Test : Breath of Fire 3

Breath of Fire 3 - PSP

Genre : RPG

Date de sortie : Mars 2006

Genre
RPG
Date de sortie
Mars 2006 - France
Développé par
Capcom
Edité par
Nobilis
Disponible sur
PSP

Sony semble ces derniers temps vouloir nous ressortir certains de ses grands succès d’autrefois sur la petite dernière, la PSP. Et malheureusement pour nous, ce remake ne déroge pas à la règle du : « Je fais un portage, et je ne modifie pas grand-chose finalement ». Breath of Fire 3 est certes amusant, mais dépassé au niveau technique.

 
 
L’histoire débute dans une mine, où deux mineurs découvrent une espèce de cristal géant. Ravis d’avoir découvert quelque chose d’unique à l’intérieur, ceux-ci le font exploser avec de la dynamite, réveillant au passage un petit dragon tout vert, et aux yeux bien rouges (ca fait kitsch mais bon), qui dormait paisiblement au milieu de cette roche. Il s’agit de Ryu, votre personnage dans ce jeu. Bien évidemment, les mineurs semblent assez violents envers ce petit dragon, et finissent carbonisés par votre terrible « souffle de feu ».

Après quelques minutes de jeu, Ryu sort de la mine, mais se fait capturer et est placé sur un train. Dans quelle direction ? Vous ne le saurez pas, du moins au début du jeu, car vous réussirez à faire basculer votre cage dans le vide… Et vous vous réveillerez transformé en petit garçon, tout nu, et sans pouvoir… C’est alors que vous rencontrerez deux brigands, du nom de Rei et de Teepoo, qui n’hésiteront pas à vous utiliser pour voler de la nourriture, denrée apparemment devenue très rare en ces terres inconnues. C’est également le début de votre longue quête, qui vous permettra de découvrir votre passé, faire ressurgir le dragon qui est en vous, et, comme dans tout bon RPG, sauver au passage le monde…

Je dois avouer que l’histoire est assez intéressante, et ultra-longue. Elle vous permettra de rencontrer des maîtres, qui vous enseigneront diverses techniques, et vous autorisera alors à utiliser divers éléments entre eux pour utiliser les quelques 987 incarnations de dragons possibles. Vous aurez donc du pain sur la planche, et je dois avouer que ce n’est pas plus mal pour un RPG.
 

Tout est parfait dans le meilleur des mondes... enfin presque !

Cependant, le bât blesse toujours quelque part… Et dans le cas de Breath of Fire 3, il y en a plusieurs qui fâchent dès le début du jeu. Ainsi, vous évoluerez dans un monde en pseudo 3D, progressant sur des chemins plus ou moins larges. Et le problème se situe justement bien là, dans la pseudo 3D. Tiré de la PS1, les développeurs n’ont cependant pas trop pensé à retoucher aux graphismes des décors, qui sont eux, violemment pixellisés. C’est donc assez dommage, car la PSP valait mieux que ca.

Le deuxième point noir provient de la musique. Bien que celle-ci soit très agréable à écouter, elle en devient rapidement lassante, car ce sont les quelques mêmes morceaux qui tournent sans cesse… Bien au début, après un heure de jeu, et bien ca en devient très lassant… Que dire donc après soixante heures de jeu ?

Un troisième point noir vient encore noircir le tableau… Les combats aléatoires ! Qui a bien inventé un truc pareil ? D’autant plus que dans Breath of Fire 3, contrairement aux titres de Final Fantasy, il s’agit ici simplement d’un timer ! Toutes les 30 secondes environ, allons-y pour un petit combat, que l’on bouge ou que l’on ne bouge pas ! Et chose encore plus frustrante, les PNJ apparaissant alors à l’écran sont effacés pour laisser la place aux monstres… Lors d’un de mes premiers combats, j’ai même crû que la petite fille présente à l’écran s’était transformée en monstre ! Je conviens qu’il y ait des combats aléatoires, histoire de nous faire progresser en niveau, mais de là à rencontrer des ennemis sans même se déplacer… Je préférais encore le système de Final Fantasy, qui semblait faire surgir des monstres en fonction du nombre de pas réellement effectués.

Tant qu’on est à en parler d’ennemis, il me semble que la balance de jeu soit assez haute… Afin de réaliser l’une des premières missions, il vous faudra passer du temps et prendre du niveau pour espérer battre les adversaires vous attendant dans le manoir de Mc Neil par exemple. De même, il est très frustrant de devoir attendre entre 5 et 10 secondes pour les voir apparaître et commencer le combat, et surtout, d’attendre 10 secondes après celui-ci, le temps que la console réinitialise la position des PNJ…
 

A côté du Côté Obscur, il y a quand même le côté lumineux de l'aschtuche

Contrairement à ce que vous pourriez penser après une telle critique, le jeu n’est pas à jeter pour autant ! Loin de là… Le scénario est long, très long même… La carte, qui apparaîtra finalement assez rapidement dans le jeu, vous permettra d’aller assez vite d’un endroit à l’autre, et cette map est en elle-même déjà immense. De très bonne réalisation, elle vous indiquera régulièrement les endroits possible pour retourner en mode de jeu dans le sens strict du terme. Malheureusement, encore une fois, et contrairement à Final Fantasy, qui reste pour moi une référence certaine, cette carte est en fait constituée de chemins bien définis… Quid donc de la liberté totale de déplacement sur la carte ?

Les graphismes, bien que pixelisés, sont hauts en couleurs, et devraient ravir les plus jeunes joueurs, du moins pour ceux qui comprennent la langue de Shakespeare, car le jeu est intégralement en anglais, et sans aucune voix… Tout y est sous-titré, et malheureusement, certains termes ne sont pas évidents à saisir… Comme dans tout RPG, le dialogue étant déterminant pour savoir que faire et où aller, il sera donc impossible aux joueurs non-linguistes de comprendre précisément que faire et donc d’être immergé dans l’histoire.

Dans Breath of Fire 3, les combats se passent au tour par tour, et il vous faudra utiliser toutes les possibilités pour réussir à vaincre les ennemis. L’interface est assez simple, mais j’ai remarqué des petites difficultés à manier le tout au stick analogique. Il sera donc préférable d’utiliser la croix directionnelle qui elle, est parfaite. Chaque personnage est unique, et possède des habiletés diverses. Ainsi Teepo possède des habiletés d’attaque tels que le feu et la glace, alors que Ryu est défensif, avec des possibilités telles que soigner les blessures. Vous pourrez choisir durant un combat d’utiliser les habiletés, de passer en mode défense, en mode attaque, ou utiliser un objet. On est dans le style classique des RPG. Au niveau des combats donc, c’est classique et plutôt bien réalisé.
 

Copie et remake quand tu nous tiens...

Mais il ne s’agit pas ici d’un simple portage… Les développeurs ont profité de la possibilité WiFi de la PSP pour y inclure un jeu multijoueur… et faire l’histoire avec ses amis.

Enfin, tout comme dans certains Zelda, il est également possible de jouer à un mini-jeu, dans 18 endroits différents. Ce mini-jeu consiste à pêcher des poissons… C’est sympathique, mais l’idée a déjà été utilisée auparavant, et donc on semble être dans un remake…
 

Article rédigé par Vampyre , le

En résumé, on se retrouve avec un bon petit jeu, ayant eu son heure de gloire. Bien que techniquement dépassé, c’est un réel plaisir de goûter enfin à autre chose que des courses de bagnoles sur PSP. Et un RPG, surtout possédant un nombre d’heures absolument faramineux, c’est toujours bon à se mettre sous la dent. Néanmoins, il faudra que vous soyiez parfaitement bilingue, car certains termes utilisés dans Breath of Fire 3, ainsi que certaines constructions de phrases ne sont franchement pas évidents à comprendre pour le néophyte. Il est d’ailleurs dommage qu’un jeu voué à plaire spécialement aux plus jeune, n’aie été traduit qu’en anglais !

Points positifs

  • Histoire très longue
  • Addictif !
  • Haut en couleurs

Points négatifs

  • Les musiques
  • Les combats aléatoires temporels
  • Les graphismes franchement pas dignes d'une PSP

Commentaires