Test : Asura's Wrath

Asura's Wrath - Xbox 360

Genre : Beat'Em All bourrin

Date de sortie : 24 février 2012

J’AI TESTE ASURA’S WRATH POUR VOUS. UN JEU QUI CALME AU PLUS HAUT POINT. UN JEU QUI DONNE ENVIE DE FAIRE LA PAIX AVEC VOTRE PROCHAIN. UNE PHILOSOPHIE ZEN ENVAHIT LE JEU DE CYBER CONNECT 2. MAIS JE SAIS PAS POURQUOI DEPUIS JE FAIS QUE DE CRIER ET DE FAIRE “AAAAAAAAAAAAAARGH”. TESTEUR DE JEUX VIDÉO, C’EST VRAIMENT UN BOULOT QUI VOUS CHANGE.

 
 
Il y a des jours comme ça, on ferait mieux de rester couché. C’est ce que doit se dire Asura, héros de Asura’s Wrath. Le matin, il est un héros car il repousse tranquillou une attaque contre la planète Gaea menée par les gohmas, des êtres impurs et qui n’ont que le mal en tête. Il terrasse même, sans le tuer, leur leader gigantesque et tentaculaire, Vlitra. Le mec aurait du être célébré en héros mais ses compères les généraux célestes menés par Deus vont le trahir. Ils vont l’accuser du meurtre de l’empereur, tuer sa femme kidnapper sa fille qui est une prêtresse puissante et le bannir en l’envoyant à Naraka (l’enfer local). Bref, une vraie journée de m***e. Le brave reviendra 12 000 ans plus tard pour récupérer sa fille et se venger. Et il est ultra vénère. En même temps, 12 000 ans ça laisse amer.

Même si Asura est bien enragé, on ne qualifiera pas ce jeu de beat’em all. Soyons clair, le jeu de Cyber Connect 2 (Solatorobo, Naruto) mélange différents gameplays dont le principal trait serait de l’anime interactif. Mais il y a tout même des vrais morceaux de beat’em all où il faut casser de la gueule ennemie à tout va mais aussi des phases de shoot’em up. En partant de ce constat, on peut apprécier le jeu à sa juste valeur.
 

La gestion de la colère ? Connais pas !

Asura’s Wrath vous occupera environ 9 heures pour terminer la quête principale (vous pourrez débloquer un chapitre supplémentaire en remplissant certaines conditions). Sur ce temps de jeu, vous passerez 75 % de votre temps sur la partie film interactif ou cinématiques à base de QTE. De quoi faire passer Hideo Kojima pour un petit joueur. Alors que valent donc ces QTE. Je vois déjà les allergiques pousser un soupir. Ils sont plutôt bien gérés et intégrés au jeu et aux cinématiques. Tout d’abord, vous avez le temps d’appuyer sur le bouton même en mode difficile. Pas trop d’apparitions en traitre pour vous faire échouer à tout prix. Le « défi » sera d’être synchrone avec l’action dans certains cas. Mais encore une fois rien d’insurmontable. Ces fameux QTE arrivent au bon moment et comme le joueur sait qu’ils seront quasi constants, il est au taquet. Ces séquences sont plutôt dynamiques et arrivent à faire retranscrire la colère de ce brave Asura. De plus, si vous ratez un QTE pas besoin de recommencer la séquence depuis le début, elle continue. Cela influencera juste vos stats à la fin. On regrettera, en revanche, que ces ratés n’aient pas de réelle influence sur l’histoire. Mais malgré toute la bonne volonté du monde, les QTE, c’est limité. Et l’impression de faire un peu toujours la même chose se fait sentir. Certains se sentiront même plus spectateurs qu'acteurs du jeu. Cela ne gâche pas trop le divertissement et le fun que l’on ressent en parcourant ce jeu.
 

Tiens et si j'allais me battre contre une planète

Car ce qui fait d’Asura’s Wrath une expérience à vivre, c’est sa direction artistique. Le jeu, avec ses QTE, donne l’impression de prendre part à un anime dans la veine de Dragon Ball Z. D’un point de vue visuel, c’est un vrai plaisir pour les yeux. Surtout lors des scènes de combats et de destruction massive. Le jeu fait en effet preuve d’une démesure comme seuls les japonais en sont capables. Il y a des combats sur la lune, dans les airs, dans le centre de Gaea… Les ennemis sont immenses ou ont des pouvoirs hallucinants et les séquences dantesques ne manquent pas dans cette variation asiatique du Choc des titans. De plus, l’univers est original en mixant des mythologies asiatiques (bouddhisme, hindouisme…) et un univers SF qui en jette. On retrouve aussi des musiques à la hauteur de cette démesure entre musique classique imposante et BO digne d’un western. On notera aussi le character design très réussi et qui permet de bien reconnaître les différents protagonistes tous plus charismatiques les un que les autres. Cela appuie un scénario bien ficelé et qui monte en puissance avec brio. Cependant, certaines textures sont un peu ratées et l’animation des personnages paraitra molle quelques fois.
 

Je voudrais pas passer un séjour sur la côte d’Asura…

Mais au milieu de cette avalanche de QTE, il y a quand même des vrais morceaux de jeu vidéo. Et de beat’em all pour être précis. Des séquences fortement dynamiques et encore une fois dans l’esprit du personnage (bien sur les nerfs quoi !). Elles sont bien sympas même si, encore une fois, une impression de redondance traine par là malgré les pouvoirs d’Asura. Il a donc à sa disposition une attaque que l’on qualifiera de basique mais néanmoins efficace. Encore plus quand on maintien le bouton en question appuyé. Un pouvoir spécial un peu plus bourrin est également présent. Une fois lancé, il faudra attendre qu’il se recharge à moins d’être en mode surcharge, auquel cas vous pouvez bourriner avec pendant un court laps de temps. Enfin, un bouton d’attaque à distance permet d’assouvir votre haine sans vous mouiller. Il est ainsi possible de locker une victime non consentante et d’envoyer une déferlante de rage sur cette pauvre âme en peine. Malgré le défaut énoncé ci-dessus, menant à faire beaucoup de button mashing, ces séquences de combats sont très sympathiques et permettent de se défouler.

Enfin, vous aurez l’occasion de vous adonner à séances de shoot endiablées. Deux possibilités de tirs, un tir classique et un tir plus puissant. Pour viser, il suffit de passer un curseur sur votre cible pour qu’elle soit lockée et que vos tirs aillent automatiquement sur elle. Il faudra aussi gérer le vol d’Asura et éviter les projectiles ou rayons envoyer par ces bougres d’ennemis. Ils ne veulent définitivement pas se laisser tuer tout seuls. On retrouve encore une fois toute l’énergie d’Asura et c’est assez jouissif de détruire ces saloperies de gohmas. AAAAAAAAAAAAAAAArgh ! Ce jeu m’a vraiment changé. Au final, le jeu (trop court) souffre d'une replay value quasi nulle hormis pour débloquer le niveau bonus ou, pour les dingues du QTE, d'améliorer leur score. D'autant plus que le jeu est relativement facile.
 

Article rédigé par Neo , le

Asura's Wrath surprend en premier lieu par une histoire et des séquences démesurées mélangeant mythologie et science-fiction. L'utilisation des QTE est réussie même si cela s'avèrera répétitif sur la fin. Les allergiques aux QTE peuvent d'ores et déjà passer leur chemin à moins de pouvoir faire preuve d'une ouverture d'esprit. Auquel cas, ils pourront apprécier ce ride cathartique qu'est Asura's Wrath. Ajoutez à cela de bonnes séquences de baston et de shoot et vous obtenez un bon jeu. Le principal regret viendra d'une redondance dans vos actions et d'un jeu court à la replay value un peu légère.

Points positifs

  • Un univers plaisant
  • Un scénario bien ficelé
  • Des graphismes chatoyants
  • Une démesure ahurissante
  • Des QTE bien intégrés
  • Des séquences de shoot et de beat'em all bien sympathiques

Points négatifs

  • Une impression de répétitivité
  • Les QTE ne peuvent pas être appréciés par tout le monde
  • Quelques textures et animations un peu douteuses

A propos de l'auteur

Neo

Neo

29 ans | L'élu des gamers

Après avoir détruit la matrice, Neo s'est dit « Pourquoi pas bosser sur GameHope ? ». Un nouveau défi pour l'élu. Après sa victoire incontestable, le monde réel lui paraissait fade et il est retourné dans le virtuel. Il est d'ailleurs en permanence branché à une PS3 en intraveineuse. Egalement passionné de cinéma, on le reconnait à ses yeux injectés de sang à force de passer des heures devant les écrans. Il a malgré tout réussi à apprendre à écrire et, afin de devenir le prochain Victor Hugo, expose sa prose sur GameHope.

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