Test : Spider-Man : Dimensions

Spider-Man : Dimensions - Xbox 360

Genre : Action acrobatique arachnide

Date de sortie : 10 septembre 2010

Genre
Action acrobatique arachnide
Date de sortie
10 septembre 2010 - France
Développé par
Beenox Studio
Edité par
Activision
Disponible sur
DS, PC, PS3, Wii, Xbox 360
Parfois appelé
Spider-Man : Shattered Dimensions, Spider-Man : Dimensions, Spiderman

Spider-Man : Dimensions, c'est peut-être enfin la bouffée d'air que pouvaient espérer les fans du tisseur sur leurs consoles Next Gen. En s'affranchissant des films, on a bien remarqué que la licence ne pouvait que s'embellir l'an dernier avec Web of Shadows. Cela se confirmera-t-il avec Dimensions ?

 
 
Spider-Man : Dimensions propose d'incarner mesdames et messieurs non pas un, ni deux, ni même 3 Spider-Men, mais bien 4 Spideys ! Incroyable non ? Alors qu' Amazing Spider-Man court après Mysterio, l'un de ses ennemis de toujours (routine arachnide), celui-ci s'empare d'un puissant artefact lors de sa visite nocturne d'un musée New-Yorkais. Cet artefact éclate rapidement en plusieurs parties, qui se répartissent dans 4 dimensions parallèles. Madame Web, une grand-mère apparaissant un petit peu de nulle-part, charge les Spider-Men de chaque dimension de récupérer les bouts d'artefacts éparpillés et qui, manque de bol vraiment, ont systématiquement atterri entre les mains d'un super-vilain. Les tisseurs de tous les horizons devront allier leurs forces pour remettre l'ordre dans l'univers. Le principe est qu'avec 4 héros différents, on nous propose 4 gameplays différents et donc un renouvellement omniprésent. Il faut l'avouer, c'est ambitieux, mais est-ce pour autant réussi ?
 

Arachnophobie

Prenons chaque tisseur un par un. Le premier, c'est celui que tout le monde connait, Amazing Spider-Man. Il tisse, il blague, il frappe dur et son sens de l'araignée l'avertit au moindre danger environnant. Le gameplay est somme toute classique mais il est très efficace. Le choix de tout représenter en cell-shaded, c'est à dire avec de la 2D collée sur des décors et squelettes en 3D est très judicieux puisqu'il permet de donner un rendu vraiment proche du comics. Ce qui est ENFIN une bonne idée. Le second Spidey dont vous pourrez revêtir les couleurs est le Spider-Man 2099. Tiré du comics éponyme, le héros n'est bien sûr plus Peter Parker mais son successeur, tout aussi efficace. L'araignée du futur est ennemie avec une grosse société technologique très puissante et machiavélique, qui d'ailleurs a la plupart des policiers corrompus jusqu'à la moelle sous ses ordres. Cette version de Spider-Man a quelques avantages inhérents à sa condition. De petites ailes sous ses bras, à la manière d'un écureuil américain, lui permettent de ralentir lors de scènes de chute libre dans les rues du New-York futuriste dans lequel l'aventure prend part. De plus, il possède une sorte de pouvoir de bullet-time lui permettant de ralentir le temps pour esquiver, frapper ou fuir avec un sacré avantage sur ses ennemis. On remarquera que dans les chapitres 2099, les graphismes redeviennent ceux d'un jeu vidéo classique, c'est à dire qu'on a supprimé le cell-shaded. Cela contraste avec les autres chapitres plus "comics" et c'est un choix artistique des plus judicieux. Toutefois, on regrettera que le bullet-time ne soit pas d'une utilité folle tout au long de l'aventure et ne se cantonne finalement qu'à l'état d'option.
 

Spider-Man : Dimensions feat. Spider-cochon

Tiré tout droit d'un comic sorti en 2008, Spider-Man noir. Celui-ci réinvente quelque peu l'histoire de l'homme araignée, mais en 1932. Certes, il y a beaucoup de similitudes avec notre tisseur du 21e siècle, mais l'histoire est revisitée. C'est plus sombre, noir, et c'est une idée merveilleuse que d'avoir eu la courtoisie de l'adapter en jeu vidéo alors que seuls deux opus de cette série ont été commercialisés. Ici, il vous faudra rester en permanence dans l'ombre pour exécuter vos ennemis en silence. Spidey est en 1932 plutôt incapable d'affronter à mains nues un homme armé, alors il faudra ruser, se planquer, et piéger. Si le principe est très sympathique, dans la pratique c'est hélas un peu simpliste. Les ennemis sont incroyablement stupides, c'est un fait. Dans un sens, ils sont d'autant plus simples à attraper, mais bon... Nous sommes dans un Spider-Man, alors évidemment les adversaires se contentent souvent d'être grossiers et bagarreurs. Quoi qu'il en soit, c'est une partie du jeu qui se veut rafraîchissante, et originale. On aurait juste aimé voir le principe d' infiltration un peu plus poussé.
Last but not least, Ultimate Spider-Man. Ca, c'est un Spidey qui ne plaisante pas. Il est recouvert de son costume "époque symbiote", avant que celui-ci ne recouvre le corps de Venom. Avec un extra-terrestre pour pyjama, Peter Parker devient bien plus puissant et attaque les masses avec facilité. Le détail qui tue, c'est sa capacité à entrer en mode "furie". Les dégâts sont plus lourds, la portée est plus grande... Cet avantage obéit à une jauge, qui se remplit en fonction des combos que vous infligez à vos adversaires. Autant dire que lorsque vous affrontez des hordes entières, elle ne désemplit pas. Cette partie de l'aventure n'apporte pas vraiment grand chose de plus en terme de gameplay, mais offre aussi une alternative agréable aux autres Spider-Men..
 

Spider-Man, l'homme qui tisse plus vite qu'un atelier de chinois clandestins

Très honnêtement, c'est très probablement la meilleure adaptation de Spider-Man à laquelle on ait pu jouer jusqu'ici. Il aura fallu attendre que la licence se détache des carcans de la simple adaptation cinématographique et se re-concentre sur ce qui importe réellement, à savoir le comics, pour voir apparaitre un bon jeu avec pour star l'araignée. L'esprit de la BD habite vraiment cet opus, des personnages qui le peuplent aux attitudes de Spider-Man, en passant par ses réparties ravageuses. Les boss sont charismatiques, mention spéciale à Deadpool à qui l'on rend hommage pour la première fois décemment en jeu-vidéo. Les différents gameplays ne sont, en réalité, pas si différents que ça, mais suffisamment pour renouveler un peu l'intérêt entre chaque chapitre, ne serait-ce que par la diversité des décors. Il faut avouer que parfois, les niveaux sont hélas un peu trop longs, ce qui plombe un rythme qu'on aurait peut-être apprécié plus soutenu. Il faut compter 1 heure par chapitre en moyenne et il y a 3 niveaux de 4 chapitres (1 par Spider-Man). Cela ramène la durée de vie à 12 heures en moyenne, ce qui pour ce type de jeu est parfaitement honnête voire inespéré. A mesure que vous progressez, vous débloquez de nouveaux coups, nouveaux costumes et options qui vous permettront de rendre votre héros plus performant de la manière la plus classique qui soit. Il y a bien quelques soucis de caméra parfois, mais difficile vraiment d'en vouloir à ce Spider-Man : Dimensions tant il a manifestement voulu faire plaisir aux fans. C'est généreux, drôle, original et même joli. Enfin un jeu qui a pris la licence Spider-Man au sérieux, et ça, c'est cool !
 

Article rédigé par JoKeR , le

Spider-Man : Dimension est très probablement le meilleur Spider-Man jamais réalisé, et une des meilleures adaptations de comics qui ait vu le jour, c'est certain. Humour débile omniprésent, graphismes jolis, multiples combos, c'est vraiment une très bonne nouvelle pour les fans de la série. Les autres pourraient probablement y voir un très bon passe-temps malgré quelques problèmes de rythme. En tous cas, si vous avez une araignée au plafond, rajoutez tout de même un point à la note d'intérêt.

Points positifs

  • Humour débile omniprésent
  • Graphismes cell-shaded efficaces pour un rendu "comics"
  • Originalité des différents univers

Points négatifs

  • Soucis de rythme avec des niveaux parfois trop longs
  • Caméra un peu à l'ouest de temps en temps

A propos de l'auteur

JoKeR

JoKeR

35 ans | Rédac' Chef / Touriste.

Passez votre chemin, ce mec est un con. Avis de merde, méconnaissance générale du sujet et pleins pouvoirs sur le site, ce mec est un imposteur. Regardez, je me suis emparé de son compte pour écrire sa bio et à mon avis il ne s'en apercevra jamais ce naze.

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