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Comment combattre l’ennui quand on a vingt ans et qu’on a toujours vécu dans un bunker ? Comment peut-on essayer de vivre après avoir connu l’holocauste nucléaire qui a mené l’humanité à sa perte ? Non ce ne sont pas les questions que Metro 2033 soulève, mais ce sont des questions que l’on pourrait se poser, nous. Parce que 2033 n’est pas tellement loin, et 2012 approche à grands pas. Toujours est-il que pour Artyom, le rêve de voir les panoramas de ses cartes postales a disparu à jamais. Il ne verra ni Tour Eiffel, ni Statue de la Liberté, tout ça a disparu car l’homme a été trop con de s’envoyer en l’air avec du nucléaire. Et voilà qu’une nouvelle espèce de mutants appelée Novalis représente aujourd’hui la nouvelle menace des habitants des stations de métro de Moscou. Ils ont réussi à franchir les barrières que l’homme a tenté non sans mal de mettre en place. La situation n’est plus sous contrôle. Artyom et tous les siens sont en danger de mort. Cette fois, impossible d’y échapper. A moins d’essayer de demander de l’aide des autres stations. Des fois que les gens n’auraient pas perdu leur sens de la solidarité et d’espoir. Artyom, que vous incarnez avec vos petites mains, va devoir se sacrifier pour sauver les autres. Même s’il n’a aucune chance et qu’il ne sait pas du tout comment faire pour sauver son peuple. Son métro. Sa station.
Vous voyez le discours super inspiré que j’ai tenu là ? Sur l’apocalypse, le dernier espoir, le sauveur et tout ça. C’est grâce au jeu. Mais oui ! Le jeu est réaliste, et tout est réaliste, même le mutant que l’on n'a jamais vu et que l’on verra probablement jamais. Tout est réaliste, tout est plausible, tout est crédible. Et tout est parti de l’œuvre de Dmitry Glukhovsky du même nom, un best-seller russe mais qui ici n’a pas (encore) connu le même succès. A la manière de The Witcher, on retrouve ici une adaptation d’un livre assez fidèle et qui est riche en contenu. Le jeu lui, est très linéaire et c'est tant mieux. Pour le coup, j’aurais vraiment détesté qu’on me laisse libre comme dans un Fallout. Passez donc votre chemin si vous n’aimez pas les scripts à gogo et les actions spectaculaires. Car le jeu est programmé de telle sorte qu’il vous fait peur là où ils l’ont décidé. Une ombre qui passe, un cri étouffé, des rats qui font tomber des objets, vous allez vite faire caca-culotte pour peu que vous soyez une gonzesse. L’ambiance est prenante et tout est bien coordonné pour que cela reste crédible. Au niveau graphique d’une part, avec des level-design hyper soignés et hyper riches. Mais aussi et surtout un excellent jeu de lumière, et une bande-son mortelle. Je ne sais pas ce qu’il vous faut de plus. Le scénario vous l’avez. Le héros aussi. Ah oui, peut-être un peu de gameplay, aussi.
Là encore, on n’est pas déçu. On sent une touche STALKER dans le réalisme et l’originalité des armes par exemple (je cherche toujours le jeu qui va détrôner la série de GSC à ce sujet) mais la ressemblance avec STALKER s’arrête là. Allez, je veux bien accorder aussi l’ambiance post-apo parce que ça serait de la mauvaise foi d’affirmer le contraire mais je ne donne rien de plus. Pour tout le reste, il est unique au monde. Le HUD n’existe pas, ou presque pas. Pour voir ce qui vous reste comme munition dans votre arme, il faut regarder l’arme elle-même. Que ce soit un fusil automatique ou un fusil à pompe, vous pouvez aisément voir ce que vous avez en regardant l’arme. Et c’est tout simplement bluffant. Passé les 2-3h de jeu, on prend le réflexe de ne recharger rien qu’au coup d’œil et c’est juste énervant de réalisme. Et tout est comme ça. La puissance de votre lampe torche baisse au fur et à mesure que vous l’utilisez, mais vous pouvez la recharger à l’aide d’une dynamo. Imaginez un peu la pression lorsque vous êtes dans le noir obscur et que vous devez switcher votre arme pour faire bon usage de la dynamo… Et encore, les développeurs de 4A Games n’ont pas été totalement sadiques puisque la lampe ne s’éteint jamais. Elle baisse juste d’intensité et c’est peut-être le seul élément de gameplay regrettable. Mais le jeu de lumière ne s’arrête pas là, bande de jeunes loutres naïves que vous êtes. A plusieurs reprises dans le jeu, vous avez la possibilité de vous faufiler à la sauce Sam Fisher du bon vieux temps, en vous cachant dans les endroits sombres pour ne pas vous faire repérer. Et quand bien même il subsiste de la lumière due en grande partie aux lampes à huile, un coup de silencieux (ou si vous êtes bien trop habile, vous pouvez les éteindre à la main) et le tour est joué. Personne ne vous voit, vous pouvez passer vos ennemis sans sacrifier une seule balle. Car des balles, vous allez en avoir besoin. D’autant qu’elles sont rares, et de surcroit chères. C’est d’ailleurs la balle la plus chère qui vous sert de monnaie d’échange. Elle va vous servir pour acheter de la picole, des armes et de la bouffe, pour survivre à ce monde dangereux et livré aux plus profiteurs. Mais je ne me fais pas de souci pour vous, vous allez très bien vous en sortir. Il se peut qu’on vous tende un traquenard pour vous choper quelques piécettes et le peu de choses de valeur qu’il y a dans votre besace, mais vous ne vous ferez pas avoir deux fois.
Artyom allume son briquet dans le noir et brandit sa liste de défauts que comporte sa mission. Dans ce tunnel interminable, il règne un silence bien plus atroce que le bruit d’une bombe nucléaire. Balayé par le vent que son porteur provoque en marchant, le briquet tente tant bien que mal d’éclairer cette liste maudite. On parle dans cette liste de phases de gameplay ratées, comme ces confrontations avec les mutants bien trop hasardeuses pour être tout à fait réalistes. A vrai dire, Artyom ne pourrait que vous dessiner la silhouette des monstres qu’il affronte, mais jamais les détails. Le motion blur que les développeurs ont tenu absolument à mettre en place et qui donne un merveilleux rendu sur les humains, se voit complétement raté sur les monstres. Ceux-ci bougent bien trop vite dans toutes les directions et on a du mal à savoir s’il s’agit réellement de monstres ou de nuages sombres qui vous courent après. Artyom n’ose d’ailleurs plus regarder le ciel sombre post-nucléaire, de peur d’y voir un monstre qui se dresserait devant lui, comme il a eu l’occasion de les croiser tant de fois dans ces tunnels maudits. Et puis, à quoi bon proposer un arsenal de folie quand on n’a jamais la possibilité de tout s’acheter ? L’histoire d’Artyom se boucle en une dizaine d’heures, pas plus. Et avec toutes les découvertes que l’on peut faire, on peut très difficilement utiliser toutes les armes que l’on nous propose. Bien trop chères, et l’argent ne court pas les tunnels. Enfin, pourquoi nous proposer deux fins différentes quand les choix à faire sont très minimes ? Dans les deux cas, Artyom doit rayer la menace qui plane au-dessus de sa tête. Surtout quand on sait qu’un Metro 2034 se profile derrière, sans doute une suite logique à l’histoire qu’a été celle d’Artyom et de ce métro moscovite.
Metro 2033 est un jeu frais. Il a beau être un FPS, il propose un univers original, une ambiance prenante et un gameplay riche. Vous auriez tort de vous en priver, surtout que son prix a chuté depuis son lancement. Dans l’optique de soutenir des jeunes développeurs talentueux tels que 4A Games, je vous demande d’acheter le jeu. Non, mieux, je vous l’ordonne.
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Mercredi 07 Juillet 2010, à 09h33
OMG. On a pas du jouer au même jeu...
Ok, il est beau, mais aujourd'hui presque tous les jeux le sont, et honnêtement la forme on s'en tape. Certains détails sont bien pensés, le briquet etc... mais rien de vraiment inoubliable. La maniabilité est à chier, on manie un tank poussif, limite wolfenstein 1er du nom sur PC était mieux (nerveux, réactif, dynamique). De toute façon ils auraient carrément du supprimer les mouvements "gauche/droite" de la manette, tellement le jeu est un couloir. On avance, on recule, POINT. ok, autant pour les phases métro ça se conçoit, le problème est que même les phases d'extérieur sont comme ça... pouvoir passer à gauche ou à droite d'une poubelle ou d'une carcasse de voiture, voilà la SEULE liberté qu'on propose. Le héros peut à peine sauter, on voit la sortie par exemple, on se retrouve coincé par des obstacles de 20 cm et on est obligés de passer par le seul endroit du niveau jouable. Frustrant. Aucune astuce, aucune exploration, rien. on ne récompense pas le joueur qui essaye de fureter, on lui fout des menottes et on lui dit "avance". Le coup des munitions = monnaie, ok le principe est pur, mais le fait de devoir économiser ses munitions aurait un sens si au moins les armes avaient de la patate. Là, non seulement on a pas de munitions, mais en plus les armes font aucun dégât, ou alors vraiment en fin de jeu. On en est pas au syndrome "black" (un chargeur par gars) mais au final on finit par esquiver les monstres parce que c'est fatiguant de mettre 3 headshots pour tuer le streum de base (et ils sont nombreux). Je trouve que c'est un scandale de proposer un jeu comme ça en 2010. Le plaisir de jeu est à des années lumières d'un stalker, on se force à s'approprier l'ambiance, on y croit pas ou très peu, au final, le cauchemar ça n'est pas la situation catastrophique de la terre/l'humanité; le cauchemar, c'est d'y jouer. |
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Mercredi 07 Juillet 2010, à 17h21
Commentaire intéressant. Violemment tranché mais intéressant. Faut vraiment que je teste ce jeu, il m'intrigue et je sais pas pourquoi il divise autant. Mais j'ai peur de l'optimisation apparemment catastrophique et des spécifications matérielles requises, dont je suis très très éloigné.
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Vendredi 09 Juillet 2010, à 01h41
Très cher monsieur Ghoulisator,
Votre critique sent bon la frustration et le mauvais skill. D'une part parce que vous essayez désespéré ment de chercher un engouement de folie dans un FPS sur une console. Chose que vous ne trouverez jamais. Si Metro 2033 poutre sa mère, ce n'est pas seulement parce que le jeu est réussi sur le plan technique et au niveau du gameplay, mais aussi parce que le jeu a une âme. On a envie de savoir ce qu'il se passe, ce que le héros va faire pour changer l'histoire et sauver son peuple. Bref, ce jeu vidéo nous transporte. Si pour vous, cher monsieur Ghoulisator, vous n'arrivez pas à sortir de votre cliché modernwarfaresque du "ca se vend donc c'est bien", vous pourrez peut etre comprendre le fond même du jeu et l'apprécier a sa juste valeur. Aujourd'hui en 2010, comme vous le dites si bien, sortir un premier jeu aussi réussi à tous les niveaux, relève d'une prouesse. 4A Games en est a son premier jeu, faut-il vous le rappeler, cher lecteur. Certes, ils peuvent faire mieux et c'est sans doute ce qu'ils vont tenter de faire pour Metro 2034. Mais pour un début, je leur tire mon chapeau. Le jeu est certes fermé, mais propose une trame originale, en phase avec le livre (peut-être devriez vous vous informer à ce sujet), avec un gameplay riche et immersif. Pour moi, ce jeu est une surprise pour cette année 2010 et croyez moi, si tous les jeux respecteraient aussi bien les codes du jeu vidéo, je pense que ce dernier se porterait nettement mieux, et on éviterait des bouses infames qu'on essaye de nous faire avaler. Je suis content en tout cas d'avoir été lu et critiqué par au moins un lecteur. Ca prouve que les lecteurs ne lisent pas seulement les conclusions et les notes. Et ca prouve au patron que le site est quand même lu. J'espère que votre avis sera un peu plus édulcoré au regard de ma réponse et que vous donnerez une seconde chance à ce jeu qui sincèrement et en toute objectivité journalistique le mérite amplement. J'espère également, cher Ghoulisator, que vous n'êtes pas un lecteur de passage, et que vous reviendrez nous lire durant tout l'été, et même au-delà. De belles surprises nous attendent encore en cette belle année 2010.
Et méfiez-vous, cher Ghoulisator, tous les jeux ne sont pas beaux, même s'ils sortent en 2010... |
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Vendredi 09 Juillet 2010, à 18h32
Yo.
Je vais reprendre ton poste point par point, comme ça je suis sûr de ne rien oublier. La frustration ? oui en effet, avoir claqué une 50aine d'euros pour retourner 5 ans en arrière dans le plaisir de jeu. Le mauvais skill ? lol. Emettre un jugement sur mon skill juste parce que je descend un jeu est quelque peu étrange. Ai-je dit que le jeu était "trop dur" ou que je ne passais pas le 1er 1/4 d'heure ? non. Je ne suis pas la pour me faire mousser, tout le monde s'en moque, mais du skill au bout de 22 ans d'hardcoregaming, j'en ai, merci. Chercher un engouement de folie sur un FPS console ? Je suis d'accord que le support s'y prête moins que sur PC, mais d'un autre côté on a pas à se prendre la tête (aucun réglage software/hardware, possibilité de jouer sur une grande TV ou d'emmener le jeu rapidos chez un pote, multijoueur en local rapide etc...) Enfin la le multi on repassera pour métro 2033 lol. Bref, bioshock a été une très bonne expérience, même sans le tandem béni souris + clavier. Chaque support a ses avantages/inconvénients , mais je ne vois pas trop la portée de ton argument, en tout cas je joue sur les deux supports. Le jeu a une âme ? mouais, c'est ce que je me disais aussi... Pour prendre le train + métro/RER X fois dans la semaine; en écoutant du Ар
 82;он& #1072; (arkona), ayant adoré stalker, je ne pouvais que tenter l'expérience. Mais voilà... Rien d'inoubliable, désolé. Scripts très convenus (lui il va mourir dans 2 secondes, là dans un instant on va entendre hurler et des monstres vont arriver par les conduits d'aération : quelle originalité !) bref, le charme n'a pas opéré sur moi. Sans doute suis-je blasé, j'en sais rien, en tout cas le jeu ne m'a pas du tout accroché comme avait pu le faire stalker, ou Half-life II; Doom III en leurs temps. Cliché modernwarfaresque ? lol à nouveau. Autant j'ai beaucoup aimé le premier, autant je n'ai même pas joué au deux, et jamais joué en ligne. Je sais qu'il y a moults kévins de 12 ans, mon beau-fils a lui meme 13 ans et est à fond dans ce délire d'ados qui surkiffent parce que c'est "trofore". Mouais... ils n'ont connu que ça a vrai dire, on démarré les JV avec la PS2 (la pire daube de l'univers à mes yeux) et passent de modern warfare a battefiled parce qu'il faut rester "in" et surtout avoir le dernier jeux à 70 euros pour rester dans le coup. Tout ça est assez loin de ma conception "vieillotte" qui se base sur l'intérêt du jeu avant tout. Je joue encore à wonderboy III sur master system (pas sur ému) et j'éprouve toujours autant de joie même si on est plus sur la même planète technique aujourd'hui. Tout ça pour dire que le "ça se vend donc c'est bien" à nouveau, c'est à côté de la plaque. Que je mets dans le top ten des jeux confidentiels qui sont laids à mourir, tel cyborg empire (steel empire en europe) ou (déjà plus connu) UFO 1er du nom. Je m'en fiche que ce soit leur premier jeu. Premier jeu ou pas, il doit bien y avoir des testeurs, des mecs dont c'est le boulot de dire "heu niveau gameplay c'est tout pourri là on a un seul chemin, on avait pas vu ça depuis 1995". mais bon. Le livre ? Je sais très bien qu'il existe. De même que des concerts privés sur la zic du jeu. Ceci dit, je ne l'ai pas lu, mais si le jeu tenait tant à s'y lier, pourquoi ne pas avoir mis un lien vers un e-book par exemple ? Pourquoi dans l'édition collector n'y a t-il pas le livre ? Sinon côté SF futuriste je n'ai pas l'esprit vide, entre dan abnett et tim powers (entres autres). Pour le coup des bouses infâmes, dis toi bien que je viens de descendre un jeu que tu as trouvé très abouti, alors imagine les confettis que je peux faire d'autres production moins "soignées". Lu ? oui je t'ai lu. Critiqué ? pas vraiment en fait. Je n'ai pas dit que ton article était nul ou mal rédigé... Juste que de mon point de vue, ce jeu ne mérite vraiment pas ce genre d'article et ne constitue pas une référence, ou alors du moins une référence à éviter. Peut- être qu'un jour je donnerai une seconde chance à ce jeu, mais c'est un des rares que je me suis imaginé revendre immédiatement après l'avoir terminé (pratique que je n'ai jamais utilisée car j'essaye de réfléchir murement mes achats de titres à l'heure ou télécharger est si facile). Pour info je ne suis pas de passage, je lisais déjà le site du temps où il s'appelait hardgamers. BREF. Tout ça n'est pas à titre personnel (je ne te connais pas donc j'aurais du mal à émettre un jugement de valeur) Par contre le jeu je le connais et peux donc en parler, même si c'est pour dire qu'il n'est pas bon. See ya. |
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Samedi 10 Juillet 2010, à 15h43
Tu m'as convaincu de choisir Stalker plutôt que Metro 2033. Et vous savez si Stalker a été correctement patché depuis sa sortie? Sur mon PC, en extérieur, je tombais parfois à une image par seconde pendant peut-être une dizaine de secondes, puis ça revenait à la normale. Sans compter que sur un autre PC il n'était pas très stable.
Et sinon, gros hs, mais je voudrais bien voir, juste par curiosité, tes arguments sur la daubassité de la PS2. Enfin, si ça t'emmerde pas trop, parce que c'est pas du tout le sujet. |
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Dimanche 11 Juillet 2010, à 11h19
Yo.
En effet, on est en pleine digression; mais c'est pas grave. Il y a quelques années j'avais déjà exposé mon point de vue sur le site, désolé de redire les mêmes trucs. Déjà je n'ai aucun parti pris pour telle ou telle marque, j'ai mes préférences mais elles sont le reflet de cas concrets. Ce qui m'agace le plus profondément sur la PS2, c'est que son succès phénoménal ne s'explique à mon sens que par des "mauvaises" raisons, en tout cas ce n'était pas objectivement la meilleure console de son temps, ni celle proposant le meilleur catalogue. Le cycle des 8-16 et le début des 32 bits avait déjà préparé l'émergence d'un marché énorme. Les jeux vidéos étaient désormais incontournables dans les cours de récré, et donc, dans les demandes aux parents une fois à la maison. Connus mais pas compris pour autant par ceux qui règlent les factures : les parents. La campagne de pub de sony étant bien huilée, la bataille de l'image allait comme d'habitude faire les victimes les plus faciles, les plus crédules : ceux qui regardent la forme et pas le fond. Le catalogue de jeu impressionnant de la PS2 (rempli de merdes mais de licences attractives pour les mômes, avec les belles jaquettes qui vont bien et les 2-3 screenshots qui font baver) allait faire le reste. Donc les PS2 envahissent les maisons parce que les parents n'y connaissent que dalle, et que leur mouflets leur disent "mais maman, à l'école tout le monde l'a la PS2 ! c'est trop bien ! y'a crash bandicoot dessus, c'est du jamais vu; l'extase !" Seulement au final, on a quoi ? techniquement, elle tient la route, on est ok, mais on peut se procurer une dreamcast qui pulvérise tout ce qui existe à l'époque, où une N64 qui malgré un rendu assez sale en a aussi dans le ventre. Je ne parle pas de la saturn qui avec une comm' complètement foireuse n'a jamais vraiment vu le jour. A la limite au niveau des défauts on peut cracher sur les temps de chargement qui sont assez honteux sur certains jeux. Mais là vraiment où on se fait voler, c'est que 95 du catalogue est constitué de bouses infâmes, qui ne sont que de pâles copies de titres originaux qui existent depuis belle lurette. On a ainsi des clones de partout, que ce soit en plateforme, en sport ou dans tous les autres domaines, ça fourmille de titres dans tous les sens, avec si possible une licence connue ou à la mode. Pour trouver des jeux baclés, buggés, aussi intéressants qu'un truc qu'on a déjà vu 50.000 fois. Mais c'est pas grave ! Les enfants sont contents, et ça s'échange les jeux de partout avec facilité. Il devient plus facile de se procurer un jeu PS2 que d'aller s'acheter un tube de dentifrice. Bien sûr, quelques titres de qualité sont propres au support. Je ne dis pas qu'on ne s'amuse pas, que metal gear solid ou gran turismo voir sur le tard shadow of the colossus sont à chier. Mais si tu fais un ratio, t'as 9 merdes sur 10. Au final, on se fout complètement de notre gueule, mais bien peu ont le recul nécessaire pour le comprendre. On va me dire que je fais au final le procès des éditeurs tiers, et pas du constructeur via la machine en elle même. Dans un sens, c'est vrai, mais l'esprit de sony a encouragé cela. Et de même, parler des consoles sans parler de leurs jeux n'a pas vraiment de sens. Je ne dis pas qu'il fallait tomber dans l'interventionnisme totalitaire de nintendo par exemple; mais il y a un juste milieu bon sang ! En tant que constructeur, on peut quand même se débrouiller pour réguler les titres publiés et véhiculer une certaine éthique du support. Arreter les campagnes de pub poudre aux yeux ou les bundles avec des jeux moisis, imposer certains seuils minimum de qualité dans le développement des jeux par exemple. Au final, le succès de la machine est complètement injustifié. D'autres consoles de la même époque étaient techniquement meilleures avec un parc de jeux de qualité supérieure. Mais voilà, la dreamcast s'est faite démontée par le piratage, et la N64 comme la saturn n'ont jamais fédéré; l'une à cause d'un support cartouche agonisant, l'autre à cause d'un positionnement marketing vraiment à côté de la plaque. Bref, je m'arrête là. Mais c'est toujours autant inadmissible de voir à l'heure actuelle certains fanboys louer la ps3 aujourd'hui, sur les vestiges de la gloire passée de la PS2. Enfin bon, dans les faits, la PS3 comme la PSP ont du mal à l'heure actuelle. Tant mieux, les joueurs ayant aimé la PS2 ont grandi et sont capables de distinguer aujourd'hui la qualité véritable de ce qu'on leur propose. |
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Lundi 12 Juillet 2010, à 13h39
Ca a failli être intéressant jusqu'à ce que tu dises que la PS3 a du mal à l'heure actuelle. C'est marrant, j'ai aussi l'impression que la Xbox aujourd'hui vit sur ses acquis de gamers. Des mecs renouvellent leur console en fin de vie sans même vraiment savoir pourquoi, ils ont fait un choix ya quelques années, alors ils s'y collent. Si la PS3 a fait un des démarrages les plus calamiteux de l'histoire de l'univers, il faut aussi accepter qu'elle n'a aujourd'hui strictement rien à envier à la 360, et après, je présume que c'est une question de goût hein, mais le catalogue Sony me dresse plus facilement le zizi. Uncharted 2, God of War 3, Heavy Rain, LittleBigPlanet, MGS 4, ça me fait banday. Attention, j'ai uber kiffé Alan Wake même si le moteur est vieillot et répétitif. Mais je me sens de plus en plus concerné par les performances et les styles PS3. De même, le PSMove m'a plus fait dresser le zizi que Kinect.
Mais bon je présume question de goûts hein. En attendant, la PS3 s'est franchement relevée de son départ minable. |
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Lundi 12 Juillet 2010, à 20h49
Vous avez un don pour mépriser les gens qui ne pensent pas la même chose que vous assez sidérant !
Si ce que je dis n'est pas intéressant, on se demande pourquoi tu l'as lu jusqu'au bout ? M'étonne pas que tu sois attiré par la PS3: tu donnes d'ailleurs une parfaite image de son utilisateur lambda. Sérieux relisez vous... on dirait que j'ai tué votre meilleur ami... direct vous dégainez. C'est assez Lamentable. Si les commentaires libres vous plaisent pas, shuntez la fonction "ajouter un commentaire". |
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Mardi 13 Juillet 2010, à 00h14
Ah non Ghouli, je ne te méprise pas du tout. D'accord, en fait je viens de relire ma première phrase elle l'est peut-être un peu. Mais rien de méchant, je respecte ton avis tout comme je présume que tu respectes celui de Poil de Rotteca quand tu es intervenu sur le test.
Mega culpa si t'as cru que je te chiais dessus. Je discutais. Là, t'as dit un truc avec lequel je n'étais pas d'accord, alors je suis venu discuter. Mais non seulement tu as eu raison de commenter de manière constructive le test de roukmoute, mais je t'encourage à continuer. On discute, on est pas d'accords, tout ça. Bon pi sinon je ne vois rien de péjoratif à être un utilisateur PS3 lambada, en fait. La Xbox devrait essayer la macarena. Bonjour madame, je cherche la sortie ? |
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Mardi 13 Juillet 2010, à 00h24
En fait Ghouli, les débats j'aime. Ca m'anime au plus profond de mon être et au plus profond de mon slip. Mais ce que j'ai pas aimé, ce que j'ai réellement méprisé c'est ca :
"Je trouve que c'est un scandale de proposer un jeu comme ça en 2010." Je trouve moi qu'il n'y a vraiment pas de quoi se scandaliser la tronche à la vue de Metro. Je pense pouvoir dire sans me tromper qu'on a connu nettement pire en 2010. Et qu'on connaitra sans doute encore pire. Pour un premier jeu, 4A Games a très bien réussi. Il y a une atmosphere que de rares jeux peuvent transmettre. Certes, c'est linéaire et un peu dirigiste, certes le jeu est un peu court, certes il y a des défauts, mais c'est un très bon début. Inutile de pleurnicher pour si peu. Bref, rendez-vous pour Metro 2034. |
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