Test : Persona 5

Persona 5 - PS4

Genre : RPG lycéen

Date de sortie : 04 avril 2017

Genre
RPG lycéen
Date de sortie
04 avril 2017 - France
04 avril 2017 - USA
15 septembre 2016 - Japon
Développé par
Atlus
Disponible sur
PS3, PS4
Modes de distribution
Boutique

Rare est le jeu qui sait émouvoir. Rare est le jeu qui sait prendre aux tripes. Rare est le jeu qui fait réfléchir ! Combien de temps cela fait-il que nous n’avions pas été transportés par un JRPG ? Où sont passés les Chrono Cross, Xenogears et autres Suikoden ? Mais voici revenu le temps des jours joyeux ! Persona 5 est là ! Pour notre plus grand plaisir. [Test import]

Test effectué à partir d'une version PS4

Tout commence par un vol dans un casino, car oui, le thème de Persona 5 sera celui du larcin ! Ce n’est pas innocent que le Persona principal du héros soit Arsène Lupin ! Nous sommes en possession de l’objet dérobé et essayons de nous enfuir. On apprend rapidement que les gardes sont en fait des monstres, que l’on peut se cacher pour les éviter et que, si combat il y a, on peut défoncer l’ennemi à coups d’épées, de sorts et d’armes à feu. Cette course-poursuite dans le casino fait office de tutoriel, qui pour une fois n’est pas ennuyeux mais est très rythmé. Ce début en fanfare permettra de lancer l’intrigue qui après seulement 20 minutes nous a complètement conquis et hypnotisé. On veut savoir la suite !  

Perse son A


On se rend compte rapidement que cette introduction n’était qu'une mise en bouche et que le tutoriel durera bien une bonne dizaine d’heures de jeu durant lesquelles le gameplay, assez complexe dans sa globalité, nous sera expliqué. Petit à petit, les possibilités s’accroissent jusqu’à ce que le jeu nous offre une pleine liberté. Si l’on avait encore un doute, il n’a plus lieu d’être, nous sommes bien dans un Persona. Pour les profanes, un Persona c’est avant tout une unité de temps qui se passe sur une année scolaire nippone, d’avril jusqu’à mars, un système de combat calibré au poil avec une difficulté assez élevée même en normal si l’on ne prend pas le temps de comprendre les mécaniques du jeu, et des donjons à explorer dans un temps imparti (en général deux semaines) qui sont impossibles à finir d’une traite. Un Persona est avant tout un donjon crawler, mais en mieux car l’histoire y est vraiment béton



Une critique de la société

Le scénario est toujours un point fort dans un Persona. Le héros de l’aventure se retrouve transféré dans une école après avoir était impliqué dans une sale histoire et s’être retrouvé en liberté conditionnelle. Il va vite s’apercevoir, comme dans tous les Persona, qu’il a la capacité d’aller dans un monde parallèle infesté de Shadows, les bad guy de la série.

Le point fort est qu’Atlus utilise en général ce monde parallèle, représentant plus souvent les vices de chacun, pour faire une critique de la société en général. Persona 4 se permettait par exemple de poser des questions sur les problèmes d’identité des jeunes comme leur genre ou leur orientation sexuelle dans une société qui au final pose des étiquettes. Persona 5, lui, se recentre sur le Japon. L’histoire se passe maintenant à Tokyo, centre dynamique du Japon. Tout y passe : les politiques, l’économie, le harcèlement moral et sexuel, l’asservissement des salariés par les entreprises, rien n’est épargné. Persona 5 n’y va pas avec le dos de la cuillère.



Des donjons travaillés

Ces vices, il faudra y faire face dans les donjons. Peut-être le principal défaut d’un Persona. Longs, moches et monotones, il était difficile d’apprécier l’exploration des donjons dans les anciens épisodes. Seul le système de combat permettait de rompre la monotonie en prenant plaisir au combat. Persona 5 gomme ce défaut en arrêtant de faire appel à des donjons aléatoires. Ici, tous les donjons principaux sont réfléchis et construits amoureusement à la main, et cela se ressent car ils sont beaucoup plus beaux. Les développeurs ont pu insuffler un peu d’âme et bosser le design de chaque donjon.

Le game design ingénieux permet de renouveler les mécanismes d’évolution au sein de chaque donjon, rompant la monotonie. Mais ils ont aussi amélioré les mécaniques d’exploration. Si avant on avançait stupidement dans un labyrinthe jusqu’à en trouver la sortie, maintenant il est possible de se cacher comme dans un jeu d’infiltration et d’attaquer par surprise un ennemi pour avoir l’initiative, comme un véritable voleur. Il est d’ailleurs fortement déconseiller d’y aller comme un bourrin car, d’une part ne pas avoir l’initiative est souvent synonyme de mort et, d’autre part, se faire voir fait monter une jauge d’alerte que chaque boss de donjon possède. Le but est maintenant d’avancer discrètement jusqu’à son objectif sous peine de devoir sortir du donjon si la jauge d’alerte du boss du niveau se retrouve à 100 %.



Un contenu extraordinaire

Persona, ce n’est pas seulement du donjon. Comme dit précédemment, il va se passer toute une année scolaire durant laquelle il faudra tisser des liens avec son entourage, notamment les membres de votre équipe pour débloquer de nouvelles compétences en combat, étudier, faire du sport et tout autant d’activités qui monteront nos habilités sociales comme la gentillesse, le savoir, le charme ou encore la dextérité. Certaines quêtes secondaires ne pourront pas être finies si l’on ne possède pas une gentillesse suffisante, par exemple, et ne comptez pas conquérir l’élu(e) de votre cœur sans un minimum de points en charme et en intelligence. Vous l’aurez compris, dans Persona il y a énormément à faire entre deux explorations de donjons. Jouer à l’UFO catcher, avoir un baito (terme japonais pour désigner un petit boulot gagne-pain), commencer une carrière politique ou même faire appel à une maid pour passer le temps, autant d’activités qui enrichissent l’univers du jeu qui demandera au moins, pour en venir à bout quasiment en ligne droite, une centaine d’heures de jeu.

Article rédigé par Wildchoc , le

Persona 5 est tout simplement une tuerie. Atlus nous démontre une nouvelle fois leur savoir-faire en RPG et nous propose une nouvelle aventure avec un scénario qui vous prend pour ne vous relâcher que cent heures de jeu après avec plein de questions métaphysiques dans le ciboulot. L’exploit est d'autant plus fort que le studio nippon, en plus de sublimer son point fort (système de combat, ambiance, scénario), a réussi à corriger son point faible (monotonie des donjons, graphismes à la rue, enrobage minimaliste) en les retravaillant et proposant un quasi sans faute. Un jeu qui entre au panthéon des meilleurs RPG du siècle et qui nous redonne espoir dans les productions nippones de RPG, surtout après le catastrophique FFXV.

Points positifs

  • La réflexion sociétale que le jeu propose
  • Les musiques
  • L'enrobage
  • Les menus
  • Morgana
  • Le système de combat
  • L'ambiance
  • Le contenu

Points négatifs

  • Peut-être trop long pour certains ? Et encore, cela peut être un point fort...
  • Rien d'autre

A propos de l'auteur

Wildchoc

Wildchoc

31 ans | Tanuki lubrique

Le wildchoc sauvage est un petit animal farouche au poil soyeux. Passionné de jeux vidéo il ne sort que très peu souvent pour subvenir à ses besoins naturels tels que se nourrir et se reproduire. Il est cependant facile d'en capturer un en faisant résonner à l'extérieur de sa tanière une douce musique Chip tune. Pourquoi en attraper un ? Ils font en général de très bon coussins.

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