Test : Kinect Héros : Une aventure Disney Pixar

Kinect Héros : Une aventure Disney Pixar - Xbox 360

Genre : Family

Date de sortie : 23 mars 2012

Genre
Family
Date de sortie
23 mars 2012 - France
Développé par
Asobo Studio
Edité par
Microsoft
Disponible sur
Xbox 360
Accessoires compatibles
Kinect

Pixar, pas la peine de les présenter. Vous avez forcément vu l’un ou l’autre de leurs longs-métrages, depuis Toy Story en 1995. Chacun fait systématiquement un carton, la renommée du studio n’étant jamais démentie. Aussi, quand Asobo, studio de développement bordelais, se trouve en charge d’adapter sur Kinect cinq licences Pixar en un seul jeu, la qualité a intérêt à être au rendez-vous. Rapide retour d’expérience sur le jeu Kinect Héros, sorti en février.

 
 
Auparavant, Asobo a eu la tâche d’adapter quelques titres Pixar, comme Ratatouille, WALL-E ou Là-Haut. La collaboration n’est donc pas neuve, le studio peut s’appuyer sur son expérience pour organiser son développement. Cette fois-ci, cinq licences sont réunies au cœur du même disque : Toy Story, Les Indestructibles, Cars, Ratatouille et Là-Haut. Chacune met en scène les protagonistes des films, non pas en tant que personnages jouables, mais en tant que guides au sein des niveaux, tandis que le joueur incarne un personnage lambda. C’est un peu frustrant quand on espérait jouer Woody et qu’on se retrouve dans la peau d’un robot lambda. Malgré ça, les aventures proposées, dans leur ensemble, sont d’assez bonne facture pour qu’on oublie ça. D’autant plus que les graphismes sont très soignés et parviennent sans mal à nous replonger dans l’ambiance des films.
 

On dirait qu'en fait...

Le jeu se structure de la manière suivante : après avoir créé un avatar grâce à Kinect, qui vous scanne et vous clone virtuellement sous la forme d’un enfant, vous vous rendez au parc où d’autres enfants sont en train de jouer. Chaque film est présent dans cet espace ouvert sous la forme d’une attraction. En vous y rendant, vous rencontrez un enfant qui vous invite à jouer dans son scénario (« moi je fais le père de Rémy, toi tu es un rat de la colonie, il faut qu’on s’échappe des égouts avant d’être engloutis »), et l’aventure peut commencer. Car il s’agit bien d’aventures à dimension épique, et non de mini-jeux comme aurait pu en produire un effet de mode. Chacune a une histoire compréhensible, expliquée par cet enfant avant le commencement (ce qui a pour mauvais effet d’allonger l’attente avant de jouer), et filée par les événements et le personnage guidant le joueur au long du niveau.
 

Jacques a dit court comme un malade pendant 15 minutes

On déplore tout de même une certaine répétitivité dans la progression. Les missions consistent en un parcours à obstacles durant lequel le joueur doit mimer une bonne douzaine de gestes différents selon les situations. C’est immersif, mais pas toujours précis, notamment lorsque l’on essaye de tourner sur soi-même. Sportif, également, quand il faut secouer les bras pour avancer, et même courir sur place pour aller plus vite. C’était pas forcément moins bien à l’époque des manettes… Mais la mise en scène, la plupart du temps, nous fait pardonner ces petits défauts. On a même la bonne surprise d’avoir un mode de jeu excellent pour Cars : moins fatiguant puisqu’on tend les bras comme si on tenait un volant pour conduire sa voiture, on peut même faire du deux roues en levant une jambe, et des dérapages si on tourne le volant en même temps. C’est très drôle, vraiment réussi, et mériterait même un jeu de course entièrement basé sur ce principe.
 
 
Le reste du temps, on passe les étapes de manière assez mécanique, sautant au besoin, nageant, escaladant… Tout cela étant très amusant jusqu’à ce qu’on en ait marre de refaire la même chose. Quelques variations permettent de briser la lassitude par endroits, comme des chemins secondaires quand on recommence une histoire avec un autre guide, ou lorsqu’on doit résoudre une énigme pour ouvrir une porte (ces passages ayant parfois le défaut de nous demander une précision que le jeu n’offre pas facilement). A deux joueurs, la visibilité est moins bonne mais ces énigmes permettent une vraie collaboration, alors qu’en solo le PNJ fait les trois quarts du boulot et ne laisse pas le temps de la réflexion. C’est un bon point, et les niveaux ont d’ailleurs plusieurs parcours possibles pour éviter, sinon l’effet « couloir », au moins l’effet « rail ». Si la répétitivité est bien présente, on remarque donc tout autant les efforts fournis par Asobo pour la réduire : phases de jeu variant souvent, scénarios dynamiques, chemins multiples…
 

Article rédigé par SiMouth , le

Jeu à licence, sur Kinect, pour un public très jeune. De prime abord, Kinect Héros n’a rien de très prometteur, il cumule trois écueils qui rendent méfiant le consommateur averti. Et pourtant, le résultat est agréablement surprenant. Graphiquement d’une part, il respecte parfaitement l’ambiance des films d’origine. On a même droit aux voix originales des personnages. Le jeu propose beaucoup de commandes différentes dans des aventures épiques qui plairont forcément aux plus jeunes. Du moins, jusqu’à ce qu’ils se retrouvent bloqués de longues minutes dans des endroits qui demandent trop de précision dans l’exécution, ou dont la solution ne saute pas aux yeux. Gros coup de cœur pour les phases « Cars » avec le contrôle des dérapages au pied, ses raccourcis et ses tremplins nombreux. Kinect Héros souffre donc de quelques problèmes de précision, mais reste très complet et amusant. Dans l’ensemble, il remplit son contrat.

Points positifs

  • L'ambiance très fidèle
  • La partie "Cars"
  • Bonne durée de vie

Points négatifs

  • Précision parfois faible
  • Répétitivité vite atteinte
  • Un peu fouillis à deux

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