Test : Warhammer 40.000 : Space Marine

Warhammer 40.000 : Space Marine - Xbox 360

Genre : Action

Date de sortie : 3ème trimestre 2011

Genre
Action
Date de sortie
3ème trimestre 2011 - France
Développé par
Relic Entertainment
Edité par
THQ
Disponible sur
PC, PS3, Xbox 360
Site officiel
Site officiel

Depuis le temps que les fans de la licence Warhammer attendaient de pouvoir se mettre sur la gueule de manière absolument pas stratégique, les voilà aujourd'hui enfin servis ! Warhammer 40 000 : Space Marine propose d'incarner Titus, un Ultramarine qui aime se frayer un chemin à travers les Orks à coups d'épée tronçonneuse. Et ça, c'est son côté bisounours.

 
 
A l'aube du 41e millénaire, c'est la merde. Un peu comme dans la majeure partie des scénarios qui se situent dans le futur d'ailleurs, vous remarquerez qu'aucun scénariste ou presque, que ce soit en matière de jeux-vidéo, de films ou de bouquins, n'imagine les jours prochains de l'humanité sous un jour joyeux. Non, les humains ne se rattraperont pas, et nous passerons nécessairement par des conflits nucléaires, une invasion extra-terrestre et des météorites qui s'écrasent sur une planète terre déjà gelée par le réchauffement climatique. L'Imperium subit les assauts répétés et fréquents de ses opposants, Orks et autres forces du Chaos. Pour préservé la toute puissance de l'Imperium, l'unité des Space Marines. Ceux-ci sont de furieux fanatiques de l'Empereur, préalablement sélectionnés pour leurs aptitudes physiques naturelles, puis génétiquement modifiés à en faire pâlir un champ de maïs OGM de chez Monsanto. Il en résulte un gaillard de 2m50, dont certains organes sont parfaitement inédits chez nous et d'autres sont doublés voire triplés ( ils ont deux coeurs, au cas où l'un s'arrête... ). Bolter à la main, épée tronçonneuse dans l'autre, ils sont la solution la plus efficace de l'Imperium contre toutes les agressions extérieures.
 

Nous ne connaîtrons aucun repos tant qu'un seul renégat respirera

Vous incarnez le Capitaine Ultramarine Titus, envoyé sur le monde forge de Graïa pour arrêter avec l'aide de ses collègues monstrueux, une attaque de peaux vertes plutôt menaçante. Ce qui frappe tout d'abord, c'est la fidélité avec laquelle a été assurée le fan service. Space Marine propose à peu près tout ce qui fait le succès du wargame aux figurines si célèbres duquel il est tiré. Si le scénario tient sur une feuille à rouler alors que l'univers, très riche, aurait pu donner lieu à une véritable histoire, le monde de Warhammer 40 000 est respecté à la lettre. Pour l'arsenal par exemple, la plupart des armes sont fidèlement tirées de l'histoire originale, de l'éternel Bolter au Fusil Plasma pour le combat à distance en passant par l'épée tronçonneuse, la hache énergétique et le surpuissant marteau de tonnerre. Les connaisseurs apprécieront quelques références bien pensées, par exemple le fait qu'être en possession du surpuissant marteau tonnerre empêche d'avoir en même temps un calibre à deux mains, ou encore qu'utiliser une arme plasma nécessite de la faire ventiler lorsqu'elle chauffe trop. Le jeu s'est fixé pour but de nous faire alterner rixes à distance et au corps à corps, et le gameplay est plutôt bien fichu. Celui-ci se rapproche pas mal d'un Gears of War, à ceci près qu'il n'y a pas de système de couverture. Assez gênant au départ, pour ne pas dire handicapant, cela s'avère être un parti pris plutôt intéressant. Tout d'abord, les Space Marines ne sont pas des campeuses, tenez-le vous pour dit. Cela oblige à rester au maximum en mouvement, dépeçant et tranchant à tout bout de champ, et rapidement éliminer les ennemis armés pour ne pas se faire interrompre. De plus, si votre bouclier se recharge automatiquement, pas votre barre de vie. Celle-ci se remplit en assommant un adversaire, puis en l'exécutant de manière sanglante et dégueulasse. Mais il faut savoir que la scène de boucherie ne vous rend pas invincible, et il faut donc savoir isoler un ennemi du reste du troupeau, prévoir un minimum son petit carnage. On aurait pourtant aimé parfois que l'alternance entre combat rapproché et à distance soit plus efficace puisqu'on se retrouve tout de même extrêmement souvent à donner des grands coups de hache énergétique pour se frayer un chemin au milieu des hordes d'Orks qui nous tombent dessus en permanence.
 

Et nous ne connaitrons pas la peur

Les niveaux se suivent et hélas ont tendance à se ressembler un peu trop, n'offrant absolument aucune liberté de mouvement. Reste donc l'action, et celle-ci souffre d'un vrai souci de redondance. Les phases de gameplay originales sont trop rares. Utiliser les réacteurs dorsaux est absolument jouissif et démultiplie la sensation de puissance, mais les phases d'utilisation son si peu nombreuses (3 fois en tout et pour tout) que cela en deviendrait presque frustrant. Le bestiaire est plutôt bien fourni, puisqu'on retrouve le casting du jeu original. On se balade ainsi au milieu des Gretchins, sortes de gobelins du futur chaire à pâtée intergalactique, les puissants Nobz derrière leurs armures... Certains ennemis ont aussi été crées de toutes pièces pour les besoins du gameplay, comme ces salopards de lopettes planquées derrière leurs boucliers. Au final, on se retrouve parfois avec des scènes de combat épiques mais donnant presque dans le Dynasty Warriors like, côté répétitif compris. L'apparition des Marines du Chaos est appréciable, mais ceux-ci interviennent hélas nettement trop tard et la lassitude aura déjà touché pas mal de monde. En résumé, un mode solo sympa mais souffrant d'un sérieux manque de renouvellement. La bonne nouvelle, là où on ne l'attendait pas, c'est la présence d'un multijoueur simple, mais très efficace. 3 classes de Marines disponibles, adaptées aux niveaux de maîtrises de chacun, se collent sur la gueule parmi deux modes : Deathmatch et Domination. Le premier consiste évidemment à tuer le plus de monde possible, le second à conserver des points stratégiques sur la carte en équipe. On alterne les rôles entre Space Marines et Marines du Chaos et curieusement, le tout fonctionne vraiment bien. Les différentes classes s'accordent et se complètent, et les 5 maps disponibles sont suffisamment bien pensées pour donner leurs chances à chacun. On regrettera cependant, encore et toujours, l'apparition d'un pass pour jouer online, et de ce fait que les joueurs d'occasion devront passer par la case carte bleue pour se la donner en multi.
 

Article rédigé par JoKeR , le

Warhammer 40 000 : Space Marine assure finalement plutôt bien son rôle. S'adressant en priorité aux fans de la licence, il propose un jeu sympathique, bénéficiant de quelques bonnes idées mais dont le manque de renouvellement risque d'en rebuter plus d'un, particulièrement ceux pour qui le jeu de Gameswork Shop n'évoque absolument rien. Reste une mode multijoueur étonnamment sympathique malgré sa simplicité qui pourrait aussi convaincre ceux qui hésitent à franchir le cap des 60 euros.

Points positifs

  • Fidélité à l'univers de Warhammer 40K
  • Bon défouloir
  • Multi sympathique

Points négatifs

  • Aucune liberté de mouvement
  • Trop répétitif
  • Soucis de rythme dans l'action

A propos de l'auteur

JoKeR

JoKeR

35 ans | Rédac' Chef / Touriste.

Passez votre chemin, ce mec est un con. Avis de merde, méconnaissance générale du sujet et pleins pouvoirs sur le site, ce mec est un imposteur. Regardez, je me suis emparé de son compte pour écrire sa bio et à mon avis il ne s'en apercevra jamais ce naze.

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