Test : Les Chevaliers de Baphomet 4 : Les Gardiens du Temple de Salomon

Les Chevaliers de Baphomet 4 : Les Gardiens du Temple de Salomon - PC

Genre : Aventure

Date de sortie : 15 septembre 2006

Genre
Aventure
Date de sortie
15 septembre 2006 - France
Développé par
Revolution Software
Edité par
THQ
Disponible sur
PC
Parfois appelé
Broken Sword 4 : Death Angel, Broken Sword 4 : The Angel of Death
Site officiel
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Pour la quatrième fois de notre vie de gamers terne, Revolution Software nous offre un opus des aventures de Georges Stobbart, avec les Chevaliers de Baphomet 4 : Les Gardiens du Temple de Salomon, dernier épisode en date de la série mythique de point & click.

 
 
Une intro bien classique pour un jeu « classique ». Une saga connue de tous, un des maîtres du point & click de la bonne époque, et un héros charismatique avec un accent de merde. Les Chevaliers de Baphomet (ou Broken Sword dans la langue de K-Maro), c’est toujours ces traductions françaises du titre, qui nous feront rire comme des baleines. Broken Sword : the Angel of Death devient donc Chevaliers de Baphomet 4 : Les Gardiens du Temple de Salomon. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il faut toujours une référence aux templiers et blabla, excuse en bois. Revoilà donc Georges Stobbart (« deux B deux T », c’est lui-même qui le dit) et ses frasques héroïques dans une histoire digne du Da Vinci Code.
 

Les Gardiens du Temple du Dragon Endormi de l’Epée Cassée des Toltèques

Comme dans chaque épisode depuis 1996, Georges Stobbart est un brave type qui n’a rien demandé à personne et qui, comme par hasard, se retrouve enrôlé dans une affaire bizarre à base de néo-templiers et de manuscrits maudits. En 2006, Georges à vieillit, il s’est assagi même si il n’a toujours pas réussit à perdre son accent. Nico a encore été perdue de vue, elle a refait sa vie avec un type, et Georges travaille dans son bureau de cautionnement. Mais la belle Ana-Maria débarque dans sa vie et lui fait reprendre du service. Au programme : découvrir un parchemin sacré ancien avec des écritures gothiques et des petits dragons dessinés, un peu comme dans le 3e épisode. Sinon, vous allez également devoir sauver des vies et déjouer un complot mondial avec un lourd secret, comme dans les deux premiers opus. La première mission se déroule tout de suite après une cinématique très réussie et assez courte, vous montrant rapidement un sacrifice humain et la nouvelle vie de Georges. Hollywoodien, toujours aussi bien prenant, et avec des musiques d’ambiance qui n’ont pas bougées depuis les premiers opus, on prend la température du jeu dès les premières secondes. Seul bémol : ces musiques sont toujours beaucoup plus fortes que les voix des personnages, du coup on galère à comprendre ce que racontent les protagonistes. Mais ce problème date déjà de 1996.
 

« Je suis innocent, je suis américain »

Toujours au niveau de l’ambiance sonore, elle continue à être le point fort de ce jeu. Outre les musiques d’ambiances, les voix françaises sont toujours aussi exemplaires. La voix de Stobbart est assuré par Emmanuel Curtil (Jim Carrey, Matthew Perry etc.) et les voix des personnages secondaires sont teintées de réalisme et de professionnalisme. Ajoutons à cela l’humour toujours très présent chez notre héros, ainsi que ses phrases de charmeur, et le tour est joué. Un exemple : lorsque la belle réceptionniste de l’hôtel (séquestrée puis délivrée par Georges) lui demande de toucher sa bosse, il répond « Non, sinon c’est la mienne qui va grossir ». Toujours le mot qu’il faut, ce ricain. Problème pénible par contre : impossibilité de passer les dialogues. Assez relou lorsqu’on sait que le jeu à du mal à gérer un alt+tab et plante donc sans qu’on ai eu le temps de sauvegarder avant les dialogues. Pour continuer dans les trucs assez embêtants : le contrôle du héros. La maniabilité est tout simplement à chier. Les développeurs ont bien essayés de renouer avec Broken Sword 2 (dans le ton et dans l’intrigue) mais le contrôle se fait au clavier ou bien avec des clics de souris dans le décor. Si la deuxième option est contraignante mais assez rapide à prendre en main, la première est inefficace. On se retrouve avec une maniabilité proche de Monkey Island 4, lorsqu’ils sont passé à de la 3D complète. Grosse erreur et grosse déception pour un jeu résolument point & click où la maniabilité devrait être au top. Heureusement, cela n’empêche pas les actions du type : escalade, straffer contre un mur ou sauter par au-dessus d’un trou. Actions que Stobbart devra à nouveau exécuter dans sa progression, mais en moindre mesure que dans l’opus précédent. Cette fois, les énigmes tordues sont à nouveau au rendez-vous.
 

Une ambiance Boucliers de Quetzacoatl

Broken Sword 4 est un léger mélange entre l’histoire, l’ambiance et la simplicité du deuxième épisode, avec les erreurs et la maniabilité du troisième. On se retrouve donc avec un jeu qui tente de renouer avec le meilleur épisode de la série, mais qui n’y arrive qu’à moitié. Les niveaux d’action pure à la Indiana Jones ont été réduits, et on retrouve donc de l’énigme tordue et des phases de réflexions et de puzzle. Georges devra discuter avec tout le monde, et même plusieurs fois, afin de découvrir de minutieux indices qui permettront sa progression. Il a également à sa disposition un PDA qui lui permettra de récupérer ses mails, de relire ses conversations mais également d’accéder à internet et de pirater des données un peu plus tard dans le jeu. La barre d’inventaire est toujours située en haut, elle est discrète et n’apparaît qu’au passage de la souris, à la manière d’un deck de Mac OS. Cet inventaire sera rarement rempli de plus d’une dizaine d’objet (je me rappelle encore des 30ne d’items dans Broken Sword premier du nom) et vous aurez quelques fois à les assembler pour comprendre leurs utilités. Classique, efficace. Mais complexe. Encore une fois, les plus jeunes seront vite largués et les fans de la série commenceront à comprendre l’esprit tordu des énigmes. Autre particularité de l’inventaire : lors du jeu à deux (comme la première partie du jeu avec Ana-Maria), vous pouvez sélectionner le visage de votre acolyte dans l’inventaire afin de l’associer à une action ou un objet. Bien pratique pour tirer une grille de ventilation à deux par exemple.
 

Quelques détails techniques pour finir

Pour le côté technique, rien à redire au niveau graphique : Georges est amélioré, les animations sont très correctes et les décors toujours aussi beaux. Le jeu utilise un moteur full 3D déjà utilisé pour l’opus précédent, mais amélioré lui aussi. Les angles de caméras et la gestion de celles-ci font penser aux caméras de Resident Evil. Stratégiquement placées et gênants rarement les actions. La difficulté, quant à elle, a été légèrement augmentée (à cause des énigmes principalement, et de la suppression des phases dites de « poussage de caisses » qu’on pouvait voir dans le 3e épisode) et nous donne donc une durée de vie d’environ 15 à 20 heures selon votre affinité avec la série. Au final, on regrettera le manque de Nico dans le jeu. On ne la voit et contrôle pas assez par rapport à cette russkof d’Ana-Maria dont on aurait bien pu se passer. Mais quand Georges tombe amoureux hein...
 

Article rédigé par Jivé , le

Charles Cecil nous offre à nouveau un bon rendez-vous, avec un opus mitigé. Le retour aux sources se fait bien sentir, le héros est toujours aussi charismatique et attachant, les énigmes sont de retour, encore plus poussées qu’avant et l’histoire est toujours aussi prenante. Malheureusement, les défauts dans la maniabilité empêchent les fans de la série de se rappeler vraiment du second opus. Quant à ceux qui découvrent Georges Stobbart, c’est tout bénéfices.

Points positifs

  • Ambiance au top
  • VF parfaite
  • Un héros charismatique et marrant
  • Retour aux sources

Points négatifs

  • PDA bordélique
  • Maniabilité à chier
  • La 3D c'est presque tout benef
  • Sur ma config, un bug sonore qui m'oblige à supprimer la musique et les ambiances

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