Test : The Ratchet & Clank Trilogy

The Ratchet & Clank Trilogy - PS3

Genre : Action/Plate-forme

Date de sortie : 08 juin 2012

Genre
Action/Plate-forme
Date de sortie
08 juin 2012 - France
Développé par
Idol Minds
Edité par
Sony Computer Entertainment
Disponible sur
PS3, PSVita
Parfois appelé
Ratchet & Clank Trilogy, r&c trilogy, r&c hd collection, ratchet & clank hd collection
Modes de distribution
Boutique
PlayStation Network
PEGI
 Interdit aux moins de 7 ans
 Violence

Il y a dix ans, un lombax du nom de Ratchet s’alliait au petit robot Clank, formant une équipe sensationnelle lancée contre les menaces intergalactiques. De nos jours, les nombreuses aventures de nos deux compères sont devenues cultes : pleines d’humour, d’ingéniosité et grosses bastons, elles nous ont envoûté et sont restées inoubliables dans l’historique vidéoludique. Ce dixième anniversaire, c’est l’occasion pour le talentueux studio Insomniac Games de nous faire (re)découvrir les trois premiers épisodes de la saga, parus sur PS2 et aujourd’hui réédités en HD avec des trophées sur PS3. La recette habituelle pour ce genre de compilation, mais qui a ici quelques ingrédients en plus…

 
 
Sorti en 2002, le premier épisode de la saga a connu un franc succès. Série connue pour ses grandes similitudes avec Jak and Daxter, et aussi Sly, elle n’a pas innové dans son genre mais y a appliqué les grandes règles avec brio.
 

«Et si vous n'êtes pas contents, bande de sales morveux, gémiards et pleurnicheurs, vous n'avez qu'à prendre vos jérémiades et VOUS LES FOUTRE AU C... Tu filmes encore ? EH BEN ARRÊTE CRÉTIN !»

Ratchet est un lombax, et plus précisément le dernier de son espèce (ce que nous apprendrons dans la trilogie Future sur PS3). C’est sur sa planète natale Veldin que tout commence… Mécanicien, Ratchet rêve d’aventures, de gloire et d’action. Mais hélas, notre héros à fourrure est coincé depuis toujours sur sa terre, faute de vaisseau dans lequel voyager. C’est pourquoi il s’en construit un lui-même… mais il lui manque une pièce primordiale. À quelques planètes d’ici, dans la galaxie de Solana, naît Clank. Anomalie d’une chaîne de robots hostiles, ce dernier est bien plus intelligent et perspicace. Et il comprend bien qu’il n’a rien à faire ici… Après une longue course poursuite, Clank parvient à s’échapper de sa planète, mais s’écrase accidentellement sur Veldin. Ainsi, les deux personnages font connaissance, et naît alors une amitié qui durera pendant des années… Le petit robot répare son vaisseau, et lui explique le problème : le président blarg Drek est en train de mettre au point un plan machiavélique pour faire survivre son espèce. Il compte piller les différentes ressources de toutes les planètes aux alentours afin de créer un monde parfait pour lui et ses semblables, et ainsi couler des jours paisibles… Que nenni ! Car désormais, deux aventuriers sont là pour l’en empêcher. Et ils sont particulièrement adorables.
 
 
Doublé par Marc Saez et Martial Le Minoux, Ratchet & Clank imposent dès le début leur personnalité. Un charisme envoûtant puisqu’on se plaira à les écouter tout au long du jeu avec délice. Débordant d’humour, l’aventure de Ratchet & Clank a de quoi faire sourire : on se marre, on est attendri, et on prend son pied à dégommer tout ce qui bouge. Si, au final, le scénario tient sur un timbre-poste, l’intérêt n’est pas là mais plutôt dans la nature des différents protagonistes de l’histoire. Ratchet, Clank, Drek bien entendu, mais aussi le légendaire Capitaine Qwark, ou le mythique Plombier. Des personnages reconnus de l’univers PlayStation, et pour cause : ils nous font bien marrer ! Mais ce n’est pas tout. L’univers ultra-futuriste est rempli de charme : on se balade de planètes en planètes, chacune disposant de ses propres marques, de ses environnements, de ses ennemis, de ses thèmes musicaux… La bande-son, justement, composée par David Bergeaud (un français !), colle merveilleusement bien à l’ambiance. C’est peut-être la nostalgie qui parle, ceci-dit…
 
 
La particularité des Ratchet & Clank, c’est incontestablement son nombre d’armes et de gadgets impressionnants. Quelques exemples ? Le morphorayon qui transforme les ennemis en poulets, l’aspiro-canon qui ingurgitent les méchants et les recrachent avec violence, ou encore l’indémodable T.E.L.T. (T’Eclater La Tronche) à la puissance de feu dévastatrice… Il y en pour tous les goûts. Cela amène finalement à un gameplay varié, et à la base déjà solide puisque Ratchet se manie au doigt et à l’œil. La 3D est, du moins pour l’époque, merveilleusement bien maîtrisée, les phases de plate-forme ingénieuses (que ce soit sauter sur un bloc, glisser sur des rails géants, des parcours aquatiques, des moments de voltiges…) et les combats plaisants (de la baston au sol, mais aussi dans des tourelles fixes, dans des vaisseaux spatiaux, etc.). Clank est également de la partie avec son propre gameplay, un poil plus complexe que son compère. Enfin, ce premier épisode se termine en une quinzaine d’heures, ne lasse pas et fournit du plaisir continuellement. Une petite perle !
 

« L’espace, c’est grand, immensément grand, au point que si tu y perds tes clés de voiture, il te sera quasiment impossible de les retrouver.»

Ratchet & Clank 2, c’est sans aucun doute possible la plus grande innovation dans l’histoire de la série. Là où des sagas se contentent simplement d’améliorer leurs éléments, R&C 2 en rajoute des dizaines, à tel points que les épisodes suivants auront du mal à proposer quelque chose de vraiment nouveau. Est-ce pour autant trop d’un coup ? A-t-on du mal à tout ingurgiter, s’y perd-on à travers ce flot d’actions inédites ? Non, ô que non ! C’est tout à fait jubilatoire. L’univers, qui prend place sur de nouvelles planètes, est encore plus vaste et toujours aussi savoureux. Les armes et gadgets sont encore plus nombreux (beaucoup plus, même), l’humour encore plus ravageur, tout est plus… grand. R&C 2 signe également l’apparition des arènes, des courses d’aéromotos, des systèmes d’évolutions d’armes et de vie, du déplacement latéral, des armures, de nouveaux types d’énigmes, et de tellement d’autres choses que tout lister prendrait un temps fou. C’est d’autant plus étonnant que ce deuxième opus n’est sorti que seulement un an après R&C premier du nom ! Insomniac a vraiment fait un travail formidable et réalise ici un des meilleurs épisodes de la saga.
 
 
Bien évidemment, le jeu n’est pas exempt de défauts. L’histoire n’est toujours pas très recherchée, et très prévisible, le but du jeu consiste toujours malgré tout à atteindre un point A en dégommant tout ce qui bouge (mais est-ce vraiment un défaut… ?), et, et… et non, R&C 2 est vraiment excellent. Graphiquement, le moteur est optimisé afin d’afficher encore plus de détails à l’écran qu’auparavant, et cela se voit : les environnements sont très précis et fourmillent de vie. On adore, surtout que cet épisode est long : une vingtaine d’heures seront demandées pour terminer l’aventure… ainsi qu’une bonne poignée d’autres afin de tout débloquer. Qwarktastique !
 

«Dites bonjour au… BROUILLEUR DE CERVELLE HYPERSONIQUE !»

Enfin, le troisième épisode est celui qui n’innove pas beaucoup mais perfectionne le tout. Si le nombre d’armes a diminué, chacune d’entre elles n’en restent pas moins extravagantes et surtout nouvelles. Ainsi, nous avons droit d’utiliser un fouet plasma, un pistolet givrant ou encore le fissurateur qui envoie un mini trou noir assez mortel. Si l’humour est omniprésent, comme à l’habitude, R&C3 voit l’apparition DU méchant de la série : le Docteur Néfarious ! Ce dernier, assisté par son fidèle Lawrence, souhaite transformer tout être organique de la galaxie en robot. Plus facile à dire qu’à faire, surtout lorsque Ratchet et Clank sont lancés pour l’arrêter ! Mais cette fois-ci, les deux p’tits gars feront partie d’une équipe. Et pas n’importe laquelle, puisq’il s’agit de celle de Qwark. Absolument hilarant, le célèbre capitaine est ici accompagné de son entraîneuse, la gueulante Helga, ou encore de Skrunk, un singe cyclope extra-terrestre qui ne manque pas d’humour. On a également droit à une parodie de Britney Spears façon robot, et bien entendu à notre Super Agent Clank. Vraiment, cet opus respire la bonne humeur !
 
 
Mais hormis sa campagne géniale, R&C3 apporte tout de même une grosse nouveauté : le multijoueur. Que ce soit en écran scindé ou en ligne, il est désormais possible de blaster la gueule de ses adversaires, que ce soit à pieds ou en véhicules. Particulièrement fun, ce mode a la chance d’être ici conservé pour cette trilogie, et même refait puisque l’on peut désormais affronter huit ennemis en ligne ! Un élément qui rajoute bien du temps de jeu à un solo tournant autour de la quinzaine d’heures. Croyez-moi, vous n’allez pas vous ennuyez avec ces trois jeux cultes.
 

«Oh John, vous me faîtes redevenir petit garçon. »

Si les trois softs restent les mêmes, c'est-à-dire absolument géniaux, ils se voient tous reliftés. Et quelle refonte ! Alors que la plupart des autres développeurs se contentent juste d’appliquer un filtre HD basique, ici, Idols Minds (studio à l’origine de PAIN, et ici désigné pour le portage de la série sur PS3), s’est débrouillé comme un chef. En fait, pour tout vous dire, on est pas loin d’un véritable jeu PS3, et ce dès le premier opus. Les textures sont retouchées, fines, les environnements fouillés, les animations savoureuses ! Seuls le moteur physique et les cinématiques laissent apparaître les limites techniques de l’époque. Et au moins, ces dernières ainsi que les menus sont en 16/9 et en HD, pas comme certaines autres compilations à moitié retouchées… Bref, le portage est assez fantastique. En revanche, il faut noter les quelques bugs qui sont apparus dans cette nouvelle version. Par exemple, pour R&C 1, certains icones sont aplatis (voir image), les pupilles des personnages disparaissent parfois, etc. Mais étant donné qu’un patch est bientôt prévu… on peut dire que ça va. On peut également jouer en 3D stéréoscopique, histoire de se plonger encore plus dans l’univers intergalactique, et les trophées sont également présents pour rajouter quelques heures de jeu. Cependant, on regrettera l’absence de bonus inédits, bien que les jeux en soient déjà dotés d’un certain nombre appréciable. Bref, si vous avez des sous à dépenser, foncez.

Article rédigé par Naxi , le

The Ratchet & Clank Trilogy a non seulement le mérite de nous faire (re)découvrir l’une des meilleures sagas d’action/plate-forme de tous les temps, mais aussi celui de la relifter à merveille. Un des meilleurs portages de jeux PS2 sur PS3, et l’on est bien content que ce soit cette franchise qui en bénéficie. Courez l’acheter.

Points positifs

  • Une des meilleures remasterisations de jeux PS2 à ce jour
  • Ratchet & Clank, une saga absolument géniale
  • La 3D, les trophées et...

Points négatifs

  • ... pas de bonus rajoutés
  • Pas mal de petits bugs ci et là

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