Test : Resident Evil : Umbrella Chronicles

Resident Evil : Umbrella Chronicles - Wii

Genre : Survival Horror

Date de sortie : 30 novembre 2007

Genre
Survival Horror
Date de sortie
30 novembre 2007 - France
Développé par
Capcom
Edité par
Capcom
Disponible sur
Wii
Site officiel
Site officiel

Après un Resident Evil 4 : Wii Edition très réussi, Capcom nous expose le deuxième volet adapté à la Wii, il s’agit bel et bien de Resident Evil : Umbrella Chronicles. Je dis bien adapté même si le jeu est exclusif à la console de Nintendo, car les développeurs ont conçu le jeu essentiellement pour le Wii Zapper, qui soyons honnêtes, n’apporte pas grand-chose – pour ne pas dire rien – à la qualité de jeu. Ainsi, que vous ayez le zapper ou le classique Wiimote/Nunchuk, le plaisir ne changera pas. Si toutefois, plaisir il y a.

 
 
Voilà une bonne décennie qu’on nous rabâche sans cesse avec Resident Evil, le groupe Umbrella et tout le toutim des monstres plus horribles et idiots les uns que les autres, sans pour autant savoir ce qu’il se trame derrière. Il est vrai que je me suis surpris à maintes reprises de buter du zombie sans savoir réellement d’où ce phénomène de léthargie provenait, qui a voulu que la ville se transforme en un parc d’attraction pour des gens en mal de sensations, pourquoi vouloir anéantir le monde à tout prix avec des expériences douteuses alors qu’il suffit d’élire un président aux idées loufoques pour mettre en péril l’avenir du monde. Oui, toutes ces questions que vous vous êtes souvent posées à propos de Resident Evil et de son monde, unique mais tellement proche de la réalité, sont là, racontés du début à la fin, toute l’histoire de la société Umbrella, ses secrets, les détails les plus excitants, tout ce qu’il a de plus pervers dans le monde scientifique vous sera révélé, à condition de savoir manier le fusil à pompe comme il se doit. Car oui, le jeu vous révèle tout – alors que paradoxalement, le cinquième volet, aussi choquant soit-il, se prépare à sortir sur les consoles nouvelle génération – mais à vous de faire le chemin. Enfin, à vous de buter les zombies et l’histoire se racontera d’elle-même. Il m’apparait alors inutile de vous faire le topo puisque le jeu parcourt tous les volets de la série avec les membres de S.T.A.R.S. que vous adorez tant et des ennemis bien plus farouches que d’autres, qui vous ont sans doute donné du fil à retordre pendant des nuits et des nuits hantées par une porte qui s’ouvre brusquement sous le coup de vent, ou par maman qui débarque par surprise dans votre chambre, soucieuse de votre appétit dans le but de préparer son dîner tant convoité. Mais voilà qu’elle se pointe devant la télé, vous empêchant d’interagir avec votre personnage, laissant ainsi Nemesis vous faire la peau. Mince, ce que les parents peuvent être cons parfois.
 

Un temps de crise

RE : UC reprend le bon vieux principe qui a fait le succès de Time Crisis et autres Duck Hunt, connus notamment pour leur précision exemplaire et leurs graphismes révolutionnaires. Hum. Ainsi, dans la même lignée que Link's Crossbow Training ou encore Medal of Honor Heroes 2 – prévu pour février prochain et dont l’intérêt principal est bien moins alléchant qu’un cornet de glace vanille de chez Leclerc – RE : UC n’est pour le moins pas original. Cependant, l’intérêt du titre réside dans l’exploration d’un monde qu’on connaît déjà, sous un angle différent. Vous serez surpris de prendre le contrôle, ou du moins l’arme, de Jill Valentine dans un manoir dont on connaît les moindres recoins. A partir de là, l’effet de surprise est largement atténué, ce qui rend l’intrigue parfois lassante, dans la mesure où on se souvient même du nombre d’ennemis une fois la porte ouverte. Certes, le gamer qui est en moi et mon skill indomptable y sont sans doute pour quelque chose, mais d’une manière générale, ceux qui connaissent chaque volet sur le bout des doigts risquent de s’ennuyer. Restent alors les détails croquants sur la trame, le pourquoi du comment, la réponse à toutes ces questions qui nous animent à chaque volet de Resident Evil. Le gameplay différent nous oblige de toute façon à nous concentrer sur l’histoire puisqu’on est bien plus passif que dans un Resident Evil classique. Inutile donc de sauter au plafond, ce Resident Evil n’est pas une révolution.
Comme je le disais plus haut, et après que je sois interrompu par mes remarques imbéciles, il s’agit ici d’un jeu à la Time Crisis, c’est-à-dire que vous ne remuez que le viseur et rien d’autre. Les personnages avanceront de leur plein gré quand ils décideront de le faire, ou plus exactement quand rien ne bougera dans la pièce que vous occuperez. Ne soyez donc pas surpris de rester passif pendant quelques heures, car même avec ce handicap, le jeu s’annonce intense par moments, soporifique dans d’autres. Intense par l’apparition toujours plus surprenante des ennemis, même si on s’y attend un peu. Surprenant aussi dans les différentes parties où il faudra être assez rapide pour sortir de la pièce, actionner un bouton ou un objet, réagir aux attaques des boss en agitant la wiimote ou en appuyant sur une touche indiquée à l’écran. Parfois, ce genre d’action incite à nous réveiller, tant la lenteur générale est pesante, ce qui se traduit parfois par un pur et simple Game Over. Et pourtant, j’ai du skill. On sera heureux de constater que le jeu possède des check points qui nous ramèneront pas loin de l’endroit où on a lâché notre dernier souffle. Et la mort vous tend les bras tout au long de cette aventure, car les armes se font rares, les munitions et les soins aussi. La série est, à juste titre, connue pour un dosage parfait de la difficulté, même si je dois reconnaitre que ce titre dépasse légèrement l’entendement. Et pourtant, j’ai du skill. On trouvera les herbes et autres sprays de soins en cassant des vases et des pots, mais également en tirant sur ce qui brille. Il en va de même pour les armes. Ces dernières évoluent à l’instar du dernier volet de Resident Evil. Ou presque. Si dans RE4 vous aviez un marchand sado-maso qui vous suivait partout pour vous vendre son arsenal, ici ce sont les étoiles qui vous récompenseront. En effet, à la fin de chaque niveau, vous gagnez ou pas des étoiles en fonction de vos prouesses sur le terrain. Ces étoiles servent d’argent pour augmenter le niveau de vos armes afin qu’elles soient plus précises ou plus puissantes. Sur le terrain, vous aurez l’occasion de découvrir de nouvelles armes, pour les mettre ensuite dans votre inventaire. Ainsi, on retrouve allègrement l’arsenal de la série et les habitués y trouveront leur compte. Moi, tant que j’ai mon fusil à pompe, tout va bien. C’est pourquoi, j’ai du skill.
 

Parfaitement, j’ai du skill

L’amélioration des armes est un plus nécessaire. Non, c’est carrément vital en fait. Votre flingue de base, même si les munitions illimitées seront un grand bien, ne suffira pas à terrasser tous les zombies qui gagnent en force au fil des niveaux. Oui, car le zombie, aussi lent soit-il, possède une force de frappe douteuse peut-être, mais dévastatrice si vous ne possédez pas l’arsenal nécessaire pour le descendre à distance. Et ce n’est pas votre couteau qui va vous sauver la mise. En effet, cet objet aux valeurs saines devient presque inutile dans le jeu tant les ennemis sont redoutables. Il faudra donc gagner le plein d’étoiles pour espérer avoir un fusil à pompe digne de ce nom, histoire de pouvoir faire la peau, du moins ce qui leur reste, à ces foutus zombies. Et n’espérez pas torcher le jeu en une heure, comme le veut le genre. Comptez une bonne dizaine d’heures pour boucler le tout et fermer le parapluie en bonne et due forme. Oui, Capcom ne lésine pas sur les moyens et on sait toujours qu’ils sont au rendez-vous quant à la durée de vie du jeu. D’autant que les nombreux game over et autre retours à la quête des étoiles vous obligeront à passer plus de temps que prévu. C’est d’ailleurs un reproche puisqu’on se retrouve finalement à faire la même chose, à répéter ses mouvements, inlassablement ou pas d’ailleurs, pour espérer en venir à bout. A fortiori, le jeu en prend un coup, même si cette durée de vie est respectable. De plus, la linéarité du jeu fait qu’on se retrouve parfois bien plus spectateur qu’acteur du jeu. D’aucuns y verront là une audace de Capcom à vouloir raconter une histoire du jeu inédite, mais c’est aussi un danger qui peut facilement nous pousser à éteindre la console pour ne pas se prendre le chou avec des zombies affamés.
 

Article rédigé par NKB , le

Resident Evil : Umbrella Chronicles reprend l’histoire de cette société étrange qui a rêvé d’un monde meilleur et en a créé le pire. Si l’histoire attirera plus d’un fan, elle risque de refroidir aussi un bon nombre avec un gameplay narcotique parsemé de quelques passages cultes que tout fan de Resident Evil connaît. Mais sans ces passages, le jeu n’est pas grand-chose. La linéarité, la difficulté et l’approche du jeu font de RE : UC un jeu tout juste moyen pour espérer en retirer tout l’intérêt de la série. Le Wii Zapper ne sert ici pratiquement à rien puisqu’on sera parfaitement à l’aise sous un aspect plus classique du tandem Wiimote/Nunchuk, pour ne pas dire plus. Non, Resident Evil en vue subjective n’est pas plus intéressant.

Points positifs

  • Long, très long
  • De jolis boss, très jolis
  • Histoire plus claire, très claire

Points négatifs

  • Linéaire, très linéaire
  • Répétitif, très répétitif
  • Soporifique, très soporifique

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