Test : Saw

Saw - PS3

Genre : Casse tête sanglant

Date de sortie : 19 novembre 2009

Genre
Casse tête sanglant
Date de sortie
19 novembre 2009 - France
Développé par
Zombie Studios
Edité par
Konami
Disponible sur
PC, PS3, Xbox 360
Parfois appelé
Saw, Saw : the Game

Saw, la licence la plus décomplexée de tous les temps puisqu'elle a osé Saw 6, vient maintenant tenter d'envahir nos consoles. Mais sommes-nous prêts à accueillir une énième adaptation vidéoludique d'un succès cinématographique déjà très peu mérité ? Rien n'est moins sûr en fait.

 
 
Saw est un film de série B qui a réuni des millions de spectateurs. Le premier opus était relativement bien pensé, relatant les mécanismes pervers qu'un psychopathe, Jigsaw, met au point afin d'exécuter ses victimes. Mettons que vous soyez fan de boulards à la télévision. Le tueur est du genre à vous filer un couteau pour vous couper les roubignolles vous-même à moins que vous ne vouliez finir la tête dans un piège à loup. Il vous donne le choix entre vivre ou mourir, mais les deux sont très souvent synonymes de souffrances morales et physiques. Comme vous pouvez le constater, Jig' est un utopiste, un doux rêveur qui veut faire prendre conscience aux dépravés de notre société du bonheur qu'est la vie et de l'importance de ne pas la foutre en l'air. Il est comme ça lui. Dans Saw premier du nom, le détective Tapp se lançait à la poursuite de Jigsaw le psychopathe épicurien jusqu'à s'y perdre lui-même. Le jeu se situe juste après les évènements du premier film, et vous entrez dans la peau de Tapp. Jigsaw veut lui faire réaliser à quel point le policier s'est perdu en se jetant à sa poursuite, et compte bien lui faire payer.
 

Apparemment, Saw VII ne sentirait pas très bon

Vous vous réveillez avec un mécanisme de piège à loup autour du crâne, dans ce qui semble être un asile désaffecté. Après vous en être débarrassé dans un mélange de Quick Time Events et de tours de sticks, vous découvrez une histoire qui colle étrangement très bien au scénario du film. L'esprit pervers de Jigsaw a mis au point un petit jeu rien que pour vous. Le but est de se frayer un chemin afin de sauver plusieurs personnes des puzzles du tueur, tout en essayant de rester en vie. Sur votre routes, des pièges, des énigmes et d'autres personnes essayant de survivre à la folie en jouant les règles qu'il impose. Vous apprendrez ainsi rapidement que Jig' vous a greffé une clé dans le torse. Cette clé est l'unique moyen pour des dizaines de personnes de désactiver le piège dans lequel leur tête est coincée, et évidemment ils sont au courant que c'est vous qui la possédez. Un procédé pervers dont les fans de la série sont coutumiers puisque Jigsaw a pour habitude de manipuler les hommes pour les mettre sous sa coupe. C'est tuer ou être tué, vous n'avez pas le choix. Lorsque vous rencontrez un ennemi, vous constatez tristement à quel point le moteur du jeu est obsolète. Les combats, relativement peu nombreux fort heureusement, sont agaçants au possible. On se demande qui va frapper en premier, on ne sait même pas pourquoi il y a un bouton garde puisqu'il ne sert à rien, et les armes que vous trouvez sur votre route ne mettront pas spécialement plus de piment. Sorti du système de combat archaïque, le moteur graphique est aussi un peu vieillot. C'est sombre, très sombre, parfois bien trop (poussez le gamma à fond pour pouvoir avancer un minimum), et ça ne se renouvelle pas beaucoup hélas. Les pièces se suivent et se ressemblent tant et si bien qu'on a un petit peu l'impression de tourner en rond.
 

T'es pas propre comme un Saw IX

Les énigmes qui se dressent devant vous ne sont jamais très compliquées et ne bloqueront pas votre avancée. Il faut la plupart du temps deux essais pour passer un puzzle chronométré. Une fois pour en saisir le principe, une autre pour le résoudre dans le temps imparti. Celles-ci sont plutôt ingénieuses dans l'ensemble, empruntant ça et là des mécanismes plus ou moins connus. On retrouve par exemple les chemins de tuyaux de Bioshock, ainsi que les tableaux de fils et d'ampoules électriques à remettre dans le bon sens. Il vous faudra aussi bien observer votre environnement pour progresser, fouiller les cadavres et les armoires, éviter les pièges qui se dressent sur votre route. Ceux-ci apparaissent par exemple sous la forme de portes piégées. En effet, au détour d'une porte, il se peut qu'un fusil à pompe vous attende afin de redécorer la pièce avec des lambeaux de votre cervelle. Ces pièges se désamorcent à coup de QTE, au contraire des petits fils qui se dressent parfois sur votre route, qu'il suffit de repérer pour désamorcer. Vous avez aussi la possibilité de reposer ces mêmes pièges derrière vous, mais l'occasion de piéger des ennemis de cette manière est trop rare, et c'est bien dommage. Pourtant, malgré tous ces défauts, SAW : le jeu n'est pas le mauvais bougre. L'ambiance du film est vraiment extrêmement bien retranscrite, avec appel à la voix originale du tueur au puzzle, des références pertinentes aux films et même des victimes survivantes qui reviennent risquer leur vie dans le jeu. Hélas, si la technique ne fait pas tout, elle dessert ici énormément le titre. Pourtant, il peut étonnamment offrir quelques heures de jeu sympathiques, particulièrement à ceux qui ne sont pas lassés des films et qui veulent même aller encore plus loin.
 

Article rédigé par JoKeR , le

Saw : the game ne surprendra pas beaucoup de monde. Terriblement obsolète dans sa réalisation, il reste pourtant très fidèle à l'esprit du film et pourra éventuellement trouver son public parmi les fans. L'exploration et les énigmes offriront quelques heures de jeu toutefois agréables, à jouer en plusieurs fois pour cause de redondance massive.

Points positifs

  • Ambiance fidèle au film
  • Intention du mélange action/puzzle sympathique

Points négatifs

  • Répétitif
  • Moteur du jeu d'un autre siècle

A propos de l'auteur

JoKeR

JoKeR

35 ans | Rédac' Chef / Touriste.

Passez votre chemin, ce mec est un con. Avis de merde, méconnaissance générale du sujet et pleins pouvoirs sur le site, ce mec est un imposteur. Regardez, je me suis emparé de son compte pour écrire sa bio et à mon avis il ne s'en apercevra jamais ce naze.

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