Test : Far Cry

Far Cry - PC

Genre : FPS tropical

Date de sortie : Mars 2004

Genre
FPS tropical
Date de sortie
Mars 2004 - France
Développé par
Crytek Studios
Edité par
Ubisoft
Disponible sur
PC, PSP
Site officiel
Site officiel

Far Cry, c'est avant tout une bête démo technologique présentée lors de l'E3 2002. Far Cry, c'est ensuite devenu un chtit FPS d'Ubi Soft, qui devait se contenter d'afficher un rendu impeccable et une physique évoluée, pour s'en mettre plein les poches. Mais Ubi Soft, depuis quelques mois déjà, a arrêté de faire les choses à moitié. Alors forcément, Far Cry est devenu un projet ambitieux, toujours fondé sur un graphisme d'enfer, mais qui a su par la suite évoluer pour faire tout simplement avancer le monde des FPS d'un petit pas.

 
 
Le Jack Carver que vous êtes bosse depuis quelques années dans une petite location de bateaux. Sympa, bonne ambiance, la radio allumée, les tongs au bout des pieds, la chemise hawaïenne. Une vie pas terriblement trépidante, mais Jack est un gars de la nature, qui aime les choses simples. Un jour cependant, Jack part faire visiter une île éloignée, réputée ni pour ses couchers de soleil, ni pour sa faune. Et contre toute-attente, alors que le joueur s'attendait à un petit Sims-like tranquille, voila que Jack se fait assommer, cagoulé, et emmener au tréfonds d'un bunker abandonné lors de son arrivée sur l'île. Voila, malgré le cadre paradisiaque, la vie de Jack va soudainement se transformer en huis-clos cauchemardesque, au beau milieu d'une faune hostile et d'une flore accueillante...
 

Je vais bien, tout va bien...

A son réveil, Jack va rapidement prendre son destin en main. Il a un physique de bodybuildé, autant l'exploiter. Après avoir dégotté une arme, il va tenter de se sortir de cette situation délicate. Après avoir pris le contrôle du bougre, vous sortez rapidement d'un bunker vieux et mal repassé, et découvrez là un spectacle enjôleur. Du haut de l'île, vous admirez la forêt tropicale, les palmiers vibrant au gré du vent, la mer, ses vagues et son écume. Vous vous doutez bien que cela cache bien quelques chose, et vous allez tout faire pour découvrir les dessous de l'affaire...
 

Un rendu époustouflant

C'est bien la première chose qui vient à l'esprit lorsque l'on découvre le potentiel graphique de Far Cry. "Shit, what the fuck..." furent mes premiers mots. Décidément, je suis bel et bien bilingue. Car Far Cry est beau. Déjà, son moteur graphique fut initialement développé comme benchmark pour carte 3D dernière génération, ce qui lui donne un point d'avance à ce niveau. En plus, les situations présentées par le jeu ne font qu'exploiter au maximum le potentiel du moteur. Couchers de soleil, plages de sable fin, montagnes de verdure, grands espaces vert vierge de toute population civilisée. L'aspect "carte postale de voyage" est très bien rendu, et certaines situations nous font regretter l'absence d'un album photo dans l'interface. Qu'à cela ne tienne, vu comment les couchers de soleil sublimes imprègnent la pupille, pas de doute que l'on gardera quelques souvenirs du titre. La nature est très bien représentée, avec les bourrasques de vent, l'écume qui s'écrase sur le sable chaud, et les nuages qui bougent en direct devant un soleil toujours radieux. Si le STR Tropico avait été réalisé avec ce moteur, certes la jouabilité aurait été plus hasardeuse, mais pas de doute que le titre aurait rencontré un plus gros succès...
 

Un gameplay simple, mais parfaitement exploité

Far Cry ne pousse pas le vice du gameplay très loin. Chasseur chassé dans la savane, vous aurez à votre disposition quelques armes bien pensées, qui ne révolutionnent pas pour autant le panel moyen du gign de base. Shotgun, minigun, pistolet, roquettes, grenades, sniper, rien ne manque, mais rien ne surprend non plus. Les grands espaces verts laissent pourtant une liberté d'action bien plus large. Vous aurez ainsi tout à loisir de choisir votre meilleure technique d'approche, à la vue d'un petit groupe ennemi : se la jouer furtif, bourrin, essayer de scinder le groupe, les piéger, éloigner un membre pour l'embrocher dans un coin, les snipers de loin, etc. On se sent tout de suite bien plus libre de ses actions, même si finalement la liberté n'est qu'apparente. Généralement, ce genre d'occasions se termine en boucherie. Il est relativement difficile de passer à coté d'un groupe sans se faire voir, de réussir à subtiliser la clé d'un garde, ou d'assommer dans le dos un garde égaré. Far Cry rappelle à ce niveau énormément Halo, avec ces espaces verts. Bien que tout cela reste cloîtré par des éléments naturels (rocher, lacs, etc.), la diversité des armes, des véhicules, et la taille des maps, permettent tout de même de refaire une même mission en suivant deux chemins bien différents. Car oui, Far Cry a aussi des véhicules. Bateaux, jeep et compagnie, vous en aurez pour votre argent. Ca fatigue moins les semelles, et ça écrase mieux les méchants.
 

On pousse le vice un peu plus loin...

Contrairement à tous les FPS arrivés jusqu'à la, Far Cry réussit l'exploit de combiner intérieur et extérieur. Halo ou Battlefield arrivaient à représenter des extérieurs de qualité, tout en se vautrant profondément dès qu'il fallait passer une porte et entrer dans un bunker. Inversement, Chrome et Cie arrivaient avec grand peine à modéliser un arbre convenable. Far Cry arrive enfin à manier les 2 entités avec brio. Un peu comme Unreal Tournament 2004, lorsqu'il s'en donne la peine. Ici, le joueur peut se balader dans la savane exotique, trouver une porte blindée, la déverrouiller, et se retrouver à parcourir une série de tunnels, de couloirs, de salles, remplies de bordel comme on les aime, avec gestion des ombres, de l'éclairage dynamique, et du bump-mapping sur les murs et autres surfaces. Enfin! L'IA a bien évidemment quelque mal à s'adapter à la situation, et le plus souvent vous verrez l'ennemi se jeter sur vous dans les sous-sols de l'île. Lorsque l'on se balade avec un fusil à pompe sur l'épaule dans des couloirs de moins de deux mètres de large, la durée de vie des ennemis est subitement réduite à néant. Mais l'IA est tellement agréable en extérieur, avec des ennemis qui apprennent à se regrouper, à encercler, à éviter le face-à-face, qu'on ne va pas critiquer. Bien sûr, il reste de nombreuses séquelles à vérifier, comme ces ennemis qui oublient parfois de se mettre à couvert ou ceux qui aiment à s'égarer tout seul en entendant des bruits étranges dans des fourrés, mais qu'importe.
Dernier point sur lequel on peut revenir avec plaisir : la physique. Le moteur créé par Crytech (les développeurs) tient plutôt bien la route, et se révèle presque aussi performant que le moteur Havok (Half Life 2, Max Payne 2). Certaines situations sont d'ailleurs très bien pensées pour exploiter avec plaisir ce petit bout de technologie.
 

Article rédigé par Rick28 , le

Avec un mode solo très bien pensé (malgré un scénario un peu bancal), des situations diversifiées, un gameplay très bien dosé, et un moteur graphique au top de la technique, Far Cry semble bien s'imposer comme le FPS incontestable du moment. S'il ne révolutionne aucunement le genre, le titre de Crytech a le mérite de ne faire aucune erreur, et cela se ressent. Le multi, quant à lui, semble vouloir suivre la même voie : pas de modes révolutionnaires, mais un mode assault qui pourrait bien pousser un grand nombre de joueurs à s'y essayer.

Points positifs

  • Moteur graphique d'exception
  • Moteur physique impec'
  • Grands exterieurs délirants
  • Mélange action extérieure/intérieure
  • Une immersion bien sentie
  • Des armes, des véhicules, des ennemis... yahoo!
  • Une IA plutôt réussie
  • Un multi simple mais efficace

Points négatifs

  • Pas de révolution à l'horizon
  • Grosse bécane nécéssaire
  • Multi basique

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