Test : Spider-Man 3

Spider-Man 3 - Xbox 360

Genre : Action/Aventure

Date de sortie : 02 mai 2007

Genre
Action/Aventure
Date de sortie
02 mai 2007 - France
Edité par
Activision
Disponible sur
DS, GBA, PC, PS2, PS3, PSP, Wii, Xbox 360
Parfois appelé
Spiderman
Site officiel
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Qui je suis ? Je suis Peter Parker. Non, en vrai, je suis Jivé mais là, c’était une réplique de Spider-Man. Voici le test de Spider-Man 3, le jeu qui reprend le film, film qui reprend le comics. Comics qui reprend un fantasme de Stan Lee de coucher avec une femme à 8 bras peut-être. Ca n’empêche pas que Spider-Man, il est trop sympa, avec sa toile et son costume rouge qui lui démange l’entrejambe (cf Spider-Man 2 le film).

 
 
J’ai vu Spider-Man 3 au cinéma juste parce que je savais que j’allais recevoir le jeu pour le tester. Pour ne pas gâcher le suspense incroyable, il fallait donc voir le film avant le jeu. Premièrement, pour comprendre la trame de la galette, et deuxièmement, pour ne pas tomber dans des spoilers qui seraient bien décevants (Peter Parker meurt à la fin par exemple). Bref, parlons du jeu, mélange d’action et de beat’em all, ressemblant à s’y méprendre au précédent volet sur consoles.
 

« Vive l’araignée ! Vive notre héros ! »

Toujours développé par Treyarch, spécialiste du PLGPPUR (pète la gueule pour pas un rond), le jeu commence comme le film : plein de pubs avant l’introduction qui met dans l’ambiance cinématographique. Le premier niveau lui aussi est bien orienté. Un scénario bidon permet de comprendre le gameplay du jeu, à travers une petite séance d’introduction dirigée par la voix-off, que les habitués de la série Spider-Man sur consoles reconnaîtront. Les commandes sont plus ou moins les mêmes que d’habitude : une bouton de saut, un pour ralentir le jeu et donc esquiver à la mode bullet-time, et deux boutons de coup de poings/pieds. Au début, pas de toiles, mais ça viendra. Le narrateur nous explique le déroulement du jeu avec une voix de blaireau et des vannes dignes de Jean François Derec (grande classe). Bref, après tout ce bordel, on est enfin lâché dans l’arène. Et l’arène, c’est à nouveau tout New York modélisé. Annoncé comme un GTA-Like, il est vrai que la sensation de liberté est bien présente, mais Peter Parker n’est pas encore aussi blasphématoire qu’un C.J. ou autre Tommy Vercetti. En appuyant sur Select, on pourra avoir une carte détaillé du monde à parcourir, immense, et des multiples quêtes qui s’y trouvent : concours de sauts ou de vitesse et autres quêtes qui font avancer soit l’histoire principale, soit des quêtes parallèles qui se suivent et qui vous font rapporter des points bonus et des capacités spéciales. Le but du jeu étant de réduire le crime dans les quartiers de la ville, apparaissants en rouge, orange ou vert dans votre map, selon l’indice de la police. Cet indice baissera lorsque vous tomberez sur des petites missions du style : arrêter des vauriens qui ont volés une voiture, ou empêcher un passant de se faire agresser par un gang etc.
 

« L’araignée, l’araignée, est un être bien singulier… »

L’univers de Spider-man 3 ressemble étrangement au jeu officiel du film Spider-man 2. Pourquoi changer une équipe qui gagne ? N’empêche, le passage de PS2 à Xbox 360 ne se ressent pas des masses. Les graphismes ne sont pas top moumoutes et la caméra laisse toujours à désirer. Bon point : les musiques viennent peut-être de la BO officielle, au moins du précédent opus. En plus de cela, la voix de Peter Parker est assurée par le doubleur officiel, tout comme les autres voix des personnages connus du comics (Eddy Brock, Harry Osborn, le professeur, Mary Jane…). Pour revenir au gameplay, encore une fois, on retrouve les éléments du précédent opus. Peter peut balancer de la toile pour ligoter ses ennemis ou les rapprocher de lui, il peut sauter, faire des doubles sauts, se balancer de fil en fil. En plus de cela, il peut activer son sens d’araignée pour découvrir des zones cachées du décor ou avoir des indications sur le chemin à suivre lors des quêtes. Enfin, il peut ramper sur les parois, ce qui portera préjudice à la caméra qui ne saura pas où donner de la tête (mention spéciale lors du déplacement au plafond dans les endroits clôt).
 
 
Ce qui est marrant, c’est le principe du : « il faut un bâtiment proche pour tisser sa toile et pouvoir se balancer de fil en fil ». Avant, c’était juste un principe, et envoyer une toile alors que le héros était 20 mètres au dessus d’un immeuble ne posait pas de problèmes. Désormais, il faut vraiment une paroi proche pour pouvoir jouer à l’araignée, sinon on s’écrase par terre. A terre justement, le sens d’araignée vous permettra de temps en temps d’entendre une sirène de police. A vous de suivre l’indicateur qui apparaît pour participer à une petite mission citoyenne et gagner un peu de points (pour débloquer des compétences) ainsi que de baisser la criminalité. Et accessoirement, à votre passage dans le quartier, les gens vous acclameront à la place de vous huer. Le reste du temps, le scénario vous mettra en conflit avec des gangs, histoire d’avoir un peu plus de baston que ne le propose l’histoire. Et oui, il faut tout de même rajouter un peu de spectaculaire dans un beat’em all.
 

Peter Parker aime le Q(TE)

QTE : Quick Time Event. Désigne une cinématique où une combinaison de boutons apparaît et où le joueur doit appuyer avec le bon timing pour continuer l’action. Spider-man 3 en regorge. Que ce soit lors de petites scènes de lutte contre le crime ou lors des cinématiques de la trame principale, le jeu vous demandera sans cesse de presser une série de bouton afin de voir Peter Parker faire des acrobaties digne de Chuck Norris. C’est sympa mais de temps en temps, ça coupe un peu l’action, surtout lorsque vous ne vous attendiez pas du tout à voir un QTE dans une cinématique bien foutue et que vous loupez la combinaison. La trame principale reprend les héros connus, avec une modélisation de la tête des acteurs du film mais encore une fois, la synchronisation labiale laisse à désirer (mais on s’y approche). Après les missions réalisées, vous découvrirez de nouvelles compétences (tisser de la toile plus vite, sauter plus haut, avoir des nouveaux combo pour la baston etc.) qui vous permettront d’avancer et de débloquer des missions. Dans le menu de pause, on découvre à nouveau la page de records qui permet de connaître plein de petits trucs inintéressants (km parcourus etc.) mais également un listing de compétences et de combos disponibles. Spidey peut également faire des figures dans le ciel et se suspendre à un fil la tête en bas pour frimer. C’est très inutile mais super bandant. Sachez également que des succès sont à débloquer et principalement le costume noir lorsque que vous découvrez tous les symboles Spider-Man sur la map. Avec le costume noir, Spidey est moins endurant et meurt plus facilement, mais il est plus rapide, plus fort et ses compétences sont améliorées. On est loin d’un Ultimate Spider-Man mais c’est tout de même cool d’avoir un blouson noir.
 
 
Enfin, pour parler du moteur, un grand nombre d’éléments est destructible à l’écran, ce qui permet même de gagner un succès pour avoir péter au minimum 20 trucs. La ville est bien modélisée, et lorsqu’on est très haut, Spidey peut encore observer les voitures et les gens au sol, qui ne souffrent d’aucun ralentissement. La ville est bien animée, même si l’ambiance sonore n’est pas au rendez-vous (quelques klaxons de temps en temps). On se prend même à regarder le ciel (que c’est beau) ou le panorama lorsqu’on rampe sur le sommet d’un building. De temps en temps une petite brume apparaît en hauteur, à la tombée de la nuit, mais quelques fois, c’est l’Homme Sable qui passe… Spider-Man se retrouve de temps en temps bloqué par un mur invisible. Enfin, seulement lorsqu’il va au delà des limites déjà énormes de la ville. Et cette fois, lorsqu’il tombe dans l’eau : il nage. Non, sérieux, il est vachement cool ce gars.
 

Article rédigé par Jivé , le

Exploitant une licence juteuse, Treyarch nous ressert le même Spider-man que sur PS2 lors de la sortie de Spider-Man 2 sur les écrans. Pas forcément plus beau, mais en tout cas plus grand, le jeu se base sur un beat’em all avec de nombreux QTE qui coupent un peu l’action. Pour le reste, c’est de l’action et les fans n’en demanderont pas plus.

Points positifs

  • Les personnages
  • Le costume noir
  • La liberté
  • La modélisation de la ville
  • Les voix
  • Les QTE

Points négatifs

  • Trop de QTE ?
  • Trop de guerre de gangs
  • Trop ressemblant à Spider Man 2 sur PS2

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