Test : Football Manager 2006

Football Manager 2006 - Xbox 360

Genre : Gestion de Foot

Date de sortie : Mars 2006

Genre
Gestion de Foot
Date de sortie
Mars 2006 - France
Développé par
Sports Interactive Ltd.
Edité par
Sega
Disponible sur
PC, Xbox 360
Site officiel
Site officiel

Sport Interactive et Sega se lancent dans le grand bain de la simulation de management d’un club de football sur la dernière console de salon. La concurrence est totalement inexistante, l’adaptation de la version PC et de sa fantastique banque de données nous promet un titre très intéressant surtout que le Xbox live est présent afin d’affronter des adversaires et confrontés vos tactiques face à quelqu’un qui a autre chose entre ses oreilles qu’un amas de composants.

 
 
Mais voilà, les différentes tentatives d’adaptation de ce genre de jeu ont rarement rencontré son public sur console. Très certainement en raison d’un décalage entre les attentes des joueurs console et PC. Si les derniers privilégient souvent le fond sur la forme, ce n’est pas le cas pour les premiers cités. Qu’en sera-t-il pour cette tentative …
 

Une réalisation franciscaine

Sortez les robes de bure, le pain sec et les missels car les développeurs nous ont concocté une réalisation graphique des plus austères. C’est un portage pur et simple de la version grosse boîte grise. Ne vous attendez surtout pas à une débauche pyrotechnique, à des effets à ne plus en finir. Les couleurs choisies sont vilaines avec des dominantes ternes et sombres. Néanmoins, on peut toujours féliciter l’effort consenti pour avoir des menus et surtout des informations très lisibles. Mais pourquoi n’ont-ils pas changé ce moteur 2D pour la présentation des matchs d’entraînement. C’est toujours aussi vilain par rapport à la version PC sauf que les développeurs ont eu plusieurs mois mais ils ne semblent pas avoir pris connaissance des différents reproches que l’on pouvait lire un peu partout.
Avec la réalisation sonore, nous allons encore plus loin dans l’austérité puisque c’est dans un silence monacal que vos parties se dérouleront. A peine a-t-on droit à quelques bruitages médiocres et insipides.
 

Un couvent surpeuplé

Le point fort de ce jeu est très certainement l’énorme base de donnés qu’a implanté les développeurs. Outre une bonne cinquantaine de championnats qui couvre la plupart de ceux qui ont un intérêt, malheureusement nos amis mongols devront se reporter sur celui du grand frère russe. Vous avez aussi plus de 250.000 footballeurs à votre disposition ainsi qu’un grand nombre d’entraîneurs. Un point fort indéniable qui enfonce la concurrence.

En revanche, les différents transferts réalisés par les clubs lors du mercato d’hiver n’ont pas été implantés et il faudra vous contenter des équipes du début de saison. Quoiqu’il en soit vous n’aurez que l’embarras du choix. Pour les rêveurs qui imaginent pouvoir se constituer rapidement une équipe de stars, vous serez vite ramener à la réalité car vous ne ferez jamais venir un footballeur si votre équipe n’a pas une renommée et des résultats suffisants. Toutefois, il y a quelques bonnes affaires parmi des jeunes joueurs aux statistiques intéressantes ou bien encore sur quelques vieilles gloires sur le retour.
 

Flagellation pour expier

Nous devons certainement avoir beaucoup de péchés à expier pour nous avoir concoctés une prise en main aussi peu intuitive. Dans les premiers temps, il vous faudra certainement conserver près de vous le livret afin de prendre en main parfaitement le jeu. Une chance que votre serviteur n’a pas eue puisque la version reçue n’en comportait pas. Après quelques coups de martinet bien placés sur vos épaules et le port d’un cilice autour des hanches, vous finirez par apprécier finalement l’utilisation des boutons et surtout des gâchettes pour naviguer dans les menus. Comme quoi, les moines de l’ordre de Saint Augustin avaient bien raison de s’en donner à cœur joie puisque la persévérance finit par payer.

Une fois de plus les développeurs, grands admirateurs de la pénitence, n’ont pas épargné ceux qui pêchent par orgueil et par vanité. La première saison aura le goût amer de la défaite et des rebuffades des ouailles qui se déplacent dans le temple de votre équipe. Surtout que vous ne serez pas étonnés de savoir que les premiers blessés seront ceux qui ont les meilleures statistiques. En revanche, le titre procure aussi une très grande profondeur de jeu et il est toujours aussi intéressant après quelques heures avec son équipe.
 

Le purgatoire pour les échangistes

Si le jeu est un must lors d’une partie solo avec une durée de vie qui dépasse très largement n’importe quel jeu dans le même genre, les développeurs nous promettaient un jeu très abouti sur le Xbox Live. Et là, tout le poids du remord viendra s’abattre sur vous avec des parties à plusieurs (honte à toi mécréant) qui se terminent devant un désert. Malgré plusieurs tentatives, il est très difficile de trouver âme qui vive. Vous finirez par errer pendant des heures jusqu’à ce que ce bon Saint Pierre vienne vous délivrer où que votre femme crie à table !

Article rédigé par kago , le

En conclusion, Sega se contente du strict minimum pour l’adaptation du jeu PC sur Xbox 360. Le mode Xbox Live est inintéressant par faute de concurrent, la réalisation est beaucoup trop proche de la première version pour attirer des nouveaux joueurs surtout pour soixante euros ! Espérons que cette fois, ils entendront nos suppliques afin d’obtenir une prochaine version qui ne nécessite pas des heures crispantes en compagnie d’un maître de conscience.

Points positifs

  • Une énorme base de données
  • Une durée de vie hallucinante
  • Premier jeu de sa catégorie

Points négatifs

  • Une réalisation spartiate
  • Xbox Live quasiment impraticable
  • Et le son !

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