Test : Aliens vs Predator

Aliens vs Predator - Xbox 360

Genre : FPS

Date de sortie : 19 février 2010

Genre
FPS
Date de sortie
19 février 2010 - France
Développé par
Rebellion
Edité par
Sega
Disponible sur
PC, PS3, Xbox 360

La licence aux milliers de morts revient enfin sur nos consoles et PC après 10 ans d'absence, et c'est Rebellion qui s'y recolle. Si le premier Aliens vs Predator offrait de sympathiques modes de jeu et quelques intéressantes perspectives, est-ce que son successeur est à la hauteur de l'ambition du projet ? Discutons-en autour d'un cerveau de Marine, à la bonne franquette.

 
 
Aliens vs Predator possède la difficile tâche de nous faire entrer dans l'ambiance d'une histoire vécue de 3 points de vue différents. A ne pas confondre avec Heavy Rain qui propose lui 4 protagonistes. Bien sûr je plaisante, puisque les deux jeux n'ont absolument rien à voir, si ce n'est qu'ils se jouent parfois avec une manette. Ici, 3 points de vue signifient surtout 3 gameplays pour une seule histoire, à choisir selon votre bon vouloir. Vous pouvez suivre d'une traite les campagnes de chaque race ou les alterner afin de suivre les événements chronologiquement. S'il est un peu difficile de se remettre à un gameplay différent à chaque chapitre, il est pourtant plus sympathique de jouer de cette manière puisque vous vous lasserez moins tout d'abord, et qu'enfin vous pourrez éventuellement voir les résultats de vos actions avec les yeux d'une race par rapport à l'autre en temps réel. Mettons par exemple que vous êtes le Predator et que vous avez besoin de détruire un système de sécurité. Une fois la mission accomplie, l'Alien va se vautrer dans la brèche de sécurité que vous avez ouverte et pourra aussi voir les traces de votre passage. Des correspondances un petit peu rares mais sympathiques quand elles apparaissent.
 

Si j'étais un Alien

Je suis un Alien sélectionné par les humains pour ses capacités cérébrales. Je suis un sacré chasseur, et aussi hélas un sujet d'étude un peu trop intéressant pour une poignée de savants fous. Une panne du système électrique m'a permis de me faire la belle et pouvoir manger des cerveaux en pagaille. J'écoute les ordres de la reine, qui doit posséder un genre de talkie-walkie mental, et tente de délivrer mes frères des expérimentations humaines tout en répandant ma progéniture à qui en veut. Bon, le problème est que je me déplace atrocement rapidement et sur toutes les surfaces. Je suis donc obligé de vite ravaler mes instincts meurtriers pour finalement me contenter d'isoler les humains avec discernement et discrétion pour les exécuter. C'est très difficile de se déplacer naturellement, et si l'intention est là, le résultat n'est pas plus convaincant que ça. J'aurais apprécié me déplacer avec éventuellement plus de fluidité, dans des décors mieux travaillés et bénéficier d'animations mieux léchées. Je me balade durant 3 heures dans les ventilations, utilisant au mieux les décors pour me fondre dans l'ombre. Dommage que ma réalisation ne soit pas plus convaincante, puisque l'intention est là.
 

Si j'étais un Marine

Je suis faible, je sursaute au moindre bruit, véritable petit garde-manger mobile, mes armes sont archaïques et finalement je suis le véritable Usain Bolt d'Aliens vs Predator, je suis je suis je suis... Bin oui le Marine, c'est marqué au-dessus. Mon point de vue est un petit peu celui de la victime dans cette histoire. J'incarne aussi le classicisme total dans le gameplay, ce qui ne serait pas forcément un défaut s'il n'était pas doublé d'une rigidité difficile. Quelques sympathiques effets d'ombres sur les murs me font parfois frémir, petit être faible que je suis, mais au total, je passe vraiment vraiment trop de temps dans le noir. A la lumière de ma petite lampe de poche, je jette aussi devant moi quelques fusées de détresse pour éclairer quelques secondes au mieux le décor et découvrir les hordes d'Aliens qui me foncent dessus. Paradoxalement, je suis celui qui vous proposera la plus longue aventure, 4 heures. Ce qui signifie qu'on peut être une victime et survivre quelque peu. Peu de surprise ici, mais de bonnes idées pour faire peur. Il aurait été agréable que la réflexion soit poussée un peu plus loin, et surtout la réalisation de celle-ci. Les ingrédients sont réunis pour faire peur, faire vraiment peur. Mais là, je n'ai pas beaucoup frémi. Je suis mort plusieurs fois, c'est vrai, mais un peu trop face au surnombre et pas assez dans des pièges bien pensés. Note agréable cependant, mon détecteur de présences ennemies ajoute au stress, avec son affichage traditionnel de la saga Aliens et ses bruitages oppressants. Mais c'est tout de même trop faible dans l'ensemble, hélas.
 

Si j'étais un Predator

Je suis un tout jeune initié Predator. Après avoir montré à mes pairs ma capacité à chasser comme un vrai monstre que je suis, on m'a envoyé sur les lieux afin de protéger le temple de mes ancêtres des vils humains, avides de notre savoir ancestral. Accessoirement, je dois aussi détruire tous les serpents que ces abrutis d'humanoïdes ont littéralement mis en culture, non sans oublier d'en perdre le contrôle. Evidemment, de ce point de vue là, arracher des crânes humains avec la colonne vertébrale (je n'ai rien inventé, c'est Sub-Zero qui m'a montré) pour les garder en trophée doit paraître un peu plus légitime. Je suis véritablement le héros de cette histoire, puisque surpuissant et qui plus est dans mon droit. Vengeance et bon droit, voilà ce qui guide ma lance, mon cercle découpeur de chair et mon canon laser. Pour couronner le tout, je possède un camouflage total, bien plus efficace que celui d'un caméléon puisque je suis littéralement invisible. Non, ne cherchez pas, vous ne verrez pas la moindre trace de moi, ou alors beaucoup trop tard puisque je redeviens visible dès que j'attaque. C'est le côté infiltration qui prime avec moi, ce qui est assez paradoxal puisque je suis aussi le plus puissant. Je suis probablement l'être le plus intéressant à jouer puisque finalement le plus atypique. Je bénéficie d'un gameplay classique mais plus original qu'un faible Marine, ce qui me rend si singulier. On regrettera tout de même que mon arsenal ne soit pas plus mis à l'épreuve que cela, puisque les hordes d'Aliens ne sont pas sensibles à mon camouflage. Lorsque ceux-ci foncent sur moi en horde, il ne reste plus que les bons vieux poings ou la lance. Fini la furtivité, bonjour le bourrinage et tant pis pour les possibilités que j'offrais.
 

Article rédigé par JoKeR , le

Si Aliens vs Predator offrait quelques bonnes intentions, elles ne sont hélas pas concrétisées la plupart du temps. La réalisation est faible et dessert une licence dont les possibilités sont par déduction sous-exploitées. Reste une aventure somme toute sympathique, mais sur bien des points pas à la hauteur des intentions auxquelles elle aspirait. Le multijoueur est tout de même intéressant aussi pour tous ses modes de jeux originaux, dont hélas le Predator se tire toujours avec la part belle. Un jeu sympathique toutefois, parfois défoulant, mais à réserver aux inconditionnels de la licence un peu affamés.

Points positifs

  • 3 gameplays vraiment différents
  • Les différents modes multijoueurs
  • Respect des univers différents

Points négatifs

  • Histoire anecdotique
  • Réalisation vieillotte
  • Court, 10-12h au maximum

A propos de l'auteur

JoKeR

JoKeR

35 ans | Rédac' Chef / Touriste.

Passez votre chemin, ce mec est un con. Avis de merde, méconnaissance générale du sujet et pleins pouvoirs sur le site, ce mec est un imposteur. Regardez, je me suis emparé de son compte pour écrire sa bio et à mon avis il ne s'en apercevra jamais ce naze.

Contacter

Commentaires