Test : Loki

Loki - PC

Genre : Action/Aventure

Date de sortie : 12 juin 2007

Le hack’n slash est à l’honneur cette semaine avec le test de Mage Knight Apocalypse, c’est le deuxième jeu de la catégorie qui nous parvient. Si le premier est catastrophique, Loki développé par les français de Cyanide s’annonce nettement plus encourageant. Le titre annonce clairement la couleur, le jeu tourne autour des divinités mythologiques puisque Loki est le dieu de la discorde et du mensonge chez les scandinaves. Mais cette histoire de divinités vaut-elle que l’on s’y attarde, à voir.

 
 
Seth, divinité guerrière de l’Egypte, revient à la vie après l’intervention d’un puissant mage. Comme d’habitude, il est agacé par le monde qui l’entoure et décide de contacter ses cousins maléfiques aztèques, grecques et scandinaves afin de secouer un peu tout ce petit monde. Vous aurez le choix entre quatre héros pour mettre un terme au pugilat qui s’annonce. Votre choix se portera donc soit sur un guerrier scandinave, un sorcier égyptien, une combattante grecque et pour finir une shaman aztèque. Et puis hop, on saute dans le jeu à grands coups de clics frénétiques …
 

Le doigt enflé

Selon le personnage que vous aurez choisi, le début de l’histoire sera différente même si cela ne concerne qu’une toute petite partie de l’aventure que vous allez connaître. Autant le dire tout de suite, quel que soit le personnage que vous choisirez vous allez avoir mal aux doigts à force de cliquer un peu partout car ce sont des hordes d’assaillants tous plus excitées les unes que les autres. Vous allez en baver ! Si dans les premiers niveaux de difficultés, vous ne serez que surpris par autant de monstres à exterminer, rapidement vous allez pleurer devant une telle quantité. Cyanide joue à fond la carte de la profusion et de l’addiction à ce type de gameplay. Néanmoins leurs agressivités compensent mal une intelligence artificielle qui ne réagit pas toujours de la meilleure manière. Il est en effet possible de traverser un niveau assez petit sans tuer la moindre de ces bestioles.
 
 
Côté nouveauté intéressante, les développeurs ont implanté une jauge qui permet d’augmenter la foi. Comme d’habitude après chacune de vos tueries ou résolutions de quête, vous gagnez des points d’expérience sur une première jauge qui ne fait qu’accumuler les points d’expérience pour permettre le passage au niveau suivant. Toutefois, si vous choisissez d’adorer un dieu, 25 % de ces points seront affectés à la jauge de foi. Elle a pour effet d’améliorer vos capacités à obtenir les meilleurs sorts de vos divinités. Il est possible ensuite d’en adorer plusieurs et de se spécialiser dans plusieurs divinités. Il est même possible d’en adorer aucune et dans ce cas, la barre d’expérience se remplit à nouveau des points alloués à votre niveau général.
 

Les yeux blasés

Si le bestiaire est largement inspiré de tous les canons du genre depuis Diablo, les graphismes d’une manière générale sont un ton en dessous de ce que l’on a pu voir ces derniers temps. Les cartes qui sont générées aléatoirement sont assez petites et se traversent en un rien de temps. Les graphismes sont monotones. Non pas qu’entre les différents mondes il n’y ait pas de différences, c’est plutôt qu’à l’intérieur d’un même niveau les environnements sont tous semblables. Les effets pyrotechniques sont en revanche assez bien rendus. Les explosions sont colorées et les effets assez majestueux. En revanche, le positionnement de la caméra n’est pas franchement une réussite.
 
 
Les angles sont souvent mal choisis et malgré des tentatives de replacement vous aurez parfois des difficultés à voir certains détails. Tout ceci n’est pas complètement rebutant pour jouer mais ce sont des défauts que l’on aurait appréciés ne plus voir. Du côté des reproches, on peut aussi mentionner que les parties online ne sont pas (au moment du test) bien gérées et il y avait de nombreux problèmes sur les serveurs. Le Game Center utilisé ne remplit pas toutes les attentes des joueurs et est bien inférieur à ce que l’on peut connaître sur d’autres plate-formes. Des patchs sont bien sûr à venir. Par contre, pour ce qui est de la durée de vie, vous allez être gâtés car si vous désirez atteindre le niveau 200, vous allez devoir finir tous les modes de difficultés, cela représentant une bonne centaine d’heures de jeu.
 

Cyanide est un pingre

Le grand principe des hack’n slash en plus de la frénésie du clic, c’est bien sûr d’assouvir la voracité en objets magiques et fortunes les plus puissants. Si dans les derniers niveaux, l’arsenal et la fortune sont au rendez-vous, il va falloir tout de même jouer une bonne dizaine d’heures avant que celui-ci ne soit pas la fortune d’un loqueteux. C’est certainement le point le plus ennuyeux du soft car le gameplay s’en trouve déséquilibré. Difficile de conserver l’intérêt de zigouiller des centaines d’ennemis, s’il n’y a pas à la clé l’espoir d’une épée magique extraordinaire.
 

Article rédigé par kago , le

Malgré les quelques défauts du jeu comme le placement de la caméra, le manque dans les premiers niveaux de trésors intéressants ainsi qu’une certaine monotonie dans les décors, Loki est un bon jeu dans la lignée de ce que l’on peut faire de mieux. L’histoire est intéressante, l’implication dans la gestion de ces divinités et la frénésie de clics par la multitude d’ennemis à l’écran raviront certainement les fans du genre. Pour le grand public, il sera plus difficile de les accrocher pendant des dizaines d’heures.

Points positifs

  • La frénésie des combats
  • La durée de vie
  • Le scénario

Points négatifs

  • Le online
  • Les décors trop simplistes
  • Radin en trésors

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