Preview : Tabula Rasa

Tabula Rasa - PC

Genre : MMORPG heroïc fantasy

Date de sortie : 02 novembre 2007

Genre
MMORPG heroïc fantasy
Date de sortie
02 novembre 2007 - France
Développé par
NCsoft Austin
Edité par
NCsoft
Disponible sur
PC
Site officiel
Site officiel

Quel drôle de nom me direz-vous ? Tabul quoi, c’est une marque de couscous ? Non absolument pas, il s’agit d’une théorie développée par Thomas D’Aquin et c'est un concept philosophique controversé, notamment par la psychologie évolutionniste, selon lequel l'esprit humain naîtrait vierge et s'imprimerait par la seule expérience. En somme, vous partez de zero pour arriver à l’adulte que vous êtes, sans que votre hérédité ait une influence.

 
 
Mais qu’est-ce que cette théorie peut bien avoir avec un jeu vidéo qui plus ait dans un MMORPG développé à la fois par Richard Garriott, l’auteur des Ultima Online et les maîtres du genre, NC Soft. Et puis, depuis le temps que le jeu est annoncé et reporté, ont-ils pris au moins le temps de nous concocter un background efficace ?
 

La théorie de l’évolution

Quel est le rapport entre la théorie de Thomas D’Aquin et le jeu ? Eh bien, tout est basé sur l’évolution. Au départ, vous n’aurez le choix que du personnage, son alignement et son métier viendront au fur et à mesure de l’évolution de celui-ci. D’ailleurs, il sera possible de le faire évoluer et de créer des clones pour tester un maximum de compétences. Le jeu incitera énormément sur cette possibilité afin que le joueur puisse toujours en découvrir un peu plus. D’ailleurs, si le nom de vos clones sera différent, le surnom restera commun à tous ceux que vous réaliserez. Afin de facilité les progressions et les choix plus hasardeux, vos clones disposerons de tous les objets et trésors déjà disponibles. Il en va de même pour le background et la maison de votre avatar principal.

Comme vos choix ne sont pas définitifs, vos personnages devront attendre le niveau dix et avoir tâté des principales compétences de chaque classe. Ensuite, une fois votre choix effectué tout en ayant pensé à créer votre clone avant ce passage à l’âge du choix, vous aurez un second palier à atteindre. Le niveau 25 permet d’obtenir une seconde classe permettant par la même occasion de combiner les avantages de chacune.

Richard Garriott lors du dernier E3 tenait particulièrement à ce concept et avec l’aide des équipes qui continuaient à travailler depuis Austin sur le jeu, aidaient les visiteurs du salon afin de leur montrer tout le potentiel du titre.
 

Des donjons mais sans les orcs

L’univers du jeu contrairement à la théorie ne date pas du fin fond de notre histoire. Il s’agit encore moins d’une transposition quelconque d’un Donjon & Dragon. Non, l’univers est totalement orienté vers les immensités spatiales. Vous ferez partis d’une bande de guerriers qui se bat contre des envahisseurs extraterrestres. Les combats vous mèneront sur de nombreux fronts et sur différentes planètes pas toujours très amicales. Il faudra aussi vous équiper en fonction des conditions que vous rencontrerez sur les mondes que vous désirez nettoyer. Il faudra entre autre penser à composer avec l’atmosphère ou les conditions climatiques.

Les combats se dérouleront soit dans des phases de shoot avec un pistolet bien accroché à vos pognes. L’équilibre sera pris en compte ainsi que votre aptitude aux tirs. Après une course, il sera beaucoup plus difficile de réussir votre jet de tir alors qu’une fois accroupi tout deviendra plus simple. Bien sûr, plus les niveaux s’enchaînent et plus votre capacité sera bonne. Ne vous laissez pas tromper, même si Tabula Rasa a tout d’un FPS, il s’agit avant tout d’un RPG.

Afin d’améliorer l’immersion, les ennemis ne réapparaîtront pas en permanence comme on peut le voir dans de nombreux jeux. Une fois la zone totalement désinfectée des nombreux ennemis et à moins qu’un nouveau vaisseau vienne en déposer, il n’y aura plus personne. La mort n’apportera pas trop de malus et il sera même possible de récupérer l’essentiel de son arsenal. Celui-ci d’ailleurs se dégradera au fur et à mesure de leurs utilisations. En revanche, cette partie laisse aussi craindre un jeu très orienté vers un système très action en particulier pour le mode PvP. Surtout qu’il sera possible d’utiliser deux compétences en même temps grâce aux deux boutons de la souris.
 

Que c’est devenu beau !

Prévu à l’origine pour la fin de l’année 2004, NC Soft n’a cessé de repousser le projet. Il est vrai que les premières images n’incitaient guère à l’enthousiasme. Et puis au fil des annonces de retards, les images sont devenues plus précises. Les extraterrestres beaucoup plus charismatiques. En particulier, pour ceux que l’on a pu admirer dans le monde volcanique. Il en va de même pour les paysages, ils sont beaucoup plus fins et surtout atteignent maintenant un niveau très largement comparable à celui d’Everquest 2 qui reste la meilleure réalisation graphique du moment. Le ciel ne sera pas en reste car de nombreuses animations sont prévues comme on a pu le constater dans les vidéos et surtout les nombreuses images que l’on a pu voir.
 

Article rédigé par kago , le

Avec de tels arguments, Richard Garriott nous prouve encore une fois que le talent reste intact. Un style original basé sur l’évolution choisie et non plus subie comme tant de jeux de cette catégorie. Un univers de bataille héroïque qui placera le joueur au cœur de l’action et lui donnant vraiment l’impression qu’il joue un rôle dans l’univers. Des graphismes de toute beauté, il ne reste plus qu’à connaître le jeu souris à la main pour un verdict final pour cette fin d’année.

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