Test : The Sly Trilogy

The Sly Trilogy - PSVita

Genre : Plate-formes

Date de sortie : 16 avril 2014

Genre
Plate-formes
Date de sortie
16 avril 2014 - France
Développé par
Sanzaru Games
Edité par
Sony Computer Entertainment
Disponible sur
PS3, PSVita
Modes de distribution
Boutique
PlayStation Network

Trois ans après son arrivée sur PS3, la trilogie Sly Cooper fait enfin du bruit sur la PSVita. L’occasion est donc trop bonne pour revenir encore une fois sur une excellente série de jeux de plates-formes 3D qui a marqué la PS2 pour de multiples bonnes raisons que l’ont va revoir brièvement ici.

Test effectué à partir d'une version PSVita

 
 
La ressortie de The Sly Trilogy sur PSVita permet de se rendre compte à quel point Sucker Punch a créé une saga qui forme un vrai tout et qui fait preuve d’une vraie originalité. On retrouve donc avec plaisir Sly, le raton-laveur, accompagné de ses fidèles Bentley, la tortue, et Murray, l’hippopotame. Spécialistes du vol, ils vont vivre plusieurs aventures dont on vous laissera apprécier les histoires. C’est bien là l'un des plus de cette saga : contrairement aux grandes sagas de la plateforme (disons Mario ou Rayman), le scénario n’est pas qu’un prétexte aux aventures mais bien une vraie histoire (certes ça ne mérite pas l’oscar du meilleur scénario) avec un ennemi différent à chaque épisode. On y trouve aussi plein d’humour et de rebondissements surprenants pour ce type de jeu (le destin de Bentley à la fin du deuxième épisode est tout de même assez atypique). Bref, pour nous motiver à continuer les jeux, l’histoire est un bon point. On regrettera juste que les cinématiques en animation ont subi une compression tout simplement dégueulasse et honteuse pour ce portage PSVita. On a le droit à une bouillie d’artefacts qui gâche grandement ces fort charmantes scènes entre chaque épisode.
 

On n’est pas à Racoon City ici

Mais ce qui motive surtout, c’est le gameplay qui est ultra varié. Outre des séquences de plates-formes solides comme on les aime, Sly est un adepte de la discrétion, cleptomanie oblige, et la voie de la discrétion nous est imposée à plusieurs reprises. Certes, on n’est pas dans du Hitman ou du Dishonored mais cela apporte de la variété dans le genre. On évite les lumières, on approche les gardes discrètement ou on passe par une corniche, les chemins sont souvent multiples. Outre cela, on retrouve pas mal de phases de jeu que l’on pourrait qualifier d’ « alternatives ». On se retrouve à faire de la course sur un bateau à mitrailler nos ennemis ou bien aux commandes d’un hélicoptère à bombarder des cibles. Tout au long des trois épisodes, on découvre de nouveaux exemples plaisants. Malheureusement, à vouloir ratisser aussi large, on se retrouve avec quelques phases au gameplay un peu raté comme celui du tank dans le deuxième épisode pour ne citer que lui.
 

L’évolution du Raton

Même si les jeux forment un tout assez réussi, Sucker Punch a tout de même pensé à faire évoluer sa saga au fil des épisodes. Les principaux changements ont surtout lieu et entre le premier et le deuxième opus. Là où le premier était plus linéaire avec un petit hub central pour chaque épisode menant aux différents niveaux, le deuxième et le troisième ont opté pour un monde ouvert à chaque épisode avec des missions éparpillées sur la map. Une formule qui colle mieux avec l’esprit frondeur de nos héros. De plus, on peut trouver des missions pour Bentley et Murray (avec chacun leur gameplay), là où le premier ne montrait que Sly sur le devant de la scène. A l’opposé, les deux derniers opus de la trilogie misent sur une barre de vie là où le premier ne proposait qu’un fer à cheval pour nous donner un seul droit à l’erreur avant de mourir et de perdre une vie. Il est plaisant de voir la formule évoluer de fort belle manière car barre de vie ne veut pas nécessairement dire jeu plus facile.
 

Raccoonte-moi une histoire

Pour le portage en lui-même, hormis les cinématiques, le travail est propre et le jeu est plutôt beau sur le bel écran de la PSVita. On sent, bien sûr, qu’il s’agit de jeux PS2 mais le tout n’a pas trop mal vieilli tout de même. Les écrans tactiles servent à passer en mode jumelles et à faire apparaître les points de passages. Seul le premier se sert de l’écran tactile arrière pour recentrer la caméra sur le dos du héros, ce qui est traitre vu qu’en pleine acrobatie dangereuse la caméra change de direction et fait que l’on se tue. En parlant de caméra, elle est déjà atroce sans ce problème. Elle se coince contre des parois, elle ne suit pas les héros et on ne compte le nombre de fois où l’on meurt à cause d’elle. Au final, le jeu offre une très grosse durée de vie, d’autant plus que le jeu propose des quêtes secondaires comme les bouteilles ou les défis.
 

Article rédigé par Neo , le

Comme sur PS3, cette compilation est une réussite. Tout d’abord car elle propose de (re)découvrir des jeux mythiques de la PS2 aux multiples qualités (gameplay varié, personnages charismatiques, humour piquant…). Sucker Punch avait fait du bon travail et cela se voit encore. Le portage est bon hormis pour les cinématiques en animation qui souffrent d’une compression honteuse pour un remake de la sorte. On regrettera aussi les caméras qui sont toujours aussi capricieuses et responsables de pas mal de morts mais cela n’entache pas trop l’expérience à la durée de vie plus qu’importante. Sly et son gang ont toujours la classe et ça fait plaisir.

Points positifs

  • Trois jeux mythiques pour pas cher
  • Grosse durée de vie
  • Bon portage...
  • Héros charismatiques et scénario sympathique
  • Gameplay varié

Points négatifs

  • Les caméras capricieuses
  • Des phases de gameplay alternatif un peu à côté de la plaque
  • ... mais la compression des cinématiques en animation est honteuse

A propos de l'auteur

Neo

Neo

29 ans | L'élu des gamers

Après avoir détruit la matrice, Neo s'est dit « Pourquoi pas bosser sur GameHope ? ». Un nouveau défi pour l'élu. Après sa victoire incontestable, le monde réel lui paraissait fade et il est retourné dans le virtuel. Il est d'ailleurs en permanence branché à une PS3 en intraveineuse. Egalement passionné de cinéma, on le reconnait à ses yeux injectés de sang à force de passer des heures devant les écrans. Il a malgré tout réussi à apprendre à écrire et, afin de devenir le prochain Victor Hugo, expose sa prose sur GameHope.

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