Test : Shank 2

Shank 2 - Xbox 360

Genre : 2D/BTA

Date de sortie : 08 février 2012

Genre
2D/BTA
Date de sortie
08 février 2012 - France
Développé par
Klei Entertainment
Edité par
Electronic Arts
Disponible sur
PC, PS3, Xbox 360
Modes de distribution
Xbox Live Arcade

Sorti pendant l’été 2010, Shank se présentait comme un beat’em all en 2D à l’ancienne, avec un personnage super vénère, des armes en pagaille et du sang qui giclait par hectolitres. Apparemment, il s’agit d’un combo gagnant puisque notre héros est revenu cette année dans le bien nommé Shank 2. Et il est vraiment, mais alors VRAIMENT pas content.

 
 
Histoire de se détendre entre deux tueries, Shank décide de partir en vacances. Mais où ? Guerilleros, trafic de drogue, enlèvements : c’est décidé, l’Amérique du Sud est le grand vainqueur. Sauf que voilà, alors qu’il se repose tranquillement dans un bus en regardant le paysage, le transport est attaqué par un groupuscule armé jusqu’aux dents. Pas de bol pour eux, Shank n’est pas du genre à se laisser faire et une fois qu’il les a tous joyeusement éventrés, il se rend compte que ça va beaucoup plus loin qu’une simple attaque envers les touristes. L’homme apprend que le président local, un certain Magnus, envoie officiellement sa milice afin de déjouer les cartels de drogue mais que, officieusement, ils enlèvent des personnes pour des raisons inconnues… Et Shank, ça le rend encore plus vénère, au point même d’écourter ses vacances pour découvrir le fin mot de l’histoire.
 

Shank Attack (les adeptes de nanars comprendront)

Comme tout bon beat’em all qui se respecte, Shank 2 ne brille par particulièrement pas son scénario. Au contraire, c’est au niveau du gameplay que tout va se jouer. Et il faut avouer que les développeurs ont encore une fois fait très fort. N’y allons pas par quatre chemins : c’est un petit bijou de maniabilité. Notre héros est beaucoup plus réactif et précis que lors de sa précédente aventure, ce qui s’avère très utile lorsqu’il se retrouve encerclé par toute une horde d’ennemis – mais surtout contre les boss de fin de niveaux. Bien entendu, il dispose d’un bel arsenal. Le joueur pourra bourriner avec l’aide de trois armes différentes, chacune représentant une catégorie (projectiles, armes à feux, etc). Ces armes devront être choisies avant de débuter un niveau, car il est impossible de switcher en pleine partie.
 
 
Au fur et à mesure de la progression dans le jeu, il sera possible de débloquer de l’équipement de plus en plus puissant. Ainsi, alors que Shank débute avec des machettes, il pourra vite faire gicler le sang à l’aide d’une tronçonneuse, par exemple. Et c’est sans compter sur les armes que possèdent les adversaires : pelles, couteaux de cuisine, barre à mine… Sans oublier les éléments du décor, comme des bouteilles de gaz ou d’essence qui explosent en faisant cramer tout ce qui se trouve aux alentours. Bref, de quoi effectuer un joyeux génocide sans tomber dans la routine.
 

Plus de Shanks de gagner

Comme son prédécesseur, Shank 2 propose un certain challenge, sans pour autant empêcher le joueur de terminer l’aventure. En fait, il s’agit plutôt de difficulté mal dosée à certains endroits. Heureusement, les développeurs ont pensé à tout. Les checkpoints se trouvent en très grand nombre, il est possible de trouver des bouteilles régénérant l’énergie un peu partout, les vies sont illimitées et surtout, notre héros peut se défendre.
 
 
Contre les ennemis imposants, chargeant dans le tas comme de gros buffles sans cervelle, il sera judicieux d’effectuer une roulade grâce au joystick droit de la manette. Pour les adversaires plus « basiques », Shank pourra voler leur arme pour la retourner contre eux. Pour se faire, il s’agit d’attendre qu’un petit point d’exclamation s’allume au-dessus de leur tête et de passer à l’attaque. Enfin, notre héros pourra toujours les chopper pour les tabasser ou encore leur sauter dessus pour leur asséner un grand coup dans la gueu… dans la face. Tout cela, bien évidemment, dans un flot incessant d’hémoglobine encore chaude.
 

Une durée de vie Shankrifiée

En ce qui concerne le visuel du jeu, les développeurs ont repris les mêmes mécaniques que pour le premier opus : un scrolling horizontal sans temps de chargement, des personnages inspirés du style des comics, des environnements variés et des « vidéos » se présentant plutôt comme des mini cut-scenes faisant penser à un dessin animé. Il n’y a pas à dire, c’est un véritable régal pour les yeux. Un petit peu moins pour les oreilles, en revanche. Enfin, surtout pour les allergiques à l’anglais car le jeu n’est pas traduit. Néanmoins, ce n’est pas non plus handicapant puisque le joueur comprend rapidement ce qu’il se passe grâce aux cut-scenes. Les doublages, tout comme les musiques, sont par ailleurs de bonne facture, même si ces dernières se font assez discrètes.
 
 
Shank 2 ne souffre en fait que de quasiment un seul gros défaut : sa durée de vie. Là où son prédécesseur proposait une douzaine de niveaux, ce nouveau soft n’en offre que huit, permettant de faire le tour en seulement deux petites heures. Heureusement, il est possible d’accéder à un mode coopératif en ligne ou en local. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne propose pas d’effectuer la campagne principale avec un ami. Non, en fait, il s’agit plutôt d’une sorte d’arène dans laquelle il faudra faire face à des vagues d’ennemis, toujours plus nombreux et agressifs. A la fin de chaque attaque, les joueurs peuvent acheter des items (armes, bouteilles d’énergie, etc) ainsi que débloquer les différents personnages disponibles. Certes, cela ne suffira pas à combler le manque cruel de niveaux de la campagne solo, mais c’est toujours bon à prendre.

Article rédigé par Shauni Chan , le

Shank 2 est bien, Shank 2 est jouissif, Shank 2 est beau, Shank 2 est brutal. Encore une fois, l’essai est transformé pour les petits gars de Klei Entertainment. En proposant un beat’em all en 2D, ils font plaisir à tous les nostalgiques qui souhaitent se ressourcer avant de retourner dans des softs plus « contemporains ». Malheureusement, Shank 2 est beaucoup, beaucoup trop court. Mais au moins, cela permet de ne proposer aux joueurs que du contenu de qualité. Et d’espérer voir arriver un troisième opus.

Points positifs

  • Les combos brutaux
  • Des armes en pagaille
  • Plus fluide que son prédécesseur
  • C’est bôôôôôô !

Points négatifs

  • Trop court !
  • Les doublages non traduits en français
  • Difficulté parfois mal dosée

A propos de l'auteur

Shauni Chan

Shauni Chan

27 ans | Caution féminine

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

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