Test : StarHawk

StarHawk - PS3

Genre : MMO action pure et dure

Date de sortie : 11 mai 2012

Genre
MMO action pure et dure
Date de sortie
11 mai 2012 - France
08 mai 2012 - USA
10 mai 2012 - Japon
Développé par
Lightbox
Edité par
Sony Computer Entertainment
Disponible sur
PS3
Parfois appelé
WarHawk 2
Modes de distribution
Boutique
PlayStation Network
Site officiel
Site officiel
PEGI
 Interdit aux moins de 16 ans
 Jeu en ligne
 Violence

Ce n’est plus une surprise désormais, le multijoueur prend le dessus sur le solo. En 2007 sortait ainsi Warhawk, une exclusivité PS3, qui proposait un contenu only multi fouillé et jubilatoire. En tête des réseaux online PlayStation pendant quelques temps puis oublié peu à peu à cause des hits que l’on connaît tous, Sony a décidé d’un deuxième opus pour redresser la situation : ainsi naquit Starhawk, sa suite spirituelle, qui vient de sortir il y peu. S’agit-il d’un véritable renouveau ou d’un vulgaire plat réchauffé ?

 
 
Issu d’une petite équipe de développement, WarHawk a créé la surprise en 2007. Fun, varié, et solide dans ses architectures online, le titre s’était acquis un véritable statut de MMO leader sur le marché PS3. Une place méritée, mais malgré tout, il faut bien avouer que l’on se lassait un peu vite… Pourquoi ? Tout d’abord, et surtout, parce qu’il n’y avait pas de mode solo. Initialement prévu, puis annulé pour se concentrer sur ce qu’ils savaient faire de mieux, Incognito Studios a ici bâti des bases solides sur le multijoueur. Mais voilà, voulant faire plus grand, plus beau et plus complet pour StarHawk, la suite indirecte de WarHawk, le studio LightBox Interactive (en partie issu d’Incognito) se devait alors de construire pour la première fois une véritable campagne, sur les bases du multijoueur. Un pari risqué, mais pas raté. Explications.
 

Un héros BLACK qui a la classe…

La campagne de StarHawk nous permet d’incarner Emmet, un homme qui est, sans aucune allusion raciste ou quoi ou qu’est-ce, noir. Ce petit détail est intéressant puisque de nos jours, il est assez rare de voir des héros de jeux vidéo blacks, ou même asiatiques (et encore moins indiens, pakistanais, grenadins ou bien même Saint-Pierrais et Miquelonnais). On apprécie donc ce genre d’initiatives, puisqu’après tout, on se demande bien pourquoi tous les personnages de l’univers vidéoludique sont majoritairement blancs… Bref, ne nous étalons pas plus sur ce sujet qui n’est pas le nôtre : disons simplement qu’Emmet a un aujourd’hui un petit souci. En plus d’être contaminé par le Rift, cette énergie extra-terrestre précieuse que la race humaine s’arrache, et d’avoir fusionné avec celle-ci (faisant donc de lui un être à part), il se trouve en pleine guerre interplanétaire, a perdu son frère dans des circonstances mystérieuses et le retrouve peu après dans des situations encore plus chelous. Face à lui et les hommes se trouvent les Scabs, ces êtres transformés en monstres à cause du Rift. Les deux nations se disputent ce dernier élément, capital à la survie et au développement de la vie, ce qui engendre tout un affrontement impressionnant et follement meurtrier. Vous l’aurez peut-être compris, le parallèle aux enjeux sociaux-économiques actuels est bien installé. Le Rift, sorte de pétrole extra-terrestre, est non seulement au cœur du scénario, en plus de la rivalité fraternelle, mais également au cœur du gameplay, sur lequel nous reviendrons dessus plus tard.
 

…mais bon, ça ne fait pas tout.

Qu’on soit bien clairs dès le début de ce paragraphe : l’intérêt principal de StarHawk, C’EST le multijoueur. Malgré tout, avant de vous précipiter sur celui-ci, nous vous conseillons de faire un tour sur la fameuse campagne en question. Bien que son scénario et sa mise en scène (à base de dessins à la Mirror's Edge) ne vous soient d’aucune utilité pour jouer en ligne - et ils sont, en plus, assez médiocres -, le vrai intérêt est de vous apprendre progressivement les différents mécaniques de gameplay pour mieux se débrouiller sur Internet. En effet, comparé à Warhawk, le titre est bien plus poussé dans son système de jeu : tout maîtriser à la perfection est donc plus compliqué. Le maniement des armes, des déplacements du personnage et des nombreux véhicules sont évidemment primordiaux. Mais plus important encore que cela, le système « Build-and-Battle » se doit d’être manipulé correctement. Il s’agit en fait d’une mécanique ultra-jouissive qui vous permet, via un rapide menu en temps réel, de commander divers éléments du jeu et d’en profiter instantanément. Bien sûr, cela n’est pas gratuit et il vous faudra dépenser du Rift, une certaine quantité en fonction de la chose voulue. Par exemple : vous vous trouvez face à une dizaine d’ennemis, et vous savez que vous n’allez pas faire long-feu. Grâce à la touche Triangle, vous choisissez de déployer un bunker (oui oui, un bunker) en l’échange de trois unités de Rift. Et bim, un immense édifice tombe du ciel là où vous l’avez demandé, et se déploie dans un style du plus bel effet. On apprécie énormément ce genre de truc, parce qu’en plus d’être visuellement bluffant, c’est quand même très pratique et intéressant stratégiquement. Ainsi, on peut faire apparaître des murailles, des tourelles, des tanks, des aéro-motos, des buggys, des jetpacks, des tours de sniper, et bien d’autres.
 
 
L’action est assez rythmée justement grâce à cette option originale. Avec cela, ajoutez-y la très bonne composition musicale de Chris Lennertz, et des graphismes propres sans pour autant être éblouissants et vous avez un bon aperçu de ce qui vous attend. Au final, sans être mauvais, le mode solo attire au début mais ne captive pas. Les objectifs sont assez répétitifs et peu intéressants, l’histoire anecdotique et les environnements bien trop proches des maps multi. On le verra plutôt comme une sorte de didacticiel géant de 5-6 heures scénarisé, qui a le mérite d’être présent sur le Blu-Ray contrairement au précédent épisode et de nous faire apprendre toutes les bases de la jouabilité, mais on n’y touchera plus vraiment une fois bouclé pour se concentrer pleinement sur la partie qui nous intéresse, que vous avez déjà deviné depuis longtemps.
 

Tu le sens mon gros mécha Transfomers ?

Et là, c’est la métamorphose. Alors que le solo s’avérait un poil fade, lorsque l’on atterrit sur une partie online, on a l’impression de redécouvrir le jeu. « Atterrir », c’est le mot puisque Starhawk fait dans l’originalité : lors de chaque respawn, vous choisissez un endroit sur la map où vous allez être… largué dans une capsule. Une fois dans les airs, il est possible de diriger légèrement la navette avant de s’écraser violemment sur le sol, libérant notre personnage sur la terre ferme. Carrément classe ! Et la vraie dinguerie, c’est de regarder autour de soi. La liberté d’action étant assez large, cela donne lieu à des champs de bataille assez monumentaux, surtout à 32 joueurs. On a alors des hawks (les fameux avions qui se transforment également en robots bipèdes comme des Transformers) qui déchirent le ciel, mitraillant le sol et se pourchassant dans l’atmosphère. On a des soldats, se mitraillant au sol au fusil à pompe, à la mitraillette, au lance-roquette, au lance-flamme, aux grenades, on a des tanks qui pulvérisent tout sur leur passage, des rayons mortels de snipers effleurant votre peau, et, surtout, on a bien des bâtiments qui tombent du ciel afin de se déployer sur le sol. C’est parfois un peu le bordel, mais vu la grandeur de certaines maps, on a franchement de quoi s’amuser. Le fun est au rendez-vous, et c’est bien ce qui compte. Même si l’on se fait massacrer en avion, rien que le fait d’avoir effectué une course poursuite absolument épique dans les cieux a de quoi vous réconforter pour vos douze prochaines morts. Il en est de même pour les combats en véhicules terrestres, ou plusieurs joueurs peuvent monter dans un seul et même bolide afin de se partager les tâches, ou encore les différentes bases qui se construisent spectaculairement sous vos yeux grâce au système « Build-and-Battle »… Une tuerie.
 

C’est quand même vachement mieux à plusieurs

Cependant, on regrettera le trop peu nombre de modes de jeu, et surtout leur classicisme malgré leur efficacité. Deathmatch en équipe ou en chacun pour soi, capture de zone… Rien de bien innovant, mais les manières de jouer sont suffisamment complexes et diversifiées que le tout est largement rattrapée. De même pour les environnements, dont on a vite fait le tour. Heureusement, on nous a affirmé que tous les prochains DLC seront entièrement gratuits, on espère donc un peu plus de maps… Quoiqu’il en soit, le multijoueur est follement amusant, et c’est bien ce qui compte puisque l’on y restera de longues journées. En effet, en plus du système de level-up de tout bon MMO qui se respecte, bien qu’assez peu complexe, on peut, cerise sur le gâteau, jouer en écran splitté online comme comme offline. Une option bien oubliée aujourd’hui par la majorité des développeurs, mais qui étaient déjà présente dans Warhawk et que nous avons le grand plaisir de retrouver ici. On peut donc affronter des dizaines de joueurs, tout en ayant son pote à côté de soi jouant avec vous dans la même équipe. Il faut bien avouer que, même si ce n’est pas innovant, c’est fichtrement jubilatoire, surtout ici avec les tonnes d’actions réalisables. On peut aussi personnaliser son personnage de la tête aux pieds, et aussi ses véhicules. Alors certes, personne ne prendra le temps de vous admirez, mais TMTC que tu as la classe. L’aspect « Customisation » est également accentué avec les clans (les teams), que l’on peut constituer. En plus du nom qu’il faudra choisir, on peut créer son propre emblème grâce à un petit éditeur simple et efficace, etc. Vraiment, toutes les erreurs du solo sont compensées et oui, Starhawk remplit son contrat : nous faire kiffer en multi. Nous n’en attendions pas moins.
 

Article rédigé par Naxi , le

En dépit d’un mode solo s’apparentant plus à un gros didacticiel, le multijoueur s’avère vraiment réjouissant de par sa grande liberté d’agissement. Ses originalités d’actions, comme le « Build-and-Battle », son respawn novateur ou ses nombreux véhicules et armes disponibles font de Starhawk un excellent titre en multi. De plus, la réalisation graphique et sonore est de bonne facture… Tenté ? Vous pouvez craquer, nous avons là une valeur sûre de l’univers PlayStation.

Points positifs

  • Le système "Buid-and-Battle" d'enfer
  • Le respawn sympa
  • L'univers far-west de l'espace
  • La possibilité de jouer en écran scindé en multi
  • Des serveurs online en béton (pas de lags, pas de problèmes de connexion, etc.)
  • Un mode solo !

Points négatifs

  • Le mode solo un peu léger...
  • Des temps de chargement longuets
  • Le nombre de maps un peu juste
  • Le fâcheux pass Online à la mode

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