Test : The Suffering : les liens qui nous unissent

The Suffering : les liens qui nous unissent - PC

Genre : Horreur / Action

Date de sortie : Fin 2005

Genre
Horreur / Action
Date de sortie
Fin 2005 - France
Développé par
Midway Games
Edité par
Midway Games
Disponible sur
PC, PS2, Xbox
Parfois appelé
The Suffering : Tie That Bind, The Suffering : Ties that Bind

Nouveau volet, nouveau nom, mais une ambiance inchangée. The Suffering : Les Liens qui Nous Unissent nous offre un petit jeu bien gore, rempli d’hémoglobines mais finalement pas si palpitant que ça.

 
 
Si vous n’avez pas touché au premier volet de The Suffering, vous risquez de ne pas tout suivre dès le départ. En effet, l’introduction au jeu est nettement plus avantageuse pour les fans de la série plutôt que les néophytes. Mais si on s’accroche bien au scénario, on finit par comprendre et prendre plaisir à chercher la vérité sur ce héros malgré lui. L’histoire reprend là où le premier volet s’est arrêté. C’est une suite au sens pur. Jacked, le héros, cherchera à connaître toute la vérité sur ce qui est arrivé à sa femme et ses enfants, et qu’est-ce que ce Blackmore a à voir dans cette histoire. Des flash-back viendront vous hanter tout au long du jeu, pour que vous ne soyez pas perdu et que vous arriviez à suivre.
 

J’ai faim !

Tout commence dans une prison. Vous êtes tranquillement en train de papoter avec un autre prisonnier quand tout à coup, c’est la panique dans les cellules. La police a du mal à gérer la situation et se retrouve rapidement débordée. Vous en profitez pour vous échapper de cet endroit qui sent l’enfer. Cette mission de prison vous sert essentiellement de prise en main et de tutorial. Vous y apprendrez la trame du scénario, les caractéristiques de Jacked, votre personnage, et les différentes techniques qui vont vous servir à buter toutes les bestioles qui rôdent dans la ville. Bienvenue à Racoon City… Heu non, ça n’a rien à voir !
 

Du sang jusqu’aux aisselles !

Même si le jeu ne se déroule pas à Racoon City, il ressemble étrangement à un Resident Evil-like. Les bâtiments en ruine, les rues vides, les magasins nus comme des vers, on a bien là quelques bons clichés de Resident Evil. Mais au niveau de la jouabilité, c’est toute une autre histoire. La prise en main est facile pour ne pas dire immédiate. Vous avez le choix entre la vue subjective et la vue à la troisième personne. Ceci peut s’avérer très pratique dans les moments un peu difficiles lorsqu’on est coincé et que notre vue est bloquée par les nombreux ennemis qui nous entourent. Là, rien de mieux qu’un switch à la troisième personne et tout va bien. On y voit plus clair et on cherche un chemin pour prendre ses ennemis de revers. De plus Jacked pourra – à l’instar du premier volet – se transformer en un monstre belliqueux qui déchiquettera tout sur place pendant un laps de temps. Pour ce faire, vous n’avez qu’à zigouiller quelques ennemis pour remplir une jauge qui, une fois pleine, vous donnera l’occasion de vous métamorphoser. Miam.
 

Loin d’être beau…

Ce qui cloche avec ce volet de The Suffering, c’est que graphiquement, il a été bâclé. Les développeurs ne se sont pas énormément fatigués puisqu’ils ont gardé le même moteur graphique que le précédent opus, et on a plutôt l’impression de jouer à un add-on du premier volet plutôt qu’un jeu à part entière. Midway cherche donc à gagner des sous à tout prix. La jouabilité n’est pas mauvaise mais elle garde les mêmes traits que son prédécesseur et n’apporte pas grand-chose de nouveau. C’est un peu dommage, car vu le temps qui s’est écoulé entre les deux volets, les développeurs auraient pu faire de petits efforts pour satisfaire ne serait-ce que les fans.
 

C’est pour qui les restes ?

Le jeu est malheureusement assez répétitif et on a du mal à s’accrocher au scénario qui est surtout destiné aux fans de la série et que les nouveaux venus ne pourront pas apprécier dès le départ. Ce qui a pour conséquence un jeu bourrin axé action et boucherie. Vous aurez un tas d’ennemis à tuer, par dizaines et qui débarquent de nulle part. Vous avez beaucoup d’armes en votre possession pour venir à bout, des armes lourdes et bourrines comme le lance-grenade ou le M60. A vous d’apprécier, ou pas. Dernier petit hic, c’est les cut-scenes. Il y a parfois des endroits où on se sentira bloqué parce qu’on n’a pas d’issue. En fait, il suffit d’attendre un petit peu pour que le jeu se débloque. La plupart du temps ce sont des paroles de Blackmore ou de votre femme qu’il va falloir écouter pour qu’une porte s’ouvre par exemple. Du coup, on se retrouve avec un jeu beaucoup haché. Le plaisir se fait rare. Dommage.
 

Article rédigé par NKB , le

The Suffering : Les Liens Qui Nous Unissent est un jeu réservé aux fans de la série et du genre. Le scénario a dores et déjà été abordé au premier volet, donc si vous cherchez à comprendre de quoi il en découle, il va falloir vous procurer aussi le premier volet de The Suffering, à moins que vous l’ayez déjà. L’absence de mise à jour au niveau du moteur graphique et des graphismes en général nous donne une impression d’un jeu qui commence à dater et c’est fort dommage. On voit clairement que Midway a cherché à arrondir ses fins de mois.

Points positifs

  • Défoulant
  • Le mode Enragé

Points négatifs

  • Répétitif
  • Jeu haché
  • Graphismes bâclés

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