Test : EarthBound

EarthBound - Wii U

Genre : Jeu de rôle de vieux

Date de sortie : 18 juillet 2013

Genre
Jeu de rôle de vieux
Date de sortie
18 juillet 2013 - France
20 mars 2013 - Japon
Edité par
Nintendo
Disponible sur
Super Nintendo, Wii U
Modes de distribution
Nintendo eShop
PEGI
 Interdit aux moins de 12 ans
 Grossièreté de langage

Il y a des jeux comme ça, ils mettent du temps à nous parvenir. La plupart du temps, ça dure une semaine ou deux à peine. Mais il arrive qu'ils mettent un peu plus de temps, il n'y a qu'à voir les 12 ans de teasing de Duke Nukem Forever. Et bien avec Earthbound, Nintendo a fait encore plus fort, vu que le jeu est sorti au Japon en 1994, et aux Etats-Unis en 1995, sur Super Nintendo. C'est donc avec pas moins de 19 ans de retard que que nous vous livrons ce test. Une chose est sûre, on a déjà été plus réactifs. Mais à notre décharge, le titre vient à peine de sortir dans nos contrées. Une question se pose alors : le jeu vaut-il les 19 ans qu'on a poireauté avant de pouvoir y jouer ?

Test effectué à partir d'une version Wii U

 
 
Le jeu vous met donc dans la peau de (super)Ness, un jeune garçon fan de baseball, qui voit, par une belle nuit d'été, une météorite s'écraser à côté de chez lui. Bravant les interdits, et quelques barrages de police, il va la voir d'un peu plus près. C'est là qu'il fait la rencontre d'une petite abeille venue du futur pour le prévenir d'un immense danger encouru par la terre : les Giygas s'apprêtent à la conquérir. Et devinez quoi, c'est bien sûr à vous qu'il revient de la sauver. Et ne comptez pas sur votre mère pour vous en empêcher. C'est de bon cœur qu'elle vous enverra vers une mort certaine. Bref, après la mort tragique du messager (il s'est lamentablement fait aplatir par une tapette à mouche), vous partirez seul à l'aventure, le but étant de rallier les huit sites de pouvoir, afin d'obtenir la force nécessaire à l'extermination des vilains pas beaux.

Le scénario d'Earthbound n'est pas des plus originaux, et qui plus est, il rassemble un certains nombre de clichés du genre. Mais s'arrêter là serait injuste. Car en plus d'être sorti dans les années 90, ce qui nous permet déjà d'excuser pas mal de choses à ce niveau-là, il propose une bonne dose d'humour et de situations assez atypiques. Ainsi, chaque ville a son petit Michael Myers, une autre sera envahie par des zombies, et enfin, on aura l'occasion de chevaucher le monstre du Loch Ness. Malgré la situation de crise à laquelle on est confronté, il reste toujours un peu de temps pour la déconnade, et ça fait rudement plaisir.
 

Bagarre dans la cour de récré

Côté gameplay, 1995 oblige, le jeu est très old-school dans l'âme. Il propose donc des combats au tour par tour, durant lesquels seuls nos ennemis sont visibles. Vous choisissez les actions que vos personnages vont effectuer, et le tour se lance. Certaines attaques font mouche, d'autres ratent leur cible. Et une fois que tout le monde a fait ce qu'il avait à faire, on recommence.

Bien sûr, le titre comporte quelques petites originalités, à commencer par la barre de vie de vos personnages. Celle-ci se présente sous la forme d'un compteur, comme dans la quasi-totalité des j-rpg. Mais celui-ci est différent, il souffre (ou jouit, selon les cas) d'une certaine inertie. Concrètement, lorsque votre héros se prend une attaque, les points de dégâts ne sont pas instantanément retirés de ses points de vie. Non, la chose se fait progressivement. Cela n'a peut-être l'air de rien, mais cette petite différence de rien du tout permet des sauvetages in-extremis, et à moindre coût. Par exemple, si un ennemi balance une attaque surpuissante qui tue toute votre équipe en un tour, le temps que les jauges de vie se vident, vous avez la possibilité de soigner, et donc de sauver, plusieurs membres de votre équipe, et peut-être même tout le monde. Mieux, si vous tuez les ennemis avant que les dites jauges n'atteignent le zéro fatidique, tous les personnages auxquels il reste des points de vie survivront. De la sorte, on s'évite des allers-retours fastidieux à l’hôpital, tout en économisant des points de magie et des items très chers, en plus d'être rares.
 

Avoir un bon équipement, c'est important.

En combat, vous pouvez donc, au choix, effectuer une attaque classique, utiliser un objet, lancer un sort, ou une capacité spéciale. C'est on ne peut plus classique, mais au moins, c'est efficace. Les sorts sont peu nombreux, on en compte moins de 20 au total, mais ils ont tous leur utilité. Et qui plus est, cela évite aussi de nous paumer dans une liste interminable de magie dont on ne connait, pour la plupart, même pas l'utilité.

Les objets aussi se montrent particulièrement utiles. Il vaut parfois mieux en utiliser un que de lancer une attaque, le résultat étant souvent plus probant. Par exemple, il vaut mieux utiliser une bombe insecticide qui inflige autour de 200 points de dégâts à chaque insecte présent sur le champs de bataille, que de lancer une attaque physique qui culminera à 100 points. D'autant plus que l'objet est réutilisable à volonté. À côté de cela, chaque personnage se voit octroyer une capacité spéciale et unique, permettant, au choix, de soigner l'équipe, de dévoiler les faiblesses de l'ennemi, ou d'en posséder un.

Pour en terminer avec les combats, sachez que ces derniers ne sont pas aléatoires. En effet, les ennemis sont visibles sur la carte. Il est donc possible de les éviter. Qui plus est, il est possible d'obtenir un avantage décisif en approchant les ennemis par derrière. Dans le même ordre d'idées, si votre team est assez puissante, vous gagnerez la confrontation sans même combattre.
 

Allez hop, on y va ! En route pour l'aventure !

Mais il n'y a pas que des combats dans Earthbound, et heureusement d'ailleurs. Le titre comporte également une part d'exploration assez importante. Il faudra explorer l'environnement pour trouver les huit sites de pouvoir. Les PNJ vous donneront l'emplacement de certains d'entre eux, alors que d'autres vous demanderont de vous creuser un peu plus les méninges. Et enfin, il y a ceux sur lesquels vous tomberez par hasard. Quoi qu'il en soit, il faudra farfouiller un peu partout si vous voulez mener votre quête à son terme. Et il y a de quoi faire, tant le monde est vaste. En plus de cela, il faudra faire la tournée des boutiques, pour acheter des équipements toujours plus performants et vous faciliter la tâche lors des combats. Notez que vous avez un gros geek dans la team qui, occasionnellement, pourra réparer des objets retrouvés ça et là pour se faire des armes, entre autres choses.

Le système économique du jeu est lui aussi assez original. Pas besoin de latter du monstre à la chaîne pour se faire de l'oseille, c'est votre papa chéri qui alimentera votre compte en banque régulièrement. Et vu le rythme auquel le bonhomme allonge le pognon, il doit pas être pauvre. Pour récupérer votre argent, il vous suffit alors de passer au distributeur de billets.
 

C'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure confiture

Chaque lieu a sa personnalité. Et s'ils ne vous marqueront pas tous, ils ont tous un charme indéniable. D'autant plus que le jeu a franchement bien vieilli. C'est bien simple, il y a des jeux sortis il y a 5 ans à peine qui ne s'en sortent pas aussi bien. Le charme de la 2D de l'époque y est pour beaucoup. Et le design mignon comme tout du jeu joue également en sa faveur. Il reste encore la musique, elle aussi très réussie, qui arrive à poser une ambiance avec une efficacité redoutable. Tour à tour enjouée, mélancolique et inquiétante, elle saura vous faire vibrer, surtout si vous êtes un peu nostalgique des années 90.
 

Article rédigé par pattoune , le

Malgré les vingts piges qu'il affiche au compteur, Earthbound assure toujours aussi bien. Certes, son gameplay vous paraîtra un peu vieillot, surtout si vous n'avez pas connu cette époque. Mais bon sang, qu'est-ce qu'il est efficace. Visuellement, il est impressionnant de voir à quel point les jeux sortis sur consoles 16 bits passent les affres du temps avec aisance, là où des titres de cette génération nous font parfois saigner des yeux. Le jeu ne souffre que de deux défauts majeurs. Tout d'abord, il est entièrement en anglais, pas de bol pour les anglophobes. L'autre problème vient de la politique tarifaire de Nintendo concernant ce titre en particulier. Il est vendu 9€99 au lieu des 7€99 demandés habituellement. Ce n'est que 2€, mais sur le principe, ça fait chier. D'autant plus que rien ne justifie cet écart, si ce n'est la volonté de Nintendo de s'en mettre plein les poches.

Points positifs

  • L'ambiance, l'humour
  • Le design tout mignon
  • Les musiques
  • La durée
  • Il tient dans 41 Mo, seulement 2h de téléchargement à prévoir

Points négatifs

  • Tout en anglais
  • Progression parfois un peu rébarbative pour la jeunesse d'aujourd'hui
  • Le prix

A propos de l'auteur

pattoune

pattoune

33 ans | Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.

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