Test : Fallout New Vegas

Fallout New Vegas - Xbox 360

Genre : Tps-Rpg post-apocalyptique

Date de sortie : 22 octobre 2010

Après un Fallout 3 réussi, Bethesda continue la célèbre franchise à travers un spin-off du nom de Fallout New Vegas. À première vue, le jeu ne semble pas beaucoup innover par rapport à son prédécesseur... Mais est-ce vraiment le cas ?

 
 
La série Fallout est implantée dans le jeu vidéo depuis ses débuts et a déjà fait ses preuves, ça c'est clair. Le premier épisode sur console Next Gen, Fallout 3, a innové en proposant la vue à la première personne et avec surtout le savoir-faire des studios Bethesda Games (The Elder Scrolls IV : Oblivion), ce qui n'est pas franchement pour nous déplaire. Mais à défaut de continuer avec un Elder Scroll V ou un Fallout 4 à proprement parler, les développeurs ont conçu Fallout New Vegas, un jeu ressemblant comme deux gouttes d'eau à son grand frère, et pour cause : même graphismes, même gameplay, même animation, même pays post-apocalyptique (enfin, en quelque sorte), et j'en passe... Au début, il s'avérait que New Vegas était en gros un énorme DLC de Fallout 3. Eh ben non !
 
 
Premier changement, et pas des moindres : on quitte Washington DC pour le célèbre Las Vegas et ses environs désertiques ! Pas d'inquiétude, les environnements sont toujours aussi défoncés. Ce ne serait pas un Fallout sinon. Cependant, l'univers de Las Vegas, ici New Vegas, est bien plus coloré que DC avec des gigantesques néons à chaque coin de rue et des déserts orangés. Sauf que, comme Fallout 3, ça pique toujours les yeux et techniquement, c'est un peu à la ramasse. Les graphismes ne sont pas à la hauteur de ce que l'on a pu voir jusqu'à aujourd'hui, mais cela reste tout de même largement regardable. Mais l'intérêt de Fallout New Vegas ne réside pas dans sa réalisation technique, mais bel et bien dans son but principal : la liberté d’action !
 

RPG, tel est son type

Si l’on était déjà en possession d’une grande liberté dans l’épisode précédent, avec des dizaines de fins différentes selon vos actions choisies durant le jeu, ici, attendez-vous à être réellement maître de vos gestes dans les moindres détails. Mais commençons par le début : vous êtes un coursier, et votre colis contient quelque chose de très précieux. Seulement, une bande de malfrats vous choppe, prend le colis, vous ligote, et le caïd vous colle une prune dans teuté. C’est vrai que comme ça, on pense que l’on commence le jeu par la fin, mais il n’en n’est rien : des jours plus tard, vous vous réveillez dans le cabinet d’un docteur, ce dernier vous aillant miraculeusement sauvé de la mort, reprenant conscience. Ainsi, vous établissez le physique de votre personnage via un éditeur plutôt complet (sauf en ce qui concerne les coupes de cheveux, aaah) ainsi que ses caractéristiques principales. La liberté vient déjà de commencer : serez vous plutôt fort, intelligent, agile, chanceux, ou bien le tout judicieusement équilibré (ou pas) ? Le crochetage sera-t-il votre dada ? Non ? Plutôt les explosifs, les armes à énergies, la discrétion, la médecine… ? Si vos compétences sont pour le moment plutôt faibles, level 1 oblige, la création de votre personnage se veut résolument libre et compréhensible. Et c’est déjà une très bonne chose !
 

La vie post-apocalyptique, ça craint quand même

Bien sûr, ces premiers établissements de votre héros (ou héroïne, c’est bien entendu au choix) ne sont pas définitifs, car comme dans tout bon jeu de rôle qui se respecte, le level-up est un élément incontournable. Dans Fallout New Vegas, vous gagnez des points d’expérience selon les ennemis que vous abattez, les quêtes et les tâches que vous effectuez, les différents gestes accomplis, etc. Comme cela, 30 niveaux sont à gravir, avec à chaque level passé des points à distribuer dans différentes compétences (telles que le crochetage, la discrétion, le piratage, la médecine, les armes lourdes ou légères, le combat à mains nues, et encore une bonne quinzaine) et un level sur deux, un bonus à choisir dans une liste qui s’étoffera au fil des niveaux acquis. De quoi façonner selon ses envies et sa tactique de jeu le personnage idéal à vos yeux !
Et le faire monter en expérience est une chose cruciale, car dans tous les Fallout, l’aventure se déroule dans des Etats-Unis dévastés suite à une guerre nucléaire plus qu’apocalyptique, et la survie dans ce monde hostile est donc ardue. On appréciera un Las Vegas démoli mais reconstruit comme possible, toujours avec cette mode style « année 50 » et une technologie ultra-avancée (l’aventure se passe en 2268), mais un peu moins les créatures radioactives plus que dangereuses, sans parler des factions de mercenaires cinglés armés jusqu’aux dents.
 

Gros gun, Grosse armure, Grosse difficulté

Heureusement, de nouvelles armes font leur apparition ainsi que de nouvelles armures et objets. Le combat en temps réel (et non en tour par tour pour les retardataires) se veut identique, et le SVAV, un système permettant de stopper l’action pour viser précisément les différents membres de/des adversaire(s), est toujours présent et fonctionne toujours selon le nombre de points d’action disponible. En gros, le combat ne change pas des masses, comme le gameplay, identique, donc impeccable. Par contre, une nouveauté intéressante fait son arrivée : le mode hardcore. Comme son nom l’indique, ce dernier est activable et désactivable à tout moment et permet de profiter d’une difficulté largement rehaussée : les stimpaks (objets typiques de la série consistant à rénover la santé) ainsi que les autres éléments revigorants ne donnent plus autant de santé et ne sont actifs que pour quelques secondes, la déshydratation, la famine et le sommeil vous obligent constamment à boire, manger et dormir sous peine de mourir lorsque ces facteurs sont poussés à leur extrême limite, les munitions disposent d’un poids… C’est clair, c’est chaud les marrons, mais au moins, c’est vachement réaliste.
 

I Want To Be Free

Dans cet épisode de la série, comme évoqué précédemment, la liberté d’action est extrêmement poussée. Pas spécialement dans le level-up et ses attributs qui pourtant sont plus que satisfaisants, mais simplement dans les choix à prendre durant la quête principale. Non seulement ces derniers détermineront vos quêtes secondaires,mais ils pourront aussi vous donner une véritable personnalité à laquelle les PNJ réagiront selon leur propre I.A.. Un truc de ouf, j’vous dis. Tout d’abord, il faut savoir que le territoire de New Vegas est divisé en plusieurs factions et familles : d’un côté, le gouvernement salace, de l’autre les mercenaires odieux, mais d’un autre les robots possesseurs de la Ville du Vice, et encore d’un autre la traditionnelle Confrérie de l’Acier… Et c’est à vous de choisir de quel côté vous allez combattre. Si au tout début, l’action est « linéaire », vous serez très vite amené à faire des choix aux conséquences cruciales sur vous et vos influences. Par exemple, il est tout à fait possible d’aider le chef de Las Vegas en éliminant les factions gênantes via une arme satellite, de rallier les autres à sa cause, et finalement renverser votre chef au dernier moment pour prendre le contrôle de New Vegas et devenir un haut membre de la Confrérie de l’Action. C’est tout simplement jubilatoire. Quelle sensation exquise de monter un complot géant au succès, d’agir en solo en éliminant des troupes ennemies entières en activant dans leur base leur propre système de sécurité contre eux, ou bien être à la tête d’une armée géantes de robots dévastateurs ! Franchement, c’est le pied, d’autant plus que la durée de vie se veut toujours aussi longue. Pour la quête principale, comptez quinze heures. On regrettera surtout de ne pas pouvoir continuer le jeu après la dernière mission de la quête principale. À l’instar de Fallout 3, il faudra attendre un DLC (sûrement payant…) pour poursuivre l’aventure. Et sinon, pour tout terminer à côté, comp… Attendez, cela a-t-il déjà été fait au moins ?
 

La Guerre… La Guerre ne Meurt Jamais.

Enfin, le système de compagnon s’est vu amélioré par une interface rénovée : il est désormais plus simple de soigner son pote, de lui donner des ordres basiques tels que « reste loin », « colle moi la grappe », « attaque » ou « casse-toi de ma vue, tu m’as saoulé » (ce qui signifie donc : je t’abandonne). Et bien sûr, sans grand rapport avec les compagnons, qui dit Las Vegas dit casinos ! Dans la cité lumineuse, les casinos fusent de toutes parts : il est possible à tout moment, enfin si vous n’êtes pas rejeté en fonction de vos actes, de s’inviter dans un de ces bâtiments luxueux et de se faire une partie de Black Jack, de roulette, ou bien un petit coup de machine à sous. Avec du cash à l’arrivée, bien sûr. Et dire qu’il y a encore un tas de chose à faire… Décidément, ce jeu est une vrai drogue.
 

Article rédigé par Naxi , le

"Génial", tel est le mot qui ressort de Fallout New Vegas. Pourtant, le soft se veut techniquement daté et ressemble à s‘y méprendre à son prédécesseur Fallout 3. Mais son énooorme contenu et sa liberté d’action changent clairement la donne, et rien que pour ça, le jeu vaut clairement son pesant d’or. Si vous êtes amateur de RPG, foncez !

Points positifs

  • Liberté génialissime
  • Un univers post-apocalyptique savoureux, New Vegas est séduisant
  • De nombreuses factions et personnages
  • Une durée de vie hors-norme
  • Une histoire façonnée par vos soins

Points négatifs

  • Graphismes légèrement vieillots
  • Impossibilité de continuer le jeu après la dernière mission de la quête principale
  • Le désert est coloré, mais parfois un peu vide...

A propos de l'auteur

Naxi

Naxi

22 ans | Chasseur de cool

Guinness, Bacardi et 9mm : âgé de 20 ans, Naxi est le testeur le plus jeune de l'équipe. Embauché dès l'âge de quinze piges dans la rédaction, il se débrouille pour écrire sur sa passion entre deux soirées alcoolisées où se mêlent Tekken buveur, basses acidulées et lancers de nains roux. Une vie étudiante ponctuée par son addiction à Devil May Cry et son goût des bonnes femmes qu'il tente désespérément d'approcher par sa "voix d'acteur porno". Drôle d'énergumène.

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