Test : Ape Escape

Ape Escape - PS3

Genre : Party Game

Date de sortie : 09 décembre 2010

Genre
Party Game
Date de sortie
09 décembre 2010 - France
Disponible sur
PS3
Parfois appelé
Ape Escape Move
Accessoires compatibles
Playstation Move

Depuis son lancement en septembre dernier, le Playstation Move a du mal à s'imposer dans les foyers. S'il ne constitue pas un échec commercial, on reste à des années lumière du succès que Microsoft connaît avec son Kinect. Si la caméra du constructeur américain s'adresse avant tout aux joueurs occasionnels, le micro de Sony tape un peu dans toutes les crèmeries, du party game, avec Sport Champion, au gros shooter bien gamer avec les derniers Killzone ou Socom. C'est au versant casual du catalogue PS Move qu'on va s'intéresser aujourd'hui avec Ape Escape, la dernière production Sony 100% Playstation Move. Et c'est à votre humble serviteur, nanti de son statut de Chewbacca made in GameHope, qu'il incombe d'en faire le test.

 
 
Avant d'aller plus loin dans cette critique, il convient de mettre deux ou trois choses au point, la première étant le public auquel s'adresse le jeu. S'il est évident qu'il ne s'adresse pas aux hardcore gamers, il est tout de même utile de préciser qu'il est destiné à un public de jeunes enfants. A ce titre, il ne faudra pas vous attendre à rencontrer un challenge de ouf. Quant au scénario, il n'est qu'un prétexte pour se lancer dans la capture de singes. Celui-ci est d'ailleurs narré dans de superbes séquences animées au design typé manga au dessin et à l'animation tous deux de fort belle facture. Dommage qu'elles en soient réduites à servir un scénario aussi insipide et sexiste.
 

« Parce que Tsukushi et moi on n'est que de faibles femmes sans défense » Une conne.

Tout débute dans une ville des plus paisibles jusqu'à ce que des soucoupes volantes remplies de singes débiles s'écrasent un peu partout en ville, l'une d'entre elles venant se vautrer lamentablement dans votre salon. Même pas surpris, vous attrapez votre PS Move pour mater ces primates envahissants, suite à quoi deux bimbos relativement stupides viennent vous raconter une histoire comme quoi une petite vieille à tête de hamster a inventé une machine à voyager dans le temps pour retrouver un singe nommé Specter et qu'étant donné que la mamie bouffe désormais les pissenlits par la racine, c'est à vous de terminer la mission et de débusquer ce singe maléfique. Mue par un grand sens du devoir, ou le fol espoir de vous taper une des deux cruches, voire les deux, vous vous lancez dans l'aventure.
 

 « Ah non ! Ce n'est pas Specter. Flûte alors ! » Une autre conne.

Le titre se présente sous la forme d'un rail-shooter se divisant en 8 missions ayant chacune un univers propre, on a donc l'occasion de visiter des ruines, de croiser des dinosaures ou de se faire peur, en admettant que ce soit possible ici, dans une maison hantée. Les niveaux ont tous la même architecture : ça commence avec un commentaire plus ou moins éclairé d'une des jolies filles pas franchement aidées du début, ce dernier est interrompu par l'apparition d'un singe que la demoiselle identifie comme étant le fameux Specter, on part donc à sa poursuite pour se rendre compte au final que ce n'est pas le bon macaque. Au bout de la septième fois, ça devient exaspérant. On conseillera donc aux moins patients d'entre vous de couper le son avant de casser la gueule à ces greluches.
 

Un gameplay sympa mais sans plus

Pour ce qui est du gameplay, on n'a rien d'extraordinaire, mis à part la gestion de la barre d'énergie et le fait qu'on capture nos ennemis au lieu de les tuer, il n'y a rien de vraiment original. Ceci étant dit, il tient bien la route. Vous devez donc capturer des singes qui vous attaquent non pas pour vous tuer, mais pour vous taxer vos bananes. Et c'est justement ces dernières qui constituent votre barre de vie. Tombez à court de bananes, et c'est le game-over. Ce qui est parfaitement logique : n'ayant plus de bananes, les singes ne vont plus vous attaquer, et à partir de là, vous serez bien emmerdés pour les attraper dans votre épuisette. Heureusement, vous aurez l'occasion d'en ramasser tout au long des niveaux, même si la plupart d'entre vous n'en aura pas tellement il faut être nul pour perdre à ce jeu. L'épuisette n'est pas la seule arme à votre disposition : vous aurez également la possibilité d'utiliser un lance-pierre pour shooter vos ennemis à distance, un éventail pour les massacrer au corps-à-corps, renvoyer d'éventuels projectiles ou encore détruire des obstacles sur votre route. On trouvera également des piles disséminées dans les niveaux qui nous permettent d'utiliser des armes spéciales si on prend la peine de les ramasser. L'aspiSinge, comme son nom l'indique, permet sur une durée limitée d'aspirer tous les singes présents à condition de les viser ; plus ils sont loin, plus difficile est l'aspiration. Le bananarizer permet, lui aussi sur une certaine durée, de transformer les ennemis en bananes, pratique pour se refaire une santé. L'arsenal à notre disposition n'est pas énorme mais assez diversifié et original pour éveiller notre intérêt quelques minutes.
 

Article rédigé par pattoune , le

Ape Escape est l'archétype du jeu casual comme on en voit débarquer tous les jours sur Wii. Alors oui, c'est de la HD et le PS Move est bien plus précis qu'une Wiimote, mais le fait est que l'absence totale de challenge restreint le titre à un public de (très) jeunes joueurs, et sa durée de vie se limitant à environ 4 heures n'en fait pas un investissement rentable. On a bien quelques mini-jeux en plus, mais leur intérêt est plus que douteux. Ape Escape est donc à réserver à un jeune public de préférence pas très exigeant, fort heureusement pour Sony, les deux vont souvent ensemble.

Points positifs

  • Une réalisation de qualité
  • Un arsenal original
  • Niveaux aux univers variés
  • Parfait pour nos petites têtes blondes

Points négatifs

  • Aucun challenge
  • Terriblement court
  • Répétitif
  • Sexiste au possible
  • On s'emmerde un peu quand même

A propos de l'auteur

pattoune

pattoune

34 ans | Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.

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