Test : Miami Vice : The Game

Miami Vice : The Game - PSP

Genre : Action

Date de sortie : Juillet 2006

Genre
Action
Date de sortie
Juillet 2006 - France
Développé par
Rebellion 2000 AD
Edité par
Sierra Entertainment
Disponible sur
PSP
Parfois appelé
Miami Vice : The Game

Encore un jeu tiré d’un film. Mieux même : un jeu tiré d’un film tiré d’une série. Non non, pas de Starsky et Hutch. Nous serons en compagnie des deux flics les plus classes des années 80 : Sonny Crockett et Ricardo Tubbs. Bah oui, classe, dans la série. Ils ont un peu changé de têtes pour le grand écran, et forcément un peu plus pour l’adaptation PSP. Mais on s’en fout car on les voit de dos.

 
 
Vos badges ne vous serviront à rien…C’est ce qu’indique la boîte. En effet dans ce genre de jeu, il vaut mieux être armé d’un gun que d’un badge. Ou alors des badges super aiguisés comme des shurikens. Mais nous ne sommes pas en train de jouer au dernier Tenchu mais à un Third Person Shooter, jeux d’action à la troisième personne dans le style Resident Evil 4. Le studio d’Outre Manche Rebellion n’en est pas à son premier coup puisqu’il s’est déjà essayer à ce type de jeu sur PSP avec le récent Bons Baisers de Russie. Les joueurs ayant déjà tâté de ce soft reconnaîtront le même style graphique et d’animation. Un bon point ceci dit. Du côté scénar, pas grand-chose à déclarer : vous incarnez un des deux héros pour infiltrer le milieu de la drogue de South Beach., remontez la filière pour faire tomber le Big Boss du cartel Sud Américain. Si l’on y regarde de plus près, outre l’aspect classique, la trame n’a pas grand-chose à voir avec celle du film… Il faut bien justifier nos activités (souvent illégales).
 

La loi, c’est wam

Différentes phases de jeu sont présentes pour nous divertir car le métier de flic est assez stressant. La principale étant la phase d’action / shoot. Vous allez d’abord vous renseigner auprès de Freddie (les bons tuyaux) Luiz, si vous avez les moyens de le payer. Freddie accepte seulement la came comme règlement. Ca vaut en général le coup (emplacement des ennemis et items), mais la difficulté du jeu s’en trouve diminuée. Vous allez pouvoir enchaîner les missions en visitant et nettoyant des lieux sordides que nos amis mafieux fréquentent : garage, discothèque, parking, zone industrielle et autres. Heureusement que nous sommes à Miami pour donner quelques couleurs chaudes, car l’ensemble est assez sombre. Les missions se déroulent autant en intérieur qu’en extérieur, pour nous permettre de respirer, avec quelques beaux couchers de soleil. Les décors sont vides mais donnent lieu à de bonnes fusillades. Seuls quelques éléments sont destructibles, ce qui est bien dommage vu notre puissance de feu, surtout qu’on les détruit par hasard. Ca peut faire plaisir lors d’une explosion qui fait virevolter les ennemis, mais pas quand on nous pourrit la vue. On avance donc lentement, à cause des pruneaux qui titillent vos oreilles, à travers un level design simpliste (grandes places, longs couloirs). L’ambiance sonore est de bonne facture, adapté à l’endroit. En revanche, entendre beugler les ennemis va vite vous saouler. De même pour vos héros : le doublage n’est pas crédible un instant. Quand on se plaint du manque de localisation, il serait bon dans certains cas de garder de la bonne vieille VO sous titrée !
 

Le flic, c’est comme le délinquant, ça se maîtrise

Une bonne dose de patience sera requise pour balader Sonny ou Ricardo, au début. J’ai quand même été agréablement surpris au fil du jeu de manier correctement le perso, même si le gros défaut étant l’absence de second stick pour ce style de jeu. La visée et les déplacements suivent la caméra, pas évident surtout pour tirer. Les développeurs ont pallié à cela en forçant le joueur à ne pas bourriner. Et ouais, un jeu d’action shoot où on ne bourrine pas, ça vous la coupe hein ?. Il faudra sans cesse se planquer, assis ou debout, derrière les divers éléments du décor pour ne pas se retrouver vite fait à bouffer les pissenlits par la racine. Les animations sont bien faites, avec votre tête qui dépasse légèrement de votre planque, pour voir ce qu’il s’y passe et flinguer si nécessaire. Jouissif. Encore plus si vous pouvez faire bacsuler par terre un casier par exemple, pour vous faire une planque. Les ennemis seront un poil différent selon le lieu, et de mieux en mieux armés au fil de la progression. Ils visent juste (c’est pas votre cas), se planquent et se déplacent comme il faut : honorable pour de la PSP. La visée eh eh… point faible de ce jeu : il faut absolument la bonne position pour tirer sur un keum car le champ de vision est limité quand vous êtes planqué. De plus, les ennemis ont chopé le syndrome Killzone : il faut vider un chargeur pour en tuer un. On se rend compte aussi que ce n’est plus le cas vers la fin du jeu avec des armes plus puissantes, mais le tout reste de toute façon déséquilibré.
 

Un flic dans la mafia

De bonnes idées ont été intégrées, avec plus ou moins de réussite. Pour donner un peu de piment, votre progression sera légèrement différente selon votre réputation. Elle se gagne non pas en agissant comme un bon flic mais comme une vrai fripouille. Par exemple, tuer un ennemi au shotgun vous rapportera plus de point que de loin avec le sniper. Elle se gagne aussi en enfilant un costard bien classe et tout blanc lors des missions. A quoi elle sert : plus on vous connaît, et plus vous serez aptes à rencontrer les barons de la drogue… pour commercer. Voilà la deuxième activité de nos héros : vous ramasserez au fil des niveaux plusieurs sortes de drogues. Votre but étant de tout confisquer (dans un premier temps), pour ensuite la revendre au meilleur prix, afin de s’équiper correctement. Le plus intéressant étant le deal avec les grosses pointures, qui donnent droit à un mini jeux en 2 manches. La première pour passer les chiens de garde et la deuxième en face à face avec le boss. Plusieurs alternatives : la diplomatie (deal plus facile) ou agression (réputation augmentée), voire l’élimination (je vous laisse voir le résultat). Un élément qui est présent mais pas assez développé : la variation du prix des drogues. On peut voir quelques fois certaines dopes baisser de prix, ou augmenter. Mais rien de quoi s’affoler car on se contente la plupart du temps de tout revendre au premier dealer du coin (alors qu’ils sont plusieurs…), pour acheter des tenues et armes. On regrettera le nombre de costumes : seulement deux, l’un uniquement pour la protection et l’autre pour la réputation. C’est maigre. Les développeurs se sont rattrapés avec les armes, plus évoluées. Elles sont de toutes portées, upgradables et agissent sur votre réputation.
 

Le flic a ses loisirs : offshore et piratage

Afin de combler la linéarité des niveaux à pied, Rebellion a pensé à introduire des phases en hors-bord. Minimalistes (suivre un chemin et détruire des bateaux ennemis), elles ont le mérite d’être présentes et de permettre au joueur de se reposer avec une maniabilité simple. Et que serait un Miami Vice sans ses hors-bords ? Ce soft n’est pas en reste en matière d’informatique et introduit la notion de piratage informatique. Lors des missions, vous récupèrerez de la flash ram, données cryptées qu’il vous faudra cracker. Le système de jeu est complètement pompé sur celui d’Every Extend Extra. Des paquets se baladent à l’écran. Vous devez charger votre icône (une pointe de flèche) et la faire exploser près des paquets afin de récolter les données. Prise de tête au début, on s’y attarde quand même pour récolter de précieuse information (comme les cachettes des gros barons). Le soft offre donc assez de variété, même si le nombre de missions est pauvre : seulement douze. A rajouter aussi un mode coop à deux, où chacun incarnera un héros. Il faut trouver un pote avec l'UMD du jeu, et si c'est le cas, ne le lâchez pas. Rien de tel qu'une petite fusillade entre amis.

Article rédigé par Yohann N. , le

Nous sommes en face d’un bon jeu d’action. Bon, si vous vous y attarder un peu car le plaisir est présent. Il faut seulement s’armer d’un poil de patience pour digérer les défauts. Rappelons que nous ne sommes pas sur PS2 mais sur PSP ! On se prend au jeu, on se planque, on esquive, on zigouille, on deale. Ce soft manque seulement d’une dizaine de missions supplémentaires. Si vous pouvez vous le procurer, ne serait-ce qu’en occaz, tentez-le.

Points positifs

  • - la diversité
  • - le plaisir
  • - la réalisation
  • - jeu à deux

Points négatifs

  • - manque de précision
  • - les doublages
  • - la durée de vie

A propos de l'auteur

Yohann N.

Yohann N.

37 ans | Le Professeur en environnement vidéoludique

Le petit Yohann voulait devenir pilote de chasse. Alors lorsqu'il feuillette des magazines dans un kiosque, il zieutte les couvertures en quête d'engin militaires volants. Il tombe alors sur un hélicoptère de combat. Il ouvrit le graal et fut immédiatement absorbé par un monde fait de pixels. Ça, c'était en mars 1992, et il est reparti avec le n°6 de Joypad sous le bras, avec la couv' de Desert Strike. Depuis, il continue d'explorer les diverses facettes du jeux vidéo. Il lui arrive même de chier des pixels.

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