Test : Doom

Doom - PC

Genre : FPS

Date de sortie : 10 décembre 1993

Doom. Un nom puissant, élogieux et terriblement porteur d’espoirs pour l’industrie vidéoludique. Sorti en 1993, le premier épisode en a marqué plus d’un, et pour cause : il s’agit là d’un des piliers fondateurs du FPS et du jeu vidéo tout court. À tel point que l’on attribue souvent à moult titres la qualification de Doom-like… Faut quand même en avoir dans le calbute pour s’imposer autant en seulement trois opus : Doom premier du nom est-il réellement la tuerie des années 90, la légende que l’on raconte à son gosse avant de dormir, la playmate aux lourds arguments mammaires sur laquelle on se paluche doucement avant d’aller au pieu ?

Test effectué à partir d'une version PC

 
 
Quand on lance Doom, on a littéralement l’impression d’avoir traversé une faille temporelle tout droit sortie de BioShock : Infinite. Menu scintillant, onomatopées rugissantes à chaque clic, on se lance dans une nouvelle partie avec plaisir. Le choix des modes de difficulté fait déjà sourire : Doom fait preuve d’un humour noir assez succinct mais bel et bien présent. L’histoire, il n’y en a pas vraiment. Pas de pitch d’entrée, même pas un texte ou un propos : un peu comme si les développeurs vous disaient : « T’es là pour jouer, non ? Alors joue. Direct. Nous, on prépare un background pour Doom II en attendant (peut-être). »
 

Hurt Me, Plenty !

Pourtant, des bribes d’histoire, il y en a bien. Si cela peut effectivement se résumer à « SHOOT THE MARTIANS !!§§ ! », on a droit à chaque fin de chapitre à un petit récapitulatif humoristique des événements. En gros, vous êtes un soldat bien badass qui évolue sur une planète Mars envahie par les forces de l’Enfer. Un joli prétexte pour le vrai concept du jeu : traverser des couloirs de malades mentaux tout en dézinguant le moindre pixel mouvant dans l’espace. Car, que l’on soit bien clair, l’intérêt de jouer à Doom, hormis pour le trip nostalgique, c’est de (re)découvrir une merveille d’architecture qui a servi de modèle à tous les softs d’aujourd’hui. Oui, Kevin, si Call of Duty est tel de nos jours, c’est grâce à Doom, alors joues-y et vite.
 
 
Le principe repose sur une idée : il faut terminer le niveau en atteignant la porte de sortie. Pour ce faire, il faut évoluer dans le level… plus facile à dire qu’à faire. Les sections sont des labyrinthes impressionnants, nécessitant par exemple de récupérer la clé rouge pour la porte rouge, pour ensuite trouver la clé bleue pour la porte bleue qui donnera accès à la porte jaune, dont la clé se trouve dans un local caché uniquement accessible via un téléporteur caché dont la destination change selon l’inclinaison du personnage et qui… RAAAH, vite, un doliprane. En gros, c’est chaud des fesses, mais c’est méga bon. On se perd constamment, mais c’est méga bon. On pète souvent des câbles, MAIS c’est méga bon. Pour la simple et bonne raison que les niveaux sont génialement construits, proposant un vrai challenge cérébral. Parcourir les nombreux levels de Doom est un véritable petit bonheur que l’on ne retrouve plus aujourd’hui.
 

Hey, not too rough

Et surtout, SURTOUT, le jeu est dur. Les gunfights ont beau être simplifiés par l’absence de visée verticale, la vie descend bien vite et les raz-de-marée d’ennemis sont souvent compliqués à gérer. Le bestiaire n’est pas très varié, mais s’agrandit au fil des épisodes (le jeu est divisé en trois parties, plus une quatrième additionnelle à la difficulté rehaussée, le tout se terminant en une bonne vingtaine d’heures), variant les techniques de combat à adopter. Bien vite, on se rendra compte que la save rapide est notre plus grande alliée, surtout dans les niveaux de difficultés un peu tendus du string où réactivité de cocaïnomane et patience de félin (comparaison pourrie, mais chut) sont plus que de rigueur. Encore une fois, après de nombreuses tentatives d’essai, la réussite d’un niveau provoque une jouissance rare, celle d’avoir réussi la traversée d’un connard de laboratoire digne du Labyrinthe de Pan rempli de space-marines tarés du bulbe et de démons qui vous exterminent en trois salopes de boules de feu.
 
 
Graphiquement, le titre est proche d’un MineCraft version -2.0 et pourtant il n’est pas moche à regarder grâce à la fluidité d’image et la sensibilité du personnage, qui peut cependant vite donner la nausée. Même Usain Bolt est loin de courir aussi vite. Même un guépard. Même une FERRARI, UNE FUSEE OU UN FAUX THON DE LUMIAIRE LOL : bref, ça va vraiment très vite, surtout une fois les options tripatouillées, et le gameplay demande pas mal d’appréhension et de dextérité. À savoir qu’à l’époque, le moteur Doom Engine était révolutionnaire à plus d’un titre : on avait alors l’apparition des différences de hauteurs, de murs non perpendiculaires, de textures, de luminosité, un multijoueur… Autant de points qui n’étaient pas approchés par Wolfeinstein 3D, la précédente réalisation d’id Software, qui est lui aussi une légende du first person shooter. En gros, Doom est sur-kiffant : il est vrai que la touche nostalgique a du charme, mais c’est objectivement un excellent titre que tout passionné de jeux vidéo se doit de terminer. Et sachez que si le PC vous rebute, le titre est disponible sur PS3 et X360 dans la compilation haute def Doom 3 : BFG Edition, et que la jouabilité manette est vraiment excellente. Vous n’avez plus d’excuse !
 

Article rédigé par Naxi , le

Merveille architecturale, à la fois difficile et jouissive, Doom a révolutionné le FPS en 1993 en bien des points. Des combats à parfois vous arracher les cheveux, des labyrinthes diaboliques et des p***** de clés introuvables font du titre un joli défi, et surtout un enrichissement culturel de taille pour tous les joueurs. À faire !

Points positifs

  • Un précurseur...
  • Des labyrinthes de fous
  • Une ambiance singulière
  • Long

Points négatifs

  • Manque de narration
  • Un panel d'ennemis et d'armes plus variés aurait été nécessaire
  • Des mélanges de couleurs qui piquent parfois les yeux

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