Test : The Binding of Isaac : Rebirth

The Binding of Isaac : Rebirth - PS4

Genre : Kill Mommy

Date de sortie : 04 novembre 2014

Genre
Kill Mommy
Date de sortie
04 novembre 2014 - France
Développé par
Nicalis
Disponible sur
3DS, IOS, PC, PS4, PSVita, Wii U, Xbox One
Modes de distribution
PlayStation Network

Déjà sorti en 2011, The Binding of Isaac fait son retour dans une version Rebirth qui apporte du contenu supplémentaire. Vu qu’on n'avait pas pris le temps de s’arrêter sur le jeu à cette époque, ce test va vous révéler ce qu’on pense de l’autre jeu connu d’Edmund McMillen, le créateur de Super Meat Boy. Et on revient sur les ajouts de cette version en fin de test.

Test effectué à partir d'une version PS4

 
 
Isaac est un petit garçon qui part mal dans la vie. Sa mère est une folle qui, en plus, est très portée sur la religion. Ce qui fait que quand elle entend une voix qui lui dit qu’il faut tuer son fils, elle s’exécute sans y réfléchir à deux fois. Isaac n’a donc d’autre choix que de se réfugier dans le sous-sol mais il risque d’y faire des rencontres encore plus dangereuses que sa mère. Tout cela pour nous offrir un Rogue-Like (jeu qui génère des niveaux aléatoirement pour ceux qui ne suivent pas) fort agréable. Ici, on se retrouve avec une vue de dessus pour affronter des donjons organisés en plusieurs salles en tirant les larmes du petit héros pour éliminer les monstres du sous-sol et passer à la salle suivante.
 

Œdipe is your love ?

Le concept de base est donc ultra simple. Mais Edmund McMillen en a profité pour y incorporer des tonnes des variantes pour que le joueur ne se lasse pas de sitôt. Ainsi, on se retrouve avec un enchainement de salles qui se renouvellent à chaque partie. On découvre toujours de nouveaux ennemis, surtout si l’on s’enfonce de plus en plus dans les profondeurs du jeu. Certains vous sautent dessus, d’autres vous envoient des gouttes de sang ou des lasers. Il en est de même pour les boss. Bref, il y a de quoi faire pour avoir du renouvellement à chaque fois. De plus, il y a quelques salles spéciales comme, entre autres, un magasin pour acheter des items ou une salle d’arcade pour gagner des cœurs ou des pièces. Mais là où McMillen impose son génie, c’est en proposant un multitude énorme d’items qui vont donner des pouvoirs à notre héros ou influer sur ses stats (vitesse de déplacement, dommages causés par les larmes…). Tout cela pour proposer une expérience différente à chaque partie, tant il y aura toujours des pouvoirs pour changer la prise en main du jeu. Ici, vous trouverez un gadget qui permet de charger le tir, ce qui est totalement différent du mitraillage auquel on s’adonne avec le prise en main de base. Là, vous aurez droit à un pouvoir vous permettant de voler, ce qui permet de récupérer des items inatteignables autrement à cause du vide ou de se mettre à l’abri des ennemis terrestres en allant flotter au dessus d’un zone d’eau. Tout cela fait que chaque mort, et il y en aura beaucoup car ce jeu est loin d’être facile, n’est pas une punition mais ne fait que motiver pour recommencer et découvrir de nouveaux bonus. Il y en a de très cools comme un rayon laser bien badass et puissant. On notera enfin la possibilité de débloquer des personnages qui peuvent partir avec des pouvoirs de base (comme pouvoir régénérer un cœur de santé) et quelques contraintes en échange (moins de cœurs, moins de dommages causés). Bref, ce jeu a une mission : proposer une véritable variété de contenus. On peut assurément dire qu’il y arrive de main de maitre.
 

Le hasard fait bien les choses (ou pas)

The Binding of Isaac est un jeu dur mais pas injuste. Il y a une véritable impression de progression dans la maitrise du jeu à mesure que l’on enchaine les runs. Bien sûr, comme le jeu génère aléatoirement les niveaux, il peut arriver qu’il y ait un enchainement de salles avec des ennemis qui nous allument de manière violente. Ce qui pourrait paraître comme injuste. Heureusement, cela ne provoque jamais assez de frustration pour nous dégouter et on relance assez facilement une partie. D’autant plus que notre échec vient plus du fait que l’on n’était pas encore au niveau que d’un troll du jeu. McMillen a trouvé un équilibre parfait entre difficulté et impression de progresser malgré tout. D’autant plus que la prise en main se fait facilement : un joystick pour se déplacer et l’autre pour tirer. Bref, cela aide définitivement à rendre le jeu appréciable avec sa difficulté assez corsée. A tout ce contenu s’ajoutent des challenges où il s’agit de parcourir le jeu avec des contraintes comme faire le jeu dans le noir quasi complet ou avoir des larmes qui partent dans tous les sens. Un ajout assez sympathique qui augmente la durée de vie immense du jeu (il suffit de voir des Youtubeurs qui ont fait 500 vidéos sur le jeu pour s’en convaincre).
 

Malsain ? Vous avez dit malsain ?

Même si The Binding of Isaac est un pur jeu de gameplay, le cadre et l’ambiance n’ont pas été négligés et sont l'une des forces du soft. L’histoire est, certes, relativement simple mais le jeu baigne dans une ambiance délicieusement malsaine avec sang, larme, chair et caca. Ce qui donne un certain cachet au jeu qui fait qu’on ne l’oublie pas. De plus, il est baigné de références à la bible, ce qui confère une certaine cohérence et devrait faire plaisir aux joueurs qui aiment sur-interpréter les choses. Pour le reste, Isaac offre une esthétique de dessin simplet qui colle avec l’ambiance générale. On regrettera juste que cette version Rebirth ait choisi de lâcher la musique du jeu original qui était bien meilleure pour une sorte de musique d’ambiance assez oubliable. Dommage.
 

The Binding of Isaac : René

Mais c’est bien l'un des rares défauts de cette version Rebirth. On ajoutera le fait que la version PS4 force un étirement du jeu au 1080p, ce qui donne aux graphismes un côté pixels moche. Un filtre permet d’altérer cet effet mais cela fait toujours un peu tâche. La version PS Vita, pour le coup, est parfaite à ce niveau-là. Quoiqu’il en soit, cette resucée du jeu apporte de belles nouveautés comme l’arrivée de grandes salles qui sont pleines d’ennemis et qui risquent de faire plaisir aux fans de challenges corsés. De plus, cela ajoute une certaine variété dans le jeu qui n’en demandait pas tant mais qui est toujours la bienvenue. On trouve aussi l’ajout d’un mode normal plus accessible pour les novices. Bien sûr, il existe un mode Hard pour les habitués qui veulent retrouver la difficulté du jeu original. De plus, le mode normal est loin d’être une promenade de santé, il garde une certaine difficulté qui fait que le jeu est loin d’être dénaturé. Cette nouvelle version apporte aussi son lot de nouveaux monstres, personnages, items, niveaux, boss, coffres… De quoi apporter des vrais plus à la variété de base. On notera la présence d’un système de sauvegarde pour un petit plus de confort (mais pas pour faciliter le jeu), une map qui peut être étendue et des descriptions d’objet plus précises (même si certaines restent bien cryptiques). Un mode coop est aussi au programme avec le deuxième joueur qui dirige une sorte de petit sidekick volant. C’est toujours plaisant d’avoir ce genre de mode et celui-ci est plutôt bien géré. Et tout cela donne un version revue et corrigée qui plaira autant aux vieux de la vieille qu’aux nouveaux venus pour qui cela sera une belle manière de découvrir ce jeu fantastique (d’autant que c’est la première fois que le jeu sort ailleurs que sur PC).
 

Article rédigé par Neo , le

The Binding of Isaac : Rebirth est donc définitivement un must-play. Le jeu repose sur un concept simple et facile à prendre en main. La facette Rogue-Like est embrassée de la plus belle des manières : chaque nouveau run est une expérience différente des autres avec une incroyable variété de monstres, d’items et de niveaux pour éviter de se lasser. Tout cela dans un équilibre de gameplay fantastique entre difficulté et progression du niveau du joueur qui devrait éviter la frustration. Bien sûr, si vous n’aimez pas du tout l’échec, il vaut mieux éviter le jeu sinon c’est du tout bon. Cette édition Rebirth apporte d’ailleurs un mode Normal qui devrait permettre à certains d’enfin essayer le jeu avec sérénité. Le mode Hard est toujours là pour les fans hardcore. On note surtout l’arrivée des grandes salles qui sont un vrai challenge ainsi que la possibilité de jouer à deux en coop. Bref, cette nouvelle version apporte de vrais plus qui devraient enchanter les fans (et les autres).

Points positifs

  • Un jeu qui se renouvelle à chaque run
  • Les tonnes d'items et de pouvoirs
  • Un challenge équilibré
  • Le mode normal pour les novices et hard pour les habitués
  • Les grandes salles
  • Le mode coop

Points négatifs

  • La musique oubliable
  • Les graphismes discutables sur PS4
  • Allergiques à la difficulté s'abstenir

A propos de l'auteur

Neo

Neo

29 ans | L'élu des gamers

Après avoir détruit la matrice, Neo s'est dit « Pourquoi pas bosser sur GameHope ? ». Un nouveau défi pour l'élu. Après sa victoire incontestable, le monde réel lui paraissait fade et il est retourné dans le virtuel. Il est d'ailleurs en permanence branché à une PS3 en intraveineuse. Egalement passionné de cinéma, on le reconnait à ses yeux injectés de sang à force de passer des heures devant les écrans. Il a malgré tout réussi à apprendre à écrire et, afin de devenir le prochain Victor Hugo, expose sa prose sur GameHope.

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