Test : Endless Ocean

Endless Ocean - Wii

Genre : Plongée sous-marine

Date de sortie : 09 novembre 2007

Genre
Plongée sous-marine
Date de sortie
09 novembre 2007 - France
Développé par
Arika
Edité par
Nintendo
Disponible sur
Wii
Site officiel
Site officiel

Chouette, un jeu de… de quoi ? De plongée sous-marine. Ah. Pourquoi pas, hein ? Bon, eh bien, la Wii avale la galette, le jeu se lance, que vais-je bien pouvoir faire sous l’eau avec une Wiimote ? Harponner du requin ? Fister une baleine ? Découvrir des épaves ? Non, explorer, tout simplement.

 
 
Le principe d’Endless Ocean n’est pas bien sorcier. Vous incarnez un plongeur très calme, voire muet et toujours d’accord pour un bain, accompagné d’une charmante assistante férue de l’univers sous-marin. Le but ici est la découverte simple des fonds marins. Une encyclopédie grosse de 80 pages et encore vierge vous attend. Pour cela, rien de plus simple, vous allez plonger, découvrir tout un tas d’espèces allant du petit poisson à la grosse baleine.
 

Si tu plonges les pieds dans l’eau, pense à caresser les cachalots

L’interface proposée relève d’une grande banalité. Avec seulement la Wiimote et quelques boutons, vous nagerez. En maintenant B enfoncé vous avancerez sous l’eau en visant à l’écran vers l’endroit où vous souhaitez avancer. Pour éviter de vous fatiguer, vous pouvez aussi passer en mode automatique avec la touche "-". Cela dit, difficile de s’emmêler les pinceaux dans Endless Ocean. L’action est lente, il est pour ainsi dire impossible de mourir car aucun animal nocif ne se présentera à vous, le seul potentiel danger pourrait résider dans l’absence éventuelle d’oxygène. Ca en fait des hypothèses. Les eaux de Manauraï (purement fictives) ne regorgent que de gentilles bêtes et sont vastes, alors pour trouver les espèces les plus rares, il va falloir faire preuve de patience et du bouton "+" afin de zoomer sur les zones qui scintillent à l’écran, nous indiquant qu’il y a quelque chose dans le coin à dénicher.
 
 
Vous ne passerez pas non plus tout votre temps sous l’eau mais aussi dans votre cabine, sur votre bâteau. Vous recevrez par ailleurs messages et missions par Internet et sur votre PDA, mais aussi des infos sur des lieux découverts, des équipements de plongée et de nouvelles coupes de cheveux, oui, tout ça par Internet. L’avenir, c’est beau. Cet aspect du jeu instaure une petite linéarité pas du tout gênante et même nécessaire pour ne pas se sentir perdu. Cependant, aucune liberté scénaristique, les réponses aux mails seront l’acceptation d’une mission en pressant le bouton A, vous vous retrouverez donc à faire le guide sous-marin ou le photographe. Dans le premier cas, un client veut visiter un coin spécifique et vous allez l’y emmener. Il ne veut pas que se balader, il souhaite évidemment trouver une espèce rare et compte sur vous pour cela. Et vous avez plutôt intérêt à lui fournir ce qu’il veut car ses remarques auront vite fait de vous gonfler, mais le client est roi, me dira-t-on. Pour le côté photographe de mode version glouglou, vous disposez d’un appareil muni d’un zoom classique pour prendre des créatures en photo. Certaines demeurent bien plus faciles à immortaliser que d’autres et les plus rapides vous donneront du fil à retordre, c’est moi qui vous le dis.
 

Smoke on the water

Globalement, le jeu est plutôt bien réalisé, les graphismes sont beaux de loin mais loin d’être beaux, l’ensemble reste honorable pour le support. Les fonds marins sont immersifs à souhait et les différentes espèces fidèlement reproduites dans un souci de réalisme bien recherché. Certains poissons ne sortent que la nuit, d’autres viendront vous dire bonjour sur le pont de votre bâteau, il faudra jouer plusieurs heures pour faire le tour du jeu, la durée de vie est donc excellente de surcroît pour un amateur des océans et de la faune qui va avec. Tous les animaux rencontrés peuvent être nourris, tripotés, caressés sensuellement et attrapés, selon leur taille et leur degré d’acceptation de la proposition. Les musiques accompagnant le tout rendent une ambiance très zen et très agaçante aussi. Cela dit, avec une carte SD, vous pourrez mettre votre propre musique et quoi qu’on en pense, caresser des dauphins ou photographier du cachalot sur fond de Deep Purple, ça n’a pas son égal. A noter que vous pourrez entraîner des dauphins à exécuter des figures ou vous accrocher à leur aileron et pour finir, exposer vos trouvailles dans un aquarium géant qu’un ami pourra voir directement grâce au mode online, qui ne se limite qu’à ça. Et non, pas de combat de piranha ou de coït de dauphins, du mignon et du tout public. C’est Famille de France veille…
 

Article rédigé par Robinsoldier , le

Endless Ocean ne laissera pas indifférent. On pourra, au choix et selon, se laisser tenter pour finalement aimer et reconnaître qu’il est unique en son genre, ou trouver tout ça bidon et d’une grande perte de temps. De quoi passer un bon moment, mais pas assez accrocheur.

Points positifs

  • Relaxant
  • Complet avec une grosse encyclopédie à remplir
  • La plongée
  • La maniabilité instinctive
  • Pas cher

Points négatifs

  • Répétitif
  • On ne peut pas plaire à tout le monde
  • L'absence de danger
  • Pas grand chose à faire au final
  • Mou, trop mou ?

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