Test : A.I.M : Artificial Intelligence Machines

A.I.M : Artificial Intelligence Machines - PC

Genre : Action/RPG

Date de sortie : Avril 2004

Genre
Action/RPG
Date de sortie
Avril 2004 - France
Disponible sur
PC
Parfois appelé
AIM

AIM se plaît à copier allègrement des standards tels que Battlezone 2 et I-War 2 : Edge of Chaos pour s'essayer dans le domaine bien âpre de la très grande liberté d'action. Si par certains points, AIM arrive à améliorer le concept, le rendant attachant et surtout plus facile d'accès, l'inexpérience des développeurs se fera néanmoins sentir quant à la qualité scénaristique et charimsatique du titre. C'est bon, je m'explique...

 
 
AIM vous lâche dans un monde futuriste. Aujourd'hui, bien longtemps après que les humains aient fabriqué les premières machines, et aient disparu, le monde s'est développé pour ressembler à une énorme toile d'araignée s'étendant sur d'énormes étendues. Vous, vous êtes un mécanoide du niveau 4, capable de réussir les missions les plus ardues que les colonies aient à proposer. Vous êtes en effet capable d'improviser, de vous adapter, contrairement à la très grande majorité des autres mécanoides circulant sur la planète. Autant le dire de suite, le principe de A.I.M : Artificial Intelligence Machines sera simple : se rendre aux bases principales et secondaires de chaque monde, accepter différentes missions, puis se démerder pour atteindre en bon état les lieux indiqués pour remplir tel objectif. Les cartes sont grandes, les mondes plutôt diversifiés (Les Roches, la Toundra...), et les situations très nombreuses, même si somme toute très classiques (amener du matos pour aider une base, apporter des infos à un batiment, aller se renseigner sur une zone à anomalies, etc...). Généralement, il suffit de se rendre sur les lieux, et l'objectif est directement rempli. Il suffit alors de revenir à la base pour recevoir la récompense annoncée.
 

Un chtit aspect Battlezone...

Pour vous dépacer de zone en zone, et en tant que mécanoide modèle, vous vous déplacerez dans un vaisseau. Tous les véhicules présents flottent à quelques centimètres du sol, à la manière d'hovercrafts. Néanmoins, la maniablitié reste dans l'ensemble plutôt aisée. Sur les routes reliant tous les lieux importants du monde, vous croiserez de nombreux cargos chargés d'amener marchandises et autres métaux, ainsi que de nombreux vaisseaux pilleurs. Ces derniers se baladent comme si de rien n'était sur les routes commerciales, n'hésitant pas pourtant à tirer sur les vaisseaux cargos s'approchant. Heureusement, les différents batiments sont généralement bien protégés en tourelles, et il est strictement interdit de tirer dans ces zones sécurisées, sous peine de se faire allumer le train d'aterissage par un sulfateuse à plasma.
 

Mais surtout une belle copie de I-War 2...

I-War 2, pour les connaisseurs, reste un titre de référence pour qui veut s'essayer à ce qui rapproche le plus du mythe Elite d'il y a 15 ans. Ce titre spatial, dans lequel vous dirigiez une troupe de pirates au travers de nombreuses galaxies, mélait commerce, dimplomatie, combat, et customisation de l'appareil. Dans A.I.M : Artificial Intelligence Machines, les mêmes ingrédients sont repris. Le scénario ne va pas bien loin, et vous apprenez vite que pour passer dans le 2ème monde, vous devez atteindre un certain niveau d'XP. L'XP n'est gagnable que par 3 façons : réussir de nombreuses quêtes, ramener des mécanoides à la base (après les avoir tués, ou tout simplement rammasé leur cadavre oublié), ou avoir rempli des quêtes annexes. En élevant votre niveau, vous vous ouvrirez de même la porte des clans. Vous voulez vous lancer dans le monde passionnant du commerce? Engagez vous dans le camp des Transes, c'est le premier accessible!! Mais bon, le commerce se limite généralement à prendre des marchandises d'une base pour l'apporter, 15km plus loin, à une autre base. Certaines missions sont bien payées certes, lorsque les voies employées ne sont pas sûres, mais le boulot est loin d'être passionnant. Plus tard, vous pourrez rejoindre le monde des envahisseurs, à condition d'acheter un vaisseau mieux armé, et remplirez de nombreuses missions de pillage. Tout cela rapelle bien vite I-War 2, même si moins développé. Les missions sont nombreuses, et possèdent parfois une bonne page d'explication (en français) permettant de se plonger plus aisément dans l'univers, mais les objectifs restent super similaires, pas palpitants pour un sou. On est loin des voies ouvertes par I-War 2, dans lequel on pouvait se coller à des détritus spatiaux pour passer inapercu aux yeux des flics du coin, puis prendre le contrôle, grâce à une nanotechnologie pirate, d'un camion benne du coin, et ainsi aller ramener sous le nez des gardes, le container contenant les plans de divers technologies secrètes que l'on convoitait...
 

Ca reste simpliste

Ainsi les missions restent classiques, tout comme l'aspect commercial. On a vite fait de trouver les bases rachetant le matos le plus cher. Les combats sont basiques, et à moins de se développer à fond dans cette voie, ils consistent généralement à se déplacer latéralement autour de son ennemi, en le mitraillant de notre maigre arsenal. Pendant toute la première partie du jeu, d'ailleurs, il vaudra mieux s'enfuir tout simplement, jusqu'à une zone sécurisée, pour ne pas avoir affaire à mieux armé que soi.
Enfin, la customisation est loin d'être super développée elle aussi : notre vaisseau est dès le début plutôt bien réglé. Les améliorations sont en faibles quantité, et il faudra attendre de pouvoir se permettre d'acheter un véhicule plus puissant pour développer son armement, ou son blindage. Reste que les magasins ne sont pas blindés de nouveautés révolutionnaires, et la concurrence ne se fait pas très rude : un type de blindage, un type d'armement, etc. Bof, pas top...
 

Des mondes sympathiques, mais à la végétation bien creuse

Les différents mondes A.I.M : Artificial Intelligence Machines sont graphiquement assez décevant. Les textures sont en qualité moyenne, notamment au niveau des batiments où les différences avec Far Cry sont très frappantes. Reste des mondes très très vastes, qui mettent plusieurs longues minutes à être parcourus en longueur (sans loading), et qui se permettent quelques timides exentricités (canyons, lacs, etc.). De plus, après la déception du monde des roches, les autres univers semblent plus réjouissants. La Toundra présente ainsi de belles plaines verdoyantes, pleines de papillons et de beaux plateaux. Reste des décors un peu vides, où les nombreuses élévations de terrain n'arrivent que difficilement à cacher le manque d'objet. Quelques herbes par là, des cailloux, et basta.

Article rédigé par Rick28 , le

AIM est un jeu marrant, notamment parce qu'il arrive à simplifier le concept du mélange "combat/commerce/rpg" au maximum. Plus de prise de tête à ce niveau donc, mais le titre s'en trouve bien vide. L'aspect RPG est carrément trop simplifié (on n'a plus rien a gérer, les améliorations de vaisseaux ne sont pas légions), et surtout le scénar' n'arrive pas à nous garder bien longtemps devant l'écran. A l'instar d'un certain Outcast, AIM aurait du mélanger scénar central, et nombreuses quêtes annexes. Malgré une volonté de progresser dans ce sens au début du jeu, AIM n'est finalement qu'une série de quêtes annexes toutes plus classiques les unes que les autres.

Points positifs

  • Des mondes sans loading
  • La liberté de mouvement
  • Prise en main immédiate

Points négatifs

  • Trop simple
  • Pas de vrai scénar
  • Des combats mous
  • Commerce simpliste

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