Test : Armored Core V

Armored Core V - Xbox 360

Genre : Action

Date de sortie : 23 mars 2012

On ne vous apprendra rien en vous disant que les simulations de méchas n'ont pas franchement la cote dans notre région du globe. Ici, on préfère visiblement les dégommer à la fin d'un Metal Gear. Pourtant, certaines licences persistent depuis des années à nous proposer des combats de robots géants comme le fait Armored Core depuis 1998. Il faut croire qu'il y a un public pour ce genre de jeux en Europe.

 
 
L'histoire du titre est assez basique. À tel point qu'on devrait davantage parler de background que de scénario. Pour vous la faire courte, un an après s'être pris une raclée monumentale, la résistance (de qui ? De quoi ? On n'en sait rien. Et de toutes façon on s'en branle.) revient à la charge avec un plan ambitieux pouvant grandement déstabiliser la dictature en place, dirigée par une entité nommée Father. Et le premier qui me demande ce que c'est prend la porte ! Et c'est tout. Le titre tente vaguement de nous raconter les événements mais c'est tellement maladroit et mal mis en scène qu'on n'accroche pas une seconde. Si le scénario est secondaire dans ce genre de jeu, c'est quand même dommage que cette partie là soit foirée étant donnée qu'elle constitue un plus indéniable pour l'immersion du joueur. Mais passons, l'intérêt du titre n'est clairement pas là.
 

Destruction de masse

D'ailleurs les missions ne s'embarrassent pas d'objectifs compliqués comme « escorter un convoi » ou « Protéger une base ». Ici, l'objectif est constamment le même d'une mission à l'autre : « éliminer toute présence ennemie ». En gros, on est là pour allumer tout ce qui bouge, et c'est ce qu'on va faire. On aura bien droit à des combats contre des simulacres de boss de temps en temps, mais rien de bien palpitant. Les missions sont tout de même divisées en deux catégories, les missions de scénario et les missions de commandes. Les premières sont censées faire avancer l'histoire, mais la narration étant quelque peu ratée, la seule différence qu'on retiendra est que les premières sont la plupart du temps plus longues que les secondes. La sélection des missions se fait via une carte, ces dernières étant regroupées par zone géographique. Les décors sont assez variés, bien qu'invariablement moches. On a droit à du désert, de la ville, des docks, etc... L'aspect chargé de ces décors (mis à part le désert bien sûr) pose un autre problème qui vient s'ajouter à la répétitivité de l'action : le manque de lisibilité. En effet, en plus d'être bordélique, cet Armored Core pâtit d'une palette de couleurs assez triste, oscillant entre le gris et le marron avec un peu de vert qui se tape l'incruste de temps à autres. Au final, les coups pleuvent de tous les côtés et il arrive bien souvent qu'on perde sans qu'on sache d'où venait le coup de grâce. Ce qui est quand même franchement frustrant.
 

Un MMO qui n'en est pas un

Vous l'aurez compris compris, le solo d'Armored Core V n'est pas une franche réussite. Ce qui est pardonnable étant donné que le titre est résolument orienté multijoueurs. En effet, pour pouvoir jouer, on est obligé de rejoindre ou de créer une équipe. Ce qui vous permettra de jouer les mission du solo en coopération avec un ami, toutes les missions étant jouables à deux minimum. Si vous n'avez pas d'amis, ce n'est pas grave. Il est en effet possible de proposer ses services à une autre équipe en tant que mercenaire. Et donc de recruter des joueurs externes à votre équipe le temps d'une mission. Mais votre équipe pourra aussi prendre part à des missions de conquête ou de défense de territoire vous opposant à d'autres équipes. Relativement bien foutu sans être un modèle du genre, le multi n'arrive cependant pas à faire décoller l'intérêt du titre.
 

Jacky fait du tunning

En multijoueurs comme en solo, améliorer votre mécha sera indispensable si vous voulez vous en sortir. Cette personnalisation est d'ailleurs le gros point fort du titre tant elle est complète. Tout est personnalisable et le nombre de pièces disponibles donnera le vertige à ceux qui voudront bien s'investir dans le titre. Jambes, bras, torse, tête, armes, toutes les pièces de votre mécha sont interchangeables. Il est de la sorte possible de favoriser la maniabilité de votre engin pour des déplacements rapides ou sa stabilité pour améliorer la précision à longue portée, au détriment de sa mobilité. Quand vous achetez une nouvelle arme, vous pouvez choisir d'optimiser sa précision, sa puissance de feu, ou sa cadence de tir. Une grande liberté étant laissée au joueur dans la création de son mécha, il faudra tout de même veiller à faire des choix cohérents. On évitera donc de l'équiper d'un fusil de précision et d'un scanner à courte portée, ça n'a pas de sens. Il est important de passer du temps sur cet aspect du jeu, ce dernier favorisant davantage ceux qui ont un bon mécha que ceux qui ont du skill.
 

Article rédigé par pattoune , le

Qu'on se le dise, ce n'est pas Armored Core V qui va créer l’engouement pour les simulations de mécha. Pâtissant d'une réalisation datée et d'une narration bâclée, le titre de From Software peine à intéresser en solo. Ce qui n'est pas vraiment gênant étant donné que le titre se veut très orienter multijoueurs. Mais même là, le titre n'est pas franchement passionnant. Il reste alors une personnalisation des méchas très aboutie qui comblera les passionnés de gros robots. Les autres passeront leur chemin.

Points positifs

  • Personnalisation des méchas.
  • De l'action non-stop.

Points négatifs

  • Franchement moche.
  • Répétitif.

A propos de l'auteur

pattoune

pattoune

33 ans | Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.

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