Preview : Prince of Persia

Prince of Persia - PS3

Genre : Action

Date de sortie : 04 décembre 2008

Le Prince de Perse est de retour pour de nouvelles aventures hautes en couleurs, à défaut d’émotions ou de sensations fortes. Effectivement, Ubi a mis l’accent sur un design léché aux petits oignons pour cet épisode. Assurément, nous connaissons le Prince pour ses prouesses en matière de cabrioles, nous avons vu le potentiel d’Ubi Montréal avec Assassin’s Creed, et lorsque les deux sont réunis, nous sommes en droit de nous attendre à un titre prêt à poutrer le premier pellos qui passe. C’est ce que nous avons voulu voir lorsque nous avons pris le pad Xbox 360 entre nos jolies petites mimines.

 
 
Vous êtes perdu en plein désert et vous cherchez Farah ! Mais qui est cette mystérieuse demoiselle que vous ne connaissez pas ? Un nouveau personnage ? Une nouvelle héroïne aux formes avantageuses que vous pourrez mater pendant toute l’aventure ? Et bien non, ah ah, Farah n’est autre que votre âne ! Ouais, ce n’est même pas une vieille blague, c’est vrai, vous débutez l’aventure perdu dans le désert en pleine tempête à la recherche de votre âne, il doit vraiment avoir quelque chose de spécial, du moins espérons le. Pourtant, vous ne le trouverez pas parce que vous finirez par tomber dans une crevasse. Première séquence, première cabriole et premier « moment fort ». Le Prince profite de cette chute pour nous prouver qu’il s’est fait implanter des gênes félins et qu’il finit toujours par retomber sur ses pieds, d’une façon ou d’une autre. Ça tombe, ça saute, ça dérape, ça rebondit, ça s’accroche au mur pour finir par atterrir dans un grande nuage de sable.
 

S'il te plaît, dessine moi un mouton

Mais peu après avoir échappé à une mort certaine, vous voici mis à terre par une fille tombée du ciel, et c’est au sens propre. En fait, Elika, c’est son nom, ne tombe pas réellement du ciel, elle était en train de cavaler parce que poursuivie par de vilains gardes armés et dangereux. Heureusement qu’ils ont été trop bêtes pour ne pas regarder dans le trou dans lequel elle est tombée (sur vous donc) et qu’ils ont rebroussé chemin. Une fois débarrassée de ses poursuivants, la belle décide de se barrer, voici le début du tutoriel. En tentant de la rattraper pour on ne sait quelle raison (certainement à cause des hormones), vous allez devoir traverser tout un parcours vous faisant courir, sauter, grimper, marcher sur les murs et même vous battre. Vous profitez également de ce moment pour vous apercevoir que votre belle est dotée de pouvoirs magiques, et bien qu’elle ne sache pas comment s’en servir, ils vous seront toutefois utiles durant l’aventure. Peu après, vous découvrirez que cette même demoiselle n’est autre qu’une Princesse dont le père a une légère dent contre elle et que c’est lui qui a envoyé les gardes à sa poursuite. Vous allez donc devoir l’aider à se tirer de diverses situations tout en essayant de résoudre son problème, et en cherchant votre âne, mais je ne vous en dis pas plus sinon vous allez me traiter de spoiler.
 
 
Côté réalisation, nous pouvons dire de Prince of Persia qu’il est une sorte de mix entre Assassin’s Creed, Ico, Shadow of Colossus et Okami. Oui, ça peut paraître un peu bizarre, mais les développeurs ont réellement été inspirés et ont prouvé leur talent en réunissant les meilleurs points de chacun de ses jeux en un seul titre. Concernant Assassin’s Creed, vous vous douterez qu’il s’agit ici des déplacements. Ayant mis les développeurs sur la voie, Altaïr aurait pu être le prof du Prince, si ce n’est que ce dernier a un panel de mouvements presque doublé par rapport à celui-ci. Sa griffe y est pour beaucoup car c’est elle qui vous permet de faire de si beaux wall-run et de dévaler une falaise sans niquer votre manucure. Elika n’est pas en reste non plus car malgré le fait que vous ne la contrôliez pas, elle vous sera utile au cours des combats, lors des « doubles sauts » et des chutes, c’est elle qui vous propulsera pour vous permettre de sauter une plus grande distance ou vous rattrapera lorsque vous chuterez après une fausse manip’, le tout grâce à ses pouvoirs. Elle fait un peu office de Sable du Temps, en plus sexy qu’un sablier.
 

Toi même tu sais d'où tu viens

Ico est présent dans ce titre dans les rapports qu’il y a entre le Prince et Elika. Quelque chose de spécial et fort tout en gardant une certaine distance à cause d’un manque de connaissance mutuelle de l’un et de l’autre. Pour ce qui est de Shadow of Colussus, Prince of Persia y fait référence par les grandes étendues à traverser et son monde ouvert. L’évolution dans le jeu est également « dictée » par la capacité d’Elika à vous montrer le chemin et enfin, Okami vous avez certainement deviné le rapprochement… le design. Celui-ci, une sorte de 3D cell-shadé, se veut très simple et ne s’affuble pas de méga détails hyper pointilleux sur l’anatomie humaine, comme le veut la tendance du moment avec les différentes techniques de capture en 3D qui commencent à faire leurs preuves dans des jeux tels que Star Wars : Le Pouvoir de la Force. Un bon coup de crayon, des couleurs pâles sans être trop ternes, le tout reste simple mais (très) efficace.
 
 
Naturellement, toute l’aventure ne consistera pas à sauter et courir pendant des heures, vous aurez des phases d’action et de combat. Pour les premières, vous devrez utiliser tout votre panel de mouvements pour pouvoir réagir dans n’importe quelle situation, que ce soit dans une carrière ou un couloir dans lequel le sol se dérobe sous vos pieds. Enfin, pour ça, pas trop de soucis à se faire puisque votre taux de mortalité est quasiment nul grâce à Elika (description ci-dessus). Pour les secondes, le prince dispose de multiples mouvements et combinaisons car, en plus de votre sabre, vous avez désormais un gant magique (celui dont je parle depuis le début tête de pioche) qui vous octroie une certaine force et quelques coups spéciaux, notamment la possibilité de projeter un ennemi en l’air pour ensuite le choper par la cheville, lui foutre un coup de sabre en pleine tronche ou en faire je ne sais quoi d’autre (ce sont vos histoires après, m’en tape moi hein).

Article rédigé par Neji , le

Voila, je pense vous avoir dit tout ce que nous avons recueilli sur les prochaines aventures du petit Prince. Sachez que malgré tous ses bons côtés, ses mouvements, ses actions, ses interactions, son scénario et tout le tralala, il y a quand même un petit bémol qui se trouve dans la course du personnage principal. Celle-ci est légèrement lente et fait perdre un peu de dynamisme au titre. A part ça, ce titre, d’après ce qu’il a pu montrer, devrait réussir à contenter tous les fans de la série et à accrocher les joueurs qui ne s’y sont pas encore intéressés grâce à une prise en main assez facile, même s’il faut s’habituer à une caméra manquant de précision pour bien voir l’action et source de beaucoup de vos chutes si elles ne sont pas dues au manque de justesse de vos sauts.

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