Test : Mashed

Mashed - PS2

Genre : Course

Date de sortie : Août 2004

Genre
Course
Date de sortie
Août 2004 - France
Développé par
Supersonic Software
Edité par
Empire Interactive
Disponible sur
PC, PS2, Xbox

Qui a entendu parler de Mashed ? Tout droit sorti des sentiers battus, ce jeu aurait pu se révéler être un vulgaire ersatz de Micro Machines si l’on ne s’y attardait pas plus. Car, il faut bien le dire, Mashed recèle de nombreux avantages et devient le premier grand rival d’un jeu trop longtemps acquis à sa propre cause. Il suffit de brancher sa machine et d’y jouer pour s’en rendre réellement compte. Dans ce cas-là, pourquoi s’en priver ?

 
 
Si vous avez des enfants, vous pouvez vous en rendre compte. Vous aimeriez tant faire plaisir à votre femme et jouer avec vos petits mais c’est quelquefois barbant pour ne pas dire autre chose. Vous essayez de les surveiller mais des tas de jeux vous attendent, vous appellent et la tentation est trop forte. Le divorce est-il proche ? Pour certains, peut-être, mais pour les plus conscients, j’ai la solution : jouez aux petites voitures sur votre Playstation 2 ! Au lieu de contracter un mal de dos à force de rester courbé, invitez vos enfants et, manettes en main, essayez-vous à Mashed, jeu particulièrement convivial et jouable. Chut, pour plus de détails, lisez la suite !
 

Euh papa, c'est quoi les Micro Machines ?

Bon, je rappelle vite ce que sont les MM. En fait, c’est très simple : ce sont des voitures réduites à l’état de grosses abeilles et qui présentent souvent un style assez particulier, proche de l’excentrique (voiture Frank’N’Stein, celle d’une mamie, d’un fermier…). C’est bien sur ce point que l’on peut faire surgir la première différence avec MM. L’extravagance a laissé place à la banalité : les voitures sélectionnables sont plutôt des buggys, des sportives, ou encore des décapotables. L’absence d’originalité ne remet pas en cause les capacités des caisses qui varient quelque peu (adhérence pour buggy, vitesse pour sportive, accélération pour décapotable) et les sensations qu’elles procurent. Une des caractéristiques de MM réside dans le lieu des courses : des lieux aussi exigus que réalistes : salle d’hôpital, salle de bain, jardin, baignoire, chambre de bambins. Là encore, une différence ressort puisque dans Mashed, les environnements sont beaucoup moins fantasques. Les circuits sont, en fait, façonnés en fonction du type de terrain. C’est pourquoi l’on se confronte sur une piste neigeuse, une autre aussi aride que le Sahara, une suivante en terre, ou pourquoi pas une sur goudron mouillé. Le climat joue un rôle dans la conduite, malgré l’aspect arcade plus que prédominant. La pluie fait glisser les roues, la neige allonge les courbes pendant que le désert agrippe sans problème. La maniabilité n’est, de fait, pas la même, et chacun peut se forger une spécialité dans un domaine précis.
 

La technique

Contrairement aux Micro Machines où l’univers enfantin est poussé, Mashed joue la carte de la sobriété, du réalisme. Pas de pacotilles, de feux d’artifices, de grenouilles volantes. Non, ici, on se trouve face à des graphismes peu détaillés mais parfaitement dignes de la machine. Les bolides ne sont certes pas des modèles du genre, mais les circuits sont particulièrement attachants, tant sur le plan climatique (les différentes précipitations) que structural (relief…) et visuel (plusieurs couleurs bien choisies). On peut scruter les pourtours des piste qui empêchent au vide de prendre le pas. Le lissage des voitures est très bon, aucun bug graphique n’est à dénoter. L’IA des ennemis est tout à fait convenable (et paramétrable). On ne peut pas dire que les musiques soit un point vital du soft, mais elles demeurent sympathiques, tout comme le sont les bruits lors des explosions.

La maniabilité de Mashed est, comme précédemment dit, très accessible. On prend un malin plaisir à pister ses concurrents. Le principe de la victoire est le même que dans MM : on conduit jusqu’à ce que les trois concurrents disparaissent de l’écran. En fonction de la façon dont on a été éliminé (accident, plongeon dans un gouffre etc.) et dans quelle position, on engrange ou on perd des points. En l’occurrence, si on finit deuxième de la manche (qui a un nombre bien sûr infini), on peut quand même marquer des points. Au bout d’un certain nombre de points glanés, on gagne la course, pour passer à la suivante. La caméra est parfaitement usitée, ni trop proche pour ne pas voir les prochains virages, ni trop éloignée pour ne pas confondre les tutures avec des pâtés de mouche. Toujours en rapport avec la caméra, dès qu’il ne reste plus que deux « pilotes » et s’ils sont suffisamment rapprochés, celle-ci se place presque derrière eux, comme dans les traditionnels jeux de course : intelligent. Pour pimenter le gameplay du soft et adresser un message de soutien aux éliminés, une option est activable et permet aux éliminés de contrôler une cible pour choisir une (ou plusieurs) victime(s) et lui (leur) lancer des missiles à volonté. Cela corse les affaires des rescapés, et offre de bons instants de délires. Outre les missiles, des bonus (turbo, missile, mitraillette, flaque de goudron) épicent le déroulement des épreuves et sont utilisables à tout moment.
 

En solo c'est pas mal, en multi c'est génial !

Tout comme Athènes 04 ou Counter Strike, toute la force de Mashed réside dans son mode multi joueurs. Mais parlons tout d’abord du mode un joueur. Il est possible de s’exercer dans des courses individuelles ou de se lancer dans le championnat pour débloquer courses et bolides. Que dire d’autre sinon attaquer le mode multi. Véritable pilier de cet opus, cette option peut mettre aux prises jusqu’à quatre amis. On sélectionne la couleur de son équipe (et accessoirement le logo par défaut), on choisit la course, les engins motorisés, les options à activer ou inhiber et c’est parti mon kiki ! L’excitation atteint son paroxysme si l’on s’invente inopinément, secrètement et occasionnellement des équipes, voire des trahisons. Si l’on ajoute la durée que peuvent prendre certains parties (une demi-heure sur une seule course en ce qui me concerne), croyez-moi que les joutes vont s’enchaîner à un rythme frénétique. On aurait aimé un mode en ligne mais les différentes options et variations de surface font vite oublier ce qui tend à se répandre à un temps plus rapide qu’un guépard croisé avec le fils de Tim Montgomery.

Article rédigé par n0nam , le

Mashed, le Micro Machines de cette nouvelle ère, reprend fièrement la torche du jeu multi allumée par Track & Field. En cette période de J.O. athéniens, que demande le peuple ? Sans doute pas grand chose : les commandes répondent présent aux moindres sollicitations du pilote aguerri que nous sommes, les graphismes sont tout à fait acceptables pour un jeu privilégiant pourtant le plaisir en commun (pas de sous-entendus que diable !). Cela tombe bien, Mashed joue dans ce registre avec de nombreux aspects de course à découvrir. Les plus pointilleux demanderaient une variation de véhicules, comme l’a si bien fait MM, mais il faut dire que la satisfaction est très grande, tout comme l’excitation du multi joueurs, contagieuse.

Points positifs

  • Mode multi
  • Gameplay
  • Les Micro Machines

Points négatifs

  • Que des voitures

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