sans ces quelques ingrédients, on serait presque déçu de voir débouler un nouvel opus de la série phare d’Activision : on a clairement besoin de voir des p’tits gars de 14 ans qui s’arrachent le pad, des forumeurs qui postent des GIFs de pigeons par dizaines et nous, au milieu, qui cherchons à ne pas être trop cons. Black Ops III, cette année, continue de rameuter des foules incessantes et on s’est fait un plaisir de rentrer dans le tas pour voir la nouvelle œuvre de Treyarch. ON S’EST BIEN MARRÉ.

Test effectué à partir d'une version PS4

Non, mais réellement, on a bien rigolé. En bien, en mal, c’est une autre question ça, calme toi Dimitri. Disons que le mode solo a de quoi surprendre. Nous sommes en 2065, quelques décennies après les événements de Black Ops II. Le monde n’est pas très très relax : des super-tempêtes défoncent des paysages entiers, la pauvreté engrange des méga-cités craignos et l’économie se casse plutôt la gueule. Heureusement, dans les pays développés, la plupart des gens sont cyber-augmentés, ce qui veut notamment dire que les militaires ont des membres mécaniques, peuvent parler sous l’eau et voir à travers les murs (et certainement mater du porn ni vu ni connu grâce aux yeux digitaux, mais ça bizarrement, personne n’en parle). Et surtout, on implante désormais une sorte de logiciel au sein du cerveau qui rend les unités connectées à un méga système qui défonce, où l’on peut hacker par la pensée et pénétrer dans la tête des gens. Cela permettrait effectivement de pirater le téléphone de ta meuf pour voir si elle est inscrite sur Tinder, mais encore une fois, BO III ne propose aucune initiative de ce genre.  

C’est beau la technologie

Attaquons ce qui fâche directement. N’y allons pas par quatre chemins, ne tournons pas autour du pot, accouchons vite (remarquez ces habiles expressions qui rendent finalement tout cela contradictoire : si nous avions vraiment voulu vraiment descendre le jeu et que nous n’avions pas peur de nous faire lyncher, nous aurions effectivement soulevé le problème dès le début de ce paragraphe, sans gêne ni crainte. Mais après tout, il est vrai qu’on se marre bien jusque-là, non ? Je ferme ma gueu… ? Okay okay, pas la peine d’être impatient). La campagne solo de Black Ops III est, et c’est une première depuis un sacré bout de temps, presque bien foirée. Si elles ne transcendaient jamais dans les précédents opus mais s’avéraient toujours franchement cools (allant jusqu’à même être très, très très cools), ici, on s’arrache un peu les cheveux durant les six ou sept heures proposées. 

Heureusement, il reste quelques plans sympas.
Heureusement, il reste quelques plans sympas.

Pourtant, on ne peut nier que Treyarch ait tenté des trucs. Désormais, on dispose de points d’améliorations (gagnés en fonction de votre score en fin de niveau) que l’on pourra dépenser dans un HUB entre chaque mission, où il sera possible de créer ses propres classes d’armes personnalisables et de se cyber-augmenter. Car oui, la grosse nouveauté vient de capacités presque surnaturelles, offertes par la technologie de l’époque : on peut alors se déplacer ultra vite (comme un ninja furtif de l’espace), faire exploser les tympans de ses potes avec une méchante onde sonore (comme Jul) ou encore prendre le contrôle de drônes/tourelles/mini-chars (comme Aiden Pearce 2.0). De plus, l’histoire est jouable jusqu’à quatre joueurs en coopération (et deux en écran scindé). Que de bonnes idées donc, malheureusement desservies par une aventure qui peine à convaincre. 

« Les sept différences »

Non seulement l’histoire est franchement décevante mais la narration part dans un délire total complètement perché dans lequel il semble bien difficile de rentrer. Il faut dire que le doublage français est passablement immonde (on vous conseille vite de mettre le jeu en anglais pour les manipulateurs de la langue de Mister Bean) et en aucun cas cela n’immerge le joueur dans un contexte un tant soit peu prenant. Rajoutez à cela une direction artistique franchement fade et trop peu audacieuse ainsi que des scènes hollywoodiennes qui se comptent sur les doigts d’un T-Rex, et vous avez un bon aperçu de la campagne solo. AH NON, j’en oubliais le plus drôle : l’écran splitté. Non seulement la résolution de l’image se veut dévorée par les inutiles bandes noires sur les côtés, mais le jeu s’avère alors complètement bugué.

Des robots tueurs ? Ce n'est pas un problème Pamela, écarte toi.
Des robots tueurs ? Ce n'est pas un problème Pamela, écarte toi.

Premier point mal foutu : toutes les cinématiques sont en double (l’intérêt, sérieusement ?), ce qui donne simplement le tournis quand on essaie de se concentrer sur une scène de l’histoire. Deuxième point : ces mêmes cinématiques sont gérées en temps réel, et donnent alors lieu à des problèmes d’affichage qui diffèrent d’un écran à l’autre. Du style : dans mon écran de « Joueur 1 », j’ai des effets de particule, des chaises et de la fumée, dans l’écran du « Joueur 2 », aucun de ces éléments n’apparaît. Juste, WTF. Il en est de même en plein jeu, où l’on se surprend alors à s’apercevoir que son camarade ne voit pas les murs pour se mettre à couvert, ou bien encore le feu sur certaines zones de la map (mais les éléments sont bien actifs, imaginez le bordel). On passera également sur les nooombreuses corruptions de sauvegarde qui vous font recommencer au premier level inexplicablement ou alors les checkpoints qui vous ramènent au beau milieu d’une scène avec des ennemis figés et un beau soleil éclatant (alors qu’il est censé faire sombre dans la pièce) avant de vous planter votre niveau. Plus simplement, la campagne aurait pu être passable si elle avait été finie d’être développée. Malgré tout, jouer à plusieurs reste (un peu) agréable et le jeu offre réellement quelques bonnes idées, mais là… Il y a des limites.

Courir sur les murs pour mieux buter, c’est une idée sympa

C’est vrai que l’on a été méchant et passablement long sur ce point, mais il semblait nécessaire de s’y attarder sérieusement vu les crises de nerfs que l’on s’est tapé. Heureusement, tout n’est pas à jeter dans ce COD, bien au contraire, et il propose même un contenu gargantuesque (comme à son habitude) qui sera savamment rallongé avec ses DLCs (comme à son habitude). On peut d’ores et déjà s’attarder sur le mode multijoueur, toujours blindé de gamers assidus, et qui s’avère réellement sympa grâce à un gameplay qui s’inscrit dans la continuité d’Advanced Warfare. Moins pêchu que ce dernier mais offrant des possibilités intéressantes (double saut, course sur les murs, glissade et une jauge d’énergie), on apprécie le level design des maps, bien pensé, et qui exploite intelligemment les capacités de parkour. Quelques modes sympathiques viennent faire leur apparition (comme l’escorte d’un robot dans un point précis, ou bien attaquer l’escorte de l’équipe adverse) et d’autres font leur retour (comme le très sympatoche Jeu d’Armes). De plus, l'ajout des spécialistes, des sortes de classes de personnages offrant chacun une particularité, rajoute un peu de valeur ajoutée. Pas grand-chose à redire sur le multi, si ce n’est la direction artistique des décors, plutôt bofs, mais nous ne sommes pas à ça près. En plus, Black Ops III propose également des séances de parkour en solo basées sur le scoring qui, sans casser trois pattes à un cyber-canard, ont le mérite de distraire.
Concernant le mode Zombies, il existe en plus de la version traditionnelle de Treyarch le mode Cauchemar, disponible une fois la campagne terminée. Celui-ci nous place dans plusieurs niveaux du solo où les ennemis sont tout simplement… des mort-vivants. Bien plus arcade, on ramasse les armes et bonus au sol pour en découdre avec les sales bestioles tandis qu’une voix-off nous compte un petit scénario, histoire de. Si l’initiative est louable et plutôt sympa, on regrette que plus d’efforts n’aient pas été faits : les cinématiques sont les mêmes, on se tape les mêmes phases inter-combats où il ne se passe rien et puis, bon, c’est vraiment LA MÊME CHOSE, avec des zombies, point barre. Toujours cool mais loin d’être badass. Le vrai mode Zombies en revanche, lui, s’avère doté d’un « fatance » assez prononcée. Prenant place sur la map « Shadows of Evil » dans une ville américaine des années 40, on apprécie tout particulièrement le soin apporté à l’ambiance : jazz de film noir d’antan, décors art-déco, revolver comme arme du début… Non, vraiment, les premières parties sont jouissives. La map s’avère grande, regorge des dizaines de trucs à déverrouiller tous plus chiadés les uns que les autres, de secrets, d’armes à personnaliser, d’atouts à débloquer : il y a de quoi faire pendant des heures et des heures. Au final, la carte est moins grande et moins variée que celle de Black Ops II, mais le potentiel y est très bien exploité (malgré une difficulté quand-même un peu abusée, réellement). ‘Y reste quand-même de quoi faire.

Article rédigé par Naxi , le

Cette année, Call of Duty ne s’avère pas aussi satisfaisant que les fois précédentes. Un bon titre, ultra complet et fun à prendre en mains assurément, mais qui manque d’audace et d’un peu de rigueur pour captiver sur toutes ses facettes. Il n’en reste pas moins un titre sympathique, apportant des idées intéressantes et une dose online de Kevin honorable.

Points positifs

  • Le mode Zombies, toujours sympa et doté d'une super ambiance
  • Des possibilités de parkour intéressantes
  • Les aptitudes technologiques cools
  • Une durée de vie gigantesque, comme d'hab
  • De la coop un peu partout

Points négatifs

  • Une campagne plus buguée que ça en coop, tu meurs sur place
  • Puis d'ailleurs la campagne est pas top top tout court
  • Le mode Cauchemar, un peu fainéant quand-même
  • Une direction artistique qui manque de punch

A propos de l'auteur

Naxi

Naxi

22 ans | Chasseur de cool

Guinness, Bacardi et 9mm : âgé de 20 ans, Naxi est le testeur le plus jeune de l'équipe. Embauché dès l'âge de quinze piges dans la rédaction, il se débrouille pour écrire sur sa passion entre deux soirées alcoolisées où se mêlent Tekken buveur, basses acidulées et lancers de nains roux. Une vie étudiante ponctuée par son addiction à Devil May Cry et son goût des bonnes femmes qu'il tente désespérément d'approcher par sa "voix d'acteur porno". Drôle d'énergumène.

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