Test : Call of Duty : Black Ops II

Call of Duty : Black Ops II - Wii U

Genre : FPS

Date de sortie : 30 novembre 2012

Habituellement, quand on voit marqué les mots Wii et Call of Duty sur une même jaquette, on a très honnêtement les plus vives appréhensions puisqu'ils ont pour l'instant été plutôt synonymes d'adaptation à la va vite amoindrie. Et cette fois-ci, Activision nous fait franchement fermer notre bouche.

Test effectué à partir d'une version Wii U

 
 
La version Wii U

Première très bonne surprise : contrairement à bon nombre d'adaptations, celle de Call of Duty : Black Ops 2 est vraiment convaincante. Elle tient sur deux axes principaux. Le premier, c'est la technique. Graphiquement, et même la plupart du temps en terme d'animation, Black Ops 2 Wii U n'a pas à rougir des versions de ses aînés. Pire, elle s'offre le luxe d'être même un peu plus jolie que sur Playstation 3 et quasiment à la hauteur de la version Xbox 360. Ensuite, outre la possibilité de suivre le jeu en streaming sur sa tablette au lieu d'être devant le téléviseur, Activision a permis une feature vraiment géniale : jouer en coopération sans avoir à subir l'écran splitté. En effet, vous pouvez jouer à deux, l'un sur l'écran de la TV, l'autre sur la mablette. De cette manière, il est enfin possible de jouer l'un à côté de l'autre sans avoir à plisser les yeux ou à subir les pertes graphiques liées à la division de l'écran. Toutefois, on conseille dans ce cas très fortement l'utilisation du pad pro, bien plus adapté qu'une Wiimote avec Nunchuk pour jouer aux FPS consoles. Une version Wii U qui, au delà d'être une simple adaptation, propose une vraie valeur ajoutée. En espérant pour les joueurs que celle-ci connaisse suffisamment de succès pour que ses serveurs ne soient pas désertiques.
 
 
Si nous précisons « pas soudoyé », c’est bien parce que bon nombre de joueurs pense qu’attribuer une bonne note à un Call of Duty, c’est faire preuve indirectement d’un petit chèque laissé par Activision. Bon sang, pitié, non. Les COD sont des bons jeux, lancés et produit selon une politique certes un tantinet abusive, et bourrés de DLCs, on le reconnaît, onéreux, mais ils restent cependant des softs impressionnants de par leur accessibilité et le fun qu’ils procurent. Avec le premier Black Ops, Treyarch avait su proposer quelque chose d’innovant pour la saga, à savoir une trame digne de ce nom. Le scénario disposait de très bons éléments, de retournements de situations intelligents et globalement d’un très bon fil conducteur, aboutissant sur une fin à questions comme on les aime. Une véritable surprise à laquelle ne nous avait pas vraiment habitué Infinity Ward, et que l’on aimerait beaucoup retrouver à travers ce nouveau Black Ops, les qualités de MW3 en plus. Et, surtout, avec de vraies nouveautés qui justifieraient enfin pleinement l’achat du titre à plein prix, même si l’on possède le précédent épisode (ce qui n’était pas vraiment le cas l’année dernière)… En prenant le pari risqué du futur, Treyarch réussit-il son ultime coup de maître ? On l’espère bien.
 

Le futur, ça tue

Vous le savez bien, les précédents épisodes de la série n’ont pas beaucoup innové, ne serait-ce qu’au niveau du cadre spatio-temporel. Ici, Activision a décidé de changer les choses en plaçant l’histoire de BO II en 2025. Un futur proche donc, non sans changement : des drones, des mechas, des armes incroyables, des gadgets de fous furieux… Tout est là pour provoquer une nouvelle guerre mondiale ultra-dévastatrice. Et c’est bien ce que compte faire Raul Menendez, le grand méchant du jeu ! Avec toute une armée derrière lui, le curieux personnage au passé meurtri dispose d’un plan machiavélique qu’il vous faudra déjouer par tous les moyens. Vous, c’est en fait pas mal de personnages, dont le héros principal n’est d’autre que Mason, le fils du protagoniste du même nom de premier Black Ops. De même, l’on retrouvera Woods, son co-équipier, vieilli et en chaise roulante, racontant à Mason (le jeune) son passé mystérieux. C’est par là même que l’on aura deux aventures différentes : l’une se déroulant dans la fin des années 1980, avec les héros du premier opus, et une autre en 2025 avec notre nouveau bonhomme, accompagné d’un poto musclé au caractère bien trempé. Ce double cheminement permet en effet un scénario assez recherché, pas autant que celui de son grand frère, mais change tout de même bien la donne comparé aux Modern Warfare. Il permet également un arsenal de combat encore plus fourni, puisque nous avons d’un côté les armes des 80’s, que l’on connait déjà toutes, et celles de 2025, qui se veulent assez extravagantes. Un lance-fléchettes explosives, des lance-grenades fixés au poignet, des combinaisons d’invisibilité, des robots à manipuler, et bien sûr le tout dans un style très futuriste font que l’équipement de BO II est sans doute le plus fun et le plus varié de tous les Call of Duty. On se croirait parfois dans un Crysis 2 !
 
 
Et utiliser tout cela dans une campagne à la mise en scène moins hollywoodienne que MW3 mais abondamment plus riche et intelligente que la normale, ça le fait carrément. Nous avons même des plusieurs passages de l’aventure qui nous mettent dans la peau de plusieurs personnages à la fois, interchangeables grâce aux touches directionnelles. On peut alors contrôler des soldats de différentes classes, des méchas quadrupèdes, des drôles volants, des mini-tanks à chenille… Dépaysant ! Et avec la touche Select, on passe à une vue satellite qui nous permet d’avoir un rendu des lieux, et de donner des ordres à notre troupe. Défendre un point, attaquer une base, aller ici, ou là-bas : des idées simples mais innovantes dans la série. Pour vous dire, certaines missions nous mettent même au contrôle d’une araignée robotique, de cavaliers lancés à toute vitesse dans les déserts arabes, de voitures ou carrément d’un jet supersonique !
 
 
Et tant que nous sommes dans les nouveautés, autant parler de l’aspect réalisation, qui a connu quelques petits changements pas négligeant : enfin, ENFIN, ce COD est plus beau que les anciens. Malgré la très bonne réalisation du moteur technique dans MW3, il fallait bien avouer qu’il était grand temps de passer à autre chose. C’est désormais chose faite, puisque le titre roule sur le célèbre Havok, certes vieux et sur-exploité, mais affaichant malgré tout un rendu plus satisfaisant que les anciens épisodes. Ici, les visages et expressions des personnages sont bien plus fins, on dispose enfin d’une gravité et d’un ragdoll modernes et les effets de lumière sont vraiment sympa. On est loin d’arriver à un Uncharted, mais ce Call of Duty est clairement rafraîchissant. Tout comme sa bande-son qui, si elle garde certaines mélodies orchestrales dont on a déjà l’habitude, place pas mal de musiques electro qui collent parfaitement à l’ambiance futuriste (et mention spéciale à la boîte de nuit de 2025, qui ferait presque passer un concert de Skrillex pour une garderie)… Cependant, tout n’est pas rose, et comme l’on s’y attendait, la campagne se termine en une sixaine d’heures. C’est très (trop) court, mais l’on ne s’y ennuie pas une seconde. Il n’y a pas à chier, ce Black Ops II apporte énormément de nouveautés, bénéfiques qui plus est, à la série. Au moins, on ne se fait pas rouler : pile poil ce que l’on attendait.
 

L’armée des Morts II

Comme le mentionne si-bien la jaquette arrière (qui s’avère… minimaliste), le mode Zombie est de retour, en version XXL. Encore une fois, on est impressionné devant le travail effectué par Treyarch. Désormais, vous voilà dans un petit open-world, dans lequel quatre villes sont en tout explorables. Comme la tradition l’exige, vous pouvez, voire devez, agrandir la zone en payant d’ouvertures de différentes portes, vous fournir en nouvelles armes, et faire face aux vagues de plus en plus conséquentes de morts-vivants (qui eux même, sont classés en différentes catégories assez originales (se taper contre un bébé qui bondit du sou du sol, c’est assez surprenant…)). Sauf que là, il ne s’agit plus vraiment de sa barricader dans un endroit précis, mais bien de se balader un peu partout sur la map. En effet, à chaque petite dizaine de minutes, un bus s’arrête, dans lequel vous pouvez décider de monter pour qu’il vous dépose à la ville suivante (villes qui disposent de caractéristiques différentes, comme le brouillard, le feu, etc.). On se retrouve alors un engin renforcé de toute part, où vous devrez clouer les fenêtres pour empêcher les nombreux zombies de monter à bord, et les dézinguer à travers les fentes du véhicules. Vraiment classe ! Et bien évidemment, l’intérêt de ce mode est de le faire en multijoueur, en écran scindé ou en ligne, qui procure un fun immense pour une maniabilité toujours aussi accessible. Un régal !
 

Ça n’a pas été élu meilleur jeu du public au PGW pour rien

Quant au mode multijoueur, inutile de vous préciser que ce Call of Duty était attendu au tournant. Avec une expérience qui semblait avoir été poussée au maximum avec MW3, BO II arrive pourtant à nous fournir un multi encore plus intéressant. Si le nombre de maps a baissé en passant de seize à treize, ces dernières sont bien plus attractives par leur environnement, sans que leur architecture n’ait été mise de côté. Ce dernier point n’a pas vraiment changé avec l’épisode précédent, et c’est tant mieux car les cartes s’avéraient déjà intelligemment construites. Les modes de jeu eux, sont toujours les mêmes : parmi les traditionnels matchs à mort, recherches et destructions, captures du drapeau ou encore éliminations confirmées, on retrouve quelques originalités comme le mode « jeu d’armes » où chaque kill effectué vous permet de manier une arme différente, le mode « une balle chargée » ou vous partez quasiment avec votre bite et votre couteau en mode réaliste, et quelques autres bien dépaysants… On aurait bien aimé avoir de vraies nouveautés à ce niveau-là, mais ce sera probablement pour une prochaine fois (ou très sûrement en DLC, mais pitié, non). L’interface global s’avère plus joli et permet une meilleure visibilité, notamment dans la création des classes, qui voit l’apparition des jokers (des sortes d’atouts) et la disparition des classes de killstreaks de MW3 au détriment du système original, déjà bien fourni et efficace. Enfin, on peut jouer jusqu’à quatre en écran splitté, et bien que le rendu visuel soit à nouveau flou, on prend véritablement son pied. Un jeu explosif et pleins de bonnes intentions (ou pas du tout).
 

Article rédigé par Naxi , le

Black Ops II est une petite innovation. Sûrement pas dans le domaine du jeu vidéo, mais bel et bien dans la saga Call of Duty, compte tenu du nombre de nouveaux éléments apportés ! Le cadre futuriste permet une variété de gameplay conséquente tandis que la narration de la campagne s’avère (presque) aussi réussie que le premier BO. Le titre s’améliore techniquement, propose un contenu immense, en passant par un mode Zombie revu terriblement enchanteur et un multijoueur très légèrement amélioré, et procure un fun absolu en dépit d’un solo trop court et d’une prévision de DLC abusive. Un bon titre, assurément meilleur que Modern Warfare 3, ne chamboulant pas pour autant les autres standards mais proposant assez de nouveautés pour que l’on s’y intéresse vraiment sans crier à l’arnaque.

Points positifs

  • Techniquement meilleur que sur PS3
  • Le cadre 2025 intelligemment exploité
  • Un mode Zombie encore plus fun
  • Disponible pour 50 € un peu partout...
  • La coopération sur TV et mablette

Points négatifs

  • Un multijoueur avec peu de réelles nouveautés
  • Une campagne trop courte et au scénario moins surprenant que le premier Black Ops
  • Les DLC prévus par Acti', ça sent jamais bon...

A propos de l'auteur

Naxi

Naxi

22 ans | Chasseur de cool

Guinness, Bacardi et 9mm : âgé de 20 ans, Naxi est le testeur le plus jeune de l'équipe. Embauché dès l'âge de quinze piges dans la rédaction, il se débrouille pour écrire sur sa passion entre deux soirées alcoolisées où se mêlent Tekken buveur, basses acidulées et lancers de nains roux. Une vie étudiante ponctuée par son addiction à Devil May Cry et son goût des bonnes femmes qu'il tente désespérément d'approcher par sa "voix d'acteur porno". Drôle d'énergumène.

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