Test : Octodad : Dadliest Catch

Octodad : Dadliest Catch - PS4

Genre : Simulation de pieuvre

Date de sortie : 23 avril 2014

Genre
Simulation de pieuvre
Date de sortie
23 avril 2014 - France
Développé par
Young Horses
Edité par
Young Horses
Disponible sur
PC, PS4, PSVita, Wii U, Xbox One
Modes de distribution
PlayStation Network

Le saviez-vous ? L’expression What The Fuck a été inventée pour qualifier Octodad : Dadliest Catch. Vous ne le croyez pas ? Pourtant, le jeu de Young Horses raconte l’histoire d’un poulpe père de famille qui veut se faire passer pour un humain. Si ça, c’est pas WTF, on ne sait pas ce qui l’est. Le gameplay du jeu tourne d’ailleurs autour de cela. La question est alors : grosse blague ou vrai jeu ?

Test effectué à partir d'une version PS4

 
 
C’est l’histoire d’un poulpe. Appelons-le Robert parce que Paul, c’est déjà pris et que ce poulpe là ne prédit pas les résultats de foot. Cependant, il a une femme et deux enfants humains et il se fait passer pour un humain depuis des années malgré un cuisinier qui le pourchasse. En trois lignes de pitch d’Octodad : Dadliest Catch, on imagine déjà les développeurs de Young Horses en train de consommer toutes sortes de produits illicites lors de la conception du jeu. Peut-être est-ce vrai mais ce n’est pas le problème. Ce qui nous intéresse, c’est de savoir si, outre son pitch complètement fou, Octodad tient la route en tant que jeu. La réponse est oui.
 

Blrlblubrblbblrb

Le but du jeu est d’effectuer des tâches de la vie quotidienne avec ce poulpe à la physique particulière. En effet, petit cours de biologie pour les nuls, il n’a pas de squelette comme nous et ses gestes sont donc plus qu’approximatifs. Vous devez donc le faire marcher et agir dans la vie de tous les jours. Ses mains sont gérées par les joysticks. Quant à ses pieds, il faut appuyer sur les gâchettes pour les manier grâce aux joysticks. Cela peut paraître compliqué comme ça mais la prise en main se fait plutôt facilement et c’est là une force du jeu. Bien sûr, la difficulté réside ensuite dans les gestes très flottants du poulpe qu’il faut ensuite maitriser mais ce ne serait pas drôle. Un peu de patience fera l’affaire pour y arriver (et c’est bien la patience dans le jeu vidéo par les temps qui courent). Bien sûr, certains auront du mal à passer au-delà de ce gameplay atypique et ne correspondant à aucun des carcans actuels, et on aura donc envie de nous contenter d’un : « Tant pis pour eux ». Le game design est plutôt bien pensé pour mettre en pratique ce gameplay plus qu’original. Il y a des jeux de lancers, des passages d’adresse sur une poutre ou bien de la grimpette. Tout pour mettre votre maitrise du corps poulpeux à l’épreuve de manière variée et sans provoquer l’ennui. Le jeu est ainsi parsemé de bonnes idées. De plus, le fait de rater telle ou telle action ne finit pas dans la frustration mais dans un éclat de rire sur du bon vieux comique de situation tant voir ce corps tout gélatineux gigoter dans tous les sens et cassant tout sur son passage est hilarant (surtout couplé au "Blulblbulblbublb" du céphalopode). Un humour à l’ancienne qui fait toujours mouche, en somme.
 

La pieuvre par quatre

La durée de vie sera peut-être l’argument le plus repoussant pour les joueurs. Le jeu se boucle en 3 heures. Les plus obstinés feront tout pour trouver les 30 cravates (bien) cachées mais cela ne prolongera pas tant que ça l’aventure. Un vrai plus, en revanche, c’est le mode coop où chaque joueur dirige l'un des membres du poulpe. Un mode bien convivial et qui promet pas mal de rigolades et une nouvelle manière bien valable d’aborder le jeu. Outre cela, le jeu baigne donc dans une ambiance humoristique bien maitrisée. En plus du comique de situation cité plus haut, les cinématiques proposent quelques moments bien marrants sur la base du quiproquo et bourrés de références et des dialogues où chaque balbutiement du céphalopode est qualifié (du style balbutiement légèrement gêné ou balbutiement d’amour emporté…), on se poile jusqu’à la fin du scénario qui est sympathique. Le seul regret sera le visuel du jeu qui est vraiment digne d’une PS2 et, surtout, est quelconque. Il aurait été sympa de trouver quelque chose avec un peu plus de personnalité pour aller avec le concept fort et maitrisé du jeu. On pourrait faire le même reproche à la musique (sauf pour le thème entrainant du début).
 

Article rédigé par Neo , le

Octodad nous a fait marrer. Octodad propose un gameplay différent bien pensé et qui nous sort des sentiers battus. Pour tout cela, le jeu est hautement recommandable. Bien sûr, il s’agit d’une petite friandise (3 heures) qui ne changera pas la face du jeu vidéo mais il fait le travail. Le mode deux joueurs rajoute, en plus, une bonne dose de fun. On regrette juste que le jeu manque de personnalité graphiquement parlant (les graphismes qui sont en plus un peu PS2). On surveille donc l’avenir du studio Young Horses qui est bien prometteur.

Points positifs

  • Le gameplay atypique du poulpe
  • Le mode coop
  • L'humour hilarant du jeu
  • Le thème entrainant
  • Pas frustrant du tout (et très drôle dans l'échec)
  • Des situations variées

Points négatifs

  • Graphiquement quelconque
  • Le gameplay repoussera certains joueurs habitués à l'assistance
  • Les musiques tout aussi quelconques que les graphismes
  • Trop court (3 heures)

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