Test : Anarchy Reigns

Anarchy Reigns - Xbox 360

Genre : Multijoueur déjanté

Date de sortie : 11 janvier 2013

Genre
Multijoueur déjanté
Date de sortie
11 janvier 2013 - France
Développé par
Platinum Games
Edité par
Sega
Disponible sur
PS3, Xbox 360
Parfois appelé
Max Anarchy

Bordel, qu’est-ce que vous foutez les gens ? Pourquoi on me prévient jamais quand ce genre de truc génial arrive ? Sérieusement, les mecs qui ont pondu Bayonetta sortent un nouveau jeu et je suis le dernier au courant ? Quoi, qu’est-ce qu’il y a Joker ? Oh, tu me files le test, vraiment ? Oh mon Joker, t’es vraiment le meilleur. Si le Mariage pour Tous était déjà rentré dans les moeurs, je te demanderais de m’épouser, direct. Dommage.

Test effectué à partir d'une version Xbox 360

 

Bayonetta, laisse-moi te mettre des d...

Bon, par où commencer, du coup ? Pourquoi tant d’engouement au moment d’essayer ce jeu ? Tout simplement parce qu’il est développé par Platinum Games, l’un des seuls studios qui, à mon sens, réalise un quasi sans faute au niveau de ses créations. On ne peut que citer Bayonetta, chef d’oeuvre incontestable du beat’em all, mais aussi Vanquish, TPS très sympathique et ultra nerveux, ou encore MadWorld, très belle expérience visuelle et ludique parue sur Wii. Trois aventures résolument solo, bien différentes de celle qui nous est proposée aujourd’hui. Car Anarchy Reigns pourrait être considéré comme un beat’em all multijoueurs, une sorte d’arène de combat où tous les coups sont permis pour venir à bout de ses adversaires et accomplir ses objectifs.
 
 
Sans tarder, on commence par le didacticiel afin de dompter rapidement les commandes. Premier constat : alors que le titre semble avoir été pensé pour un plaisir de jeu immédiat, les commandes sont malgré tout assez nombreuses et pas toujours très, très évidentes à combiner. Un décallage existe donc entre la volonté affichée des développeurs de simplifier le gameplay et une exécution légèrement laborieuse. Mais passons, il s’agit d’un détail et on aurait réellement tort de s’arrêter là-dessus. Y a en effet plein d’autres trucs dégueulasses sur lesquels on va avoir tout le temps de s’acharner.
 
 
A commencer par ce pénible mode solo. Sérieusement, vous pensiez à quoi ? Les scénaristes, game designers et à peu près tous les types des précédents jeux se sont tués à la tâche et vous avez décidé de recruter les plus grands branlos du coin pour créer votre jeu ? Parce que c’est quand même foutrement mauvais. On peut pardonner le scénario en papier-mâché qui met en avant Jack de MadWorld et Leo, un type d’une organisation à la recherche d’un grand méchant pas beau. Après tout, on sait bien que le scénar’ n’est là que pour justifier d’une quelconque manière les affrontements tonitruants qui vont défiler derrière. Mais malheureusement, le mode solo dans son ensemble est à revoir. Les différentes missions proposées sont ultra basiques et ne proposent un challenge que pour les amateurs de scoring. Les combats sont ultra répétitifs - du fait, en partie, du manque de diversité des coups des héros - et les ennemis sont aussi intelligents qu’un appareil à raclette en soldes.
 

Partouze de pixels pas beaux

Passés du côté du multi, nous avons été presque aussi déçus. Pourtant là, tout commençait bien : le casting est impressionnant avec pas moins de 16 personnages différents, dont la plantureuse - j’aurais pu mettre “bonne” aussi - Bayonetta qui ne m’est décidemment jamais sorti de la tête. Des styles a priori différents, avec des gros lourdeaux équipés jusqu’aux dents et des donzelles a priori souples et agiles. Et bien non, en fait. Tous les personnages se jouent strictement de la même manière - à savoir mollement - même si les coups diffèrent entre eux. C’est une réelle honte, surtout quand on connaît la nervosité des précédents titres de la firme. Comme si cela ne suffisait pas, signalons qu'il faut impérativement boucler le solo pour pouvoir profiter de la totalité des personnages en multi. Horrible. La dizaine de modes de jeu proposée ne vient pas relever le niveau, malheureusement, et ce même si quelques idées sympas comme tout se planquent ici et là. Les affrontements jusqu’à 16 joueurs sont malheureusement bien trop brouillons et on finit très souvent au sol en train d’avaler sa langue, faute de mieux.
 
 
Techniquement, c’est pas franchement folichon non plus. Alors qu’on nous promettait quelque chose d’assez chiadé, c’est finalement à un titre triste et franchement laid auquel on a droit. Constat identique pour les animations à faire pâlir Earth Defense Force 2017 et les bâtons dans le cul de ses soldats. Heureusement, la bande-son relève quelque peu le niveau. Si les doublages français sont énormes de par leur ridicule, les musiques collent admirablement bien à l’ambiance et nous permettent de nous en foutre plein les oreilles pendant qu’on joue, si on tient le coup.
 

Article rédigé par Mac Fly , le

Voilà, voilà. Finalement, Anarchy Reigns aura été un pétard mouillé et je comprend mieux pourquoi mon cerveau l’avait évité jusqu’à maintenant. En définitive, notre très cher rédac’ chef adoré est un pouilleux car je suis certain qu’il savait très bien ce qu’il faisait en me filant le test. Tant pis, on ne peut pas gagner à tous les coups... Ne me reste qu’à retourner sur un vrai bon jeu histoire d’oublier celui-là, un peu comme on boit une grande gorgée de Coca pour faire passer le coup des épinards chez mémé. Bordel, quelle vie..

Points positifs

  • Bayonetta... gaheuu, je t'aime. *bave*
  • Le casting sympathique, globalement.
  • Les doublages français marrants, mais sans le vouloir.

Points négatifs

  • C'est nul, moche et chiant.
  • Les combats trop brouillons.
  • Les animations dignes de la PSOne.

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