Test : Hyrule Warriors

Hyrule Warriors - Wii U

Genre : Dynasty Warriors chez Zelda

Date de sortie : 19 septembre 2014

Genre
Dynasty Warriors chez Zelda
Date de sortie
19 septembre 2014 - France
26 septembre 2014 - USA
14 août 2014 - Japon
Développé par
Omega Force
Edité par
Nintendo
Disponible sur
Wii U
Modes de distribution
Boutique

The Legend of Zelda et Dynasty Warriors. A priori, deux licences qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre. La première, chez Nintendo, prend la forme de jeux d'aventure à base de donjons et d'énigmes dans des mondes imaginaires. La seconde, chez Tecmo Koei, propose des titres de style musô situés dans une réalité historique plus ou moins bien suivie. Et pourtant, ce sont bien ces deux licences qui ont décidé de fusionner pour offrir un certain Hyrule Warriors aux fans des deux univers.

Test effectué à partir d'une version Wii U

 
 
Avec un background aussi vaste que celui de The Legend of Zelda, il était évident que les développeurs ne pouvaient pas se contenter d'un seul épisode. Ils ont donc décidés d'en prendre trois, à savoir Ocarina of Time, Twilight Princess et enfin Skyward Sword, qui fusionnent tous les trois via un fil rouge identique. L'histoire propose donc au joueur de découvrir un personnage inédit, la sorcière Cia qui a bien entendu des intentions malveillantes, à base de vol de la Triforce. Rien de bien foufou par rapport à la licence de base donc, si ce n'est que les personnages des trois épisodes différents se retrouvent ici pour combattre le mal : le joueur se retrouve donc rapidement avec une équipe composée de Darunia, Midona, Fay ou encore Impa, parmi bien d'autres. Certains sont même totalement inédits, à l'image de la petite Lana, magicienne de son état, et d'autres ont été piochés dans le vaste monde des PNJ plus que secondaires, comme Machaon. Au niveau du casting, les fans de Zelda seront bien entendu ravis de pouvoir jouer avec tous les personnages principaux qu'ils connaissent, mais les adeptes de Dynasty Warriors seront rapidement déçus par le nombre de combattants, réellement rachitique par rapport à l'opulence à laquelle ils étaient habitués. En revanche, le point fort est que chacun a ses propres armes : l'épée et le sceptre pour Link, l'espadon pour Impa, le marteau pour Darunia... On peut switcher d'un niveau à l'autre, ce qui est bien agréable.
 

He rules the world

Quant au système de jeu en lui-même, il est certain qu'il dépaysera les habitués de la licence de Nintendo. Point d'énigmes, de donjons à parcourir et de PNJ à qui aller parler : ici, seules les armes parlent. Le style musô est en effet un beat'em all de masse, il n'est donc pas rare lors d'une seule mission de moissonner jusqu'à 1000 ennemis qui tournaient autour du personnage comme des idiots, hésitant à attaquer. Il n'y a donc aucune subtilité de combat ici, il suffit de marteler la touche d'attaque et celle d'attaque spéciale pour progresser. De temps à autres, quelques minis-boss sont de la partie, dont certains totalement inventés par rapport à l'univers Zelda comme Valga, tandis que d'autres sont bien connus à l'image du Link noir. Parfois, le niveau permet d'obtenir de l'aide d'une Grande Fée, là où d'autres proposent un vrai gros boss de fin de niveau, à terminer bien entendu avec l'objet trouvé en cours de route (bombe, grappin, boomerang, etc.). De quoi permettre à la licence de Nintendo de parfaitement bien fusionner avec celle de Tecmo Koei mais, là encore, les fans de la seconde seront déçus de voir qu'il est impossible de s'équiper d'une seconde arme, bien utile pour réaliser des combos du tonnerre sur le champ de bataille.
 
 
En dehors du fait d'éliminer les ennemis, quelques niveaux proposent parfois un gameplay légèrement différent, histoire de briser la répétitivité de la chose, qui s'installe fatalement bien vite. Ainsi, le joueur a la possibilité à un moment d'accompagner des bombes téléguidées jusqu'à leur destination, ou encore de briser une chaîne magique qui permet à des ennemis puissants des respawns à l'infini. Des skultullas d'or se cachent même dans les niveaux, débloquant des visuels si le joueur les trouve. Là encore, rien de bien foufou, c'est sûr, mais il est toujours agréable de voir ce genre de types de missions différentes. D'autant plus que, comme dit précédemment, ce n'est pas au niveau des combats que le joueur s'éclatera le plus, en tout cas pas le joueur de Dynasty Warriors.
 

He rules sa bosse

En effet, il suffit en règle générale de marteler deux boutons dédiés, voire de lâcher toute la puissance magique d'un personnage lorsque ses jauges spécifiques sont remplies. Ici, il n'y a pas de saut et donc pas d'attaque aérienne, il est en revanche possible d'esquiver à tout moment un ennemi en pleine attaque : son point faible sera alors mis en évidence et il suffira au joueur de l'attaquer pour lui faire le plus mal possible. Il est à noter cependant que toutes les missions peuvent être jouée en coop' lors du Mode Légende, l'un sur la TV et l'autre sur le GamePad, un petit ajout sympathique apportant clairement un plus au fun du titre. En revanche, la difficulté s'en verra baissée, le timing serré de certains objectifs étant forcément plus facile à tenir lorsque deux combattants intelligents (comprenez par là : pas vos benêts d'alliés qui se montrent aussi amorphes que les ennemis) sont sur le terrain.
 
 
Les modes justement, parlons-en. Le premier, Légende, est le principal et permet de suivre un scénario pendant une petite dizaine d'heures, tout seul ou à deux, donc. Le second est baptisé Aventure et chahute gentiment le cœur des plus nostalgiques en mettant en scène une map d'un Zelda version NES divisée en cases. Pour pouvoir progresser, il s'agit de réussir les objectifs de chaque case : éliminer un certain nombre d'ennemis dans le temps imparti, tuer des adversaires spécifiques sans subir de dégâts, etc. Ces quêtes, prévues pour être courtes, débloquent des personnages supplémentaires comme la Princesse Ruto et, sachant qu'il y en a plus d'une centaine, inutile de dire que les plus acharnés y passeront du temps. Enfin, il existe un Mode Libre, mais est-il vraiment besoin de l'expliquer ?
 

A link to the Warriors

Le fan service n'est également pas oublié avec son lot de galeries d'images à débloquer puis visionner jusqu'à ce que mort s'ensuive. Ce fan service est d'ailleurs aussi présent dans les missions de l'histoire principale, avec quelques clins d’œils à d'autres épisodes de la série (la Lune de Majora's Mask...). Tous les environnements baignent d'ailleurs dans cet univers, avec les touffes d'herbes à couper, les rubis à récupérer, les quart de cœur à trouver, les vases contenant des bonus à désintégrer, et ainsi de suite. Bref, tout est là pour que l'adepte inconditionnel de Zelda se sente chez lui. Le fan de Dynasty Warriors quant à lui, ce sera certainement pour une autre fois... Car même la customisation, d'ordinaire assez poussée, se montre ici plutôt limitée : des armes à fusionner, des badges à créer à partir de matériaux lootés sur le terrain et des niveaux à gagner honteusement en déboursant des rubis, voilà tout. Baptisé Le Marché, l'onglet de customisation n'occupera certainement pas le joueur pendant des siècles.
 
 
Techniquement parlant, en revanche, impossible de dire que ce n'est pas un opus de l'univers Dynasty Warriors : les graphismes sont vraiment moyens, les textures baveuses et pauvres en détails, et quelques rares ralentissements peuvent se faire parfois sentir, surtout sur l'on joue sur le GamePad. En revanche, le tout a droit à des couleurs vives habituelles de la série des Zelda et les personnages sont bien détaillés, même les mobs de base, un exploit lorsque l'on sait qu'il peuvent parfois s'agglutiner par centaine à l'écran. Les musiques, parfois tirées de la licence de Nintendo et parfois non, sont surtout souvent répétitives, mais les bruitages habituels sont de la partie (l'ouverture d'un coffre...) et permettent de relever la chose. En revanche, inutile de s'attendre à ce que les niveaux soient remplies des répliques incessantes des personnages, ceux-ci n'étant bien entendu pas doublés. Il faudra donc se contenter des onomatopées et des nombreuses boites de dialogues pour savoir ce que tout ce beau monde se raconte. Enfin, précisons que le tout est disponible en français, ce qu'il est toujours agréable à souligner.
 

Article rédigé par Shauni Chan , le

Les fans des deux licences, Zelda et Dynasty Warriors, ont certainement retenu leur souffle lorsqu'Hyrule Warriors a été annoncé, tant ils ont dû avoir peur de ce que ça allait donner. Sans être une franche réussite des deux côtés, le soft est finalement une plutôt bonne surprise. Ce n'est certes pas le titre du siècle, mais il fusionne plutôt bien les deux univers, propose un bon fan service, à base d'objets à utiliser pour tuer les boss, d'images à débloquer ou tout simplement de décors bien connus des fans de chez Nintendo, et se montre agréable à parcourir, surtout à deux, lors de courtes sessions composées de deux ou trois missions à la fois. Les adeptes de Dynasty Warriors, pour leur part, risquent d'être quelque peu déçus par le contenu assez maigre proposé ici par rapport aux jeux auxquels ils sont habitués, mais ils ont tout de même droit à un défouloir bien foutu.

Points positifs

  • Du fan service en veux-tu en voilà
  • De la coop' en local
  • Le mode Légende plutôt bien foutu
  • La possibilité d'incarner différents personnages de l'univers Zelda
  • Quelques missions différentes
  • Des boss à tuer « Zelda style » (avec l'objet trouvé en court de route)

Points négatifs

  • Techniquement pas foufou
  • Forcément répétitif
  • Customisation pas assez poussée pour un Dynasty Warriors...
  • ...Et pas assez de contenu non plus, toujours pour un Dynasty Warriors
  • Personnages muets
  • IA alliée et ennemie totalement idiote

A propos de l'auteur

Shauni Chan

Shauni Chan

27 ans | Caution féminine

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

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