Test : Outland

Outland - PS3

Genre : 2D/Plateforme

Date de sortie : 27 avril 2011

Genre
2D/Plateforme
Date de sortie
27 avril 2011 - France
Développé par
Housemarque Ltd.
Edité par
Ubisoft
Disponible sur
PS3, Xbox 360
Modes de distribution
PlayStation Network

Notre première approche du jeu dans les studios de Microsoft nous avait laissés pleins d’impatience. Ce jeu de plateforme aux graphismes en 2D somptueux semblait promettre de grandes choses. Mais qu’en est-il finalement ? Ca pétouille ou pas ?

 
 
Ce qui nous avait marqués dans ce jeu ? Ses graphismes originaux alliant à merveille l’ombre et la lumière. Plongé dans des temps anciens, votre héros sautille à tout va à la recherche de pouvoirs disparus. Vous progressez de niveau en niveau sans même vous en apercevoir tant le jeu est fluide et laisse une impression de continuité. Muni de votre capacité à sauter méga haut et à rebondir partout, vous allez partir chasser de grosses araignées, d’énormes araignées, de méga super grandes araignées et des méduses aussi. Vous croiserez également quelques hommes (des grands,des très grands et des très très très grands) dont l’hostilité s’exprimera au travers de lances. Mais surtout, vous affronterez des gardiens gigantesques et monstrueusement coriaces. Voilà en résumé la base du jeu qui vous sera servi dans un univers plein de poésie, charmant tel une petite brindille d’herbe ployant sous la rosée du matin. Pfiou !
 

Garde la pêche

Mais sinon à part les graphismes trop chouettes, le jeu il gère ou pas ? Eh bien oui ! Le gameplay, le veux-tu, le voilà, est tout aussi cool et innovant. En plus de sauter, de vous déplacer très rapidement et de frapper des ennemis avec votre épée, vous manipulerez deux pouvoirs. L’un est celui de l’obscurité, l’autre celui de la pureté, l’un est rouge, l’autre est bleu, l’un est viril, l’autre… Oups, je m’égare ! A l’aide de votre gâchette, du moins celle de votre manette, vous vous transformerez soit en bleu, soit en rouge, tel un Power Rangers bicolore. Ainsi, vous devrez être en rouge pour battre les méchants bleus et en bleu pour occire les méchants rouges. Pour les méchants jaunes, vous pouvez choisir la couleur qui va le mieux avec vos yeux. Mais tout ça va se compliquer parce que pour les rayons lasers qui vous assailliront, vous devrez cette fois-ci adopter la même couleur qu’eux pour qu’ils ne vous causent pas de dommages. Vous ne cesserez donc de switcher entre le rouge et le bleu et vous revêtir dans la couleur opposée du monstre mais dans la même teinte que les rayons vous embrouillera rapidement. Certains passages sont tellement durs à franchir qu’il vous faudra faire preuve d’une grande patience, surtout qu’à chaque échec vous recommencerez au dernier point de passage et qu’il n’y en a pas des masses ! Sur votre route, vous pourrez croiser des sortes de masques en or qui constituent des bonus et qui sont parfois juste impossibles à atteindre tant vous êtes assailli de lumières bleues et rouges en même temps. Ce jeu est assez court (environ 6/7h) mais très souvent dur. Qu’on se le dise !
 

Please, try again

Au fur et à mesure de votre progression, vous débloquerez de nouveaux pouvoirs ou de nouvelles capacités pour votre personnage. Vous avez l’impression que cela va vous rendre plus fort mais en fait vous galèrerez toujours autant, rassurez-vous ! Votre héros devient de plus en plus habile mais les méchants sont plus coriaces les uns que les autres. Débloquer des capacités telles que la glissade, la charge au sol ou l’attaque chargée vous permettra surtout d’atteindre de nouveaux lieux jusqu’alors inaccessibles sans celles-là. Vous serez donc amenés à faire sans cesse des va-et-vient dans les différents niveaux, grâce notamment aux portails de téléportation que vous découvrirez. Cela tend malheureusement à rendre le jeu répétitif et cela s’accroît par le fait que les différents mondes proposés se ressemblent trop. Oui c’est joli tout plein mais on aurait aimé être parfois un peu surpris par de nouveaux décors. Aussi vous ne verrez pas trop les différences, par exemple, entre la cité et le monde des Enfers. C’est dommage car cela participe à une certaine monotonie du titre. Et comme je le disais précédemment, la difficulté et les trop peu nombreux points de passage présents, vous renforceront dans cette idée d’une répétitivité lassante.
 

Des boss, des vrais !

Et ce qui fait l’atout particulier de ce jeu de plateforme, c’est ses boss, ou plutôt ses gardiens. Chaque monde renferme un gardien qu’il vous faudra délivrer pour avoir l’honneur et le plaisir de lui casser la gueule. Le gardien, qui n’a rien à voir avec le mec grognon en bas de votre immeuble, est toujours impressionnant et méga fort ! Vous affronterez par exemple une araignée gigantesque (encore plus grande que la plus grande de ses copines !), dans un combat endiablé ; tellement endiablé qu’il vous faudra mourir plusieurs fois pour vaincre. Je veux dire par là que, comme pour tous les gardiens, il sera nécessaire d’assimiler la technique pour la détruire et cela se fait rarement du premier coup. Les combats sont longs et vous pouvez même être amenés à changer de décor en plein affrontement. Vous devrez être un acharné pour réussir mais ces combats sont tellement mouvementés et intenses que vous ne vous lasserez pas de recommencer. Ici toute monotonie disparaît et on se sent enfin super puissant à terrasser des monstres monstrueusement monstrueux.
 
 
Je ne saurais conclure sans vous parler du mode multijoueur en ligne. Malheureusement, le serveur n’étant pas encore ouvert lorsque j’ai fait ce jeu, je n’ai pu le tester. Cependant, sachez qu’il ne permet pas de faire l’aventure à deux mais juste de s’affronter dans des défis (que vous débloquerez progressivement dans le mode histoire), style courses. Il n’y a donc rien de bien palpitant ici et ce n’est certainement pas ce qui vous fera acheter le jeu.
 

Article rédigé par mumutte , le

Outland est donc un très bon jeu de plateforme aux graphismes originaux qui sauront séduire votre âme sensible. On regrettera cependant une certaine monotonie créée par des décors toujours semblables et une difficulté poussant à la répétition. C’est dommage car sans ces quelques défauts le jeu aurait pu devenir grand, très grand…

Points positifs

  • L'ombre et la lumière (les graphismes)
  • La pureté et l'obscurité (les pouvoirs)
  • Les boss (les boss)

Points négatifs

  • Répétitif
  • Un peu court
  • Certains passages impossibles ?

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