Test : Club Football 2005

Club Football 2005 - Xbox

Genre : Foot

Date de sortie : Octobre 2004

Genre
Foot
Date de sortie
Octobre 2004 - France
Edité par
Codemasters
Disponible sur
PC, PS2, Xbox

Youpi ! Encore une simulation de foot parmi nous. Il s'agit de Club Football 2005, deuxième volet de la série signé Codemasters. Alors, va-t-il réussir à déloger les numéros un de la simulation de football ? Eh bien, pas si sûr car ça n'est pas si facile que ça d'être à la hauteur d'un PES ou d'un FIFA.

 
 
L'année dernière, Codemasters nous proposait un nouveau jeu de simulation de football : Club Football. Codemasters était connu pour ses jeux de foot version manager avec Roger Lemerre, mais Codemasters n'avait pas de simulation de football tel que FIFA ou PES. Club Football a comblé ce trou manquant. Seulement, la spécialité de Club Football était ses multiples versions. Chaque "grande équipe" euopéenne avait ça propre version. Ainsi, on pouvait voir dans les magasins la version de Real Madrid ou encore Arsenal mais frustration, pas d'équipe française. Cette année, Codemasters a rectifié ce petit détail, puisque pour cette saison 2005, Club Football nous propose la version de l'Olympique de Marseille et du Paris St-Germain. On peut alors se demander pourquoi Codemasters a choisi ces deux équipes alors qu'elle aurait très bien pu prendre l'équipe de Monaco, ou encore celle de Lyon. Après une dure réflexion d'environ 5 minutes, j'en déduis que ces deux clubs sont réputés par leur rivalité, et donc elles possèdent un grand nombre de supporters à travers la France. Et pour Codemasters supporter rime avec client, donc le jeu peut être nettement plus rentable avec une version PSG qu'une version AS Monaco !
 

L'intro d'un jeu de foot

C'est toujours important de voir la scène d'introduction d'un jeu en général, mais plus particulièrement d'un jeu de foot. Avec ma version PSG, j'ai découvert une intro peu ordinaire. Je m'attendais à ce que Codemasters me balance une cinématique avec toutes les prouesses graphiques, les acrobaties footballistiques, la sueur, la vitesse, le but, la gloire, mais non rien de tout ça. Codemasters nous balance de vraies images du Parc des Princes, les vrais supporters en rouge et bleu, les tribunes, mais pas de joueur qui marque des buts. C'est assez surprenant, voire même agréable.
 

Dans les vestiaires

Au niveau de l'intérface, Codemasters ne s'est pas vraiment mouillé. En arrière-plan, un joueur (du PSG, ça va de soi) jongle avec le ballon sur fond blanc, à l'instar du premier volet. De plus, le menu nous propose un peu plus de choses que l'an passé. Le menu club, occupe la plus grandes partie du jeu et pour cause : le championnat national complet avec les 19 autres clubs de L1, la Super Ligue qui est en fait une sous-marque de la ligue des champions, les scénarios : il s'agit en fait des différentes situations de match du club (PSG, OM ou le Real). Par exemple lors du championnat 2003, le PSG est mené 3-2 par l'AS Monaco, à la 58ème minute. Votre but est de restituer l'événement (qui est toujours une victoire) en égalisant ou en gagnant dans le temps qui vous est accordé. C'est assez original et intéressant, et le jeu se démarque ainsi de ses conccurents directs. Il reste ensuite l'album du club. Ici vous pouvez savoir tout sur le club en question. Son histoire, le profil de l'équipe, les joueurs qui ont marqué l'histoire du club, le stade, les trophées, bref vous avez tout. Le point intéressant, c'est que vous devez gagner des crédits pour pouvoir débloquer tout ça, à la manière de PES et son magasin. Dans le menu club, vous pouvez également entraîner votre équipe, créer un joueur et l'intégrer dans l'effectif.
Le reste du menu est composé de l'incontournable match d'exhibition et d'un menu dit bonus, qui comprend essentiellement la possibilité de créer un tournoi perso et un club perso.
 

Le vif du sujet

Bon, on a assez tourné autour, voyons d'un peu plus près le coeur même du jeu, le match. Avant le lancement du match, vous pouvez modifier la formation, changer de tactique, de joueur etc. Le chargement du jeu n'est pas très long. Vient alors la cinématique de début du jeu, avec l'entrée des joueurs, l'échauffement, la mise en place. Stupeur, rien n'a changé ! Les graphismes sont les mêmes que l'année dernière et ils sont laids. Les commentaires de présentation sont moyens, voire médiocres avec des changements d'intonation. Un des seuls points positif est l'ambiance du stade. Et ça se ressent dès le début du match. On reconnaît les vrais chants des supporters (ici le PSG), et ça fait plaisir. Autre point positif, c'est la représentation des joueurs. On reconnait facilement l'ensemble de l'effectif parisien et nottament Pauleta, Ljuboja (avec sa raie blanche sur la tête), Rothen, Cana ou encore Letizi. C'est une agréable surprise. Quant au reste, c'est médiocre. Eugène Saccomano n'a jamais été aussi silencieux et aussi répétitif. Pour info, il avait commenté le premier volet de Club Football et même les volets de la Séléction des Champions. Eh bien, les commentaires n'ont pas changés. C'est toujours les mêmes réfléxions que nous sort ce bon vieux Eugène. Codemasters ne s'est vraiment pas du tout mouillé sur ce point là. D'ailleurs ce n'est pas le suel point. Il reste les graphismes et nottament l'attitude des joueurs. Que devrais-je dire ? Super, Codemasters a amélioré l'attitude des joueurs, ils sont beaucoup plus réalistes. Eh bien non ! C'est toujours la même chose. Les joueurs font toujours des acrobaties surnaturelles, et le gardien c'est un véritable numéro de cirque. Des acrobaties à mourir de rire, des bugs à la pelle, voilà ce qu'est un gardien de foot made in Club Football. On en arrive même au point où on n'ose plus effectuer une passe en retrait à son gardien, de peur qu'il fasse une boulette. Les imprécisions sont donc nombreuses et pas qu'avec le gardien. Entre joueurs également. Je cite en vrac : abandonner le ballon, surpuissance de frappe et j'en passe. Marquer un but devient alors une chose difficilement abordable de plus que le gardien de but semble être toujours en forme pour arrêter la plupart de vos frappes. Ceci dit, il est plus facile de marquer avec ce volet 2005 que le volet précédent.
 

Jouabilité quand tu nous tiens

La jouabilité est assez rigolote également (enfin, quand je dis rigolo, ça veut dire que c'est médiocre, hein !). Et ça n'a pas changé d'un poil par rapport au volet précédent. Toujours aussi hasardeux, toujours aussi imprévisible. Les coups de pieds arrêtés sont un vrai calvaire lorsqu'on veut placer le ballon à un éndroit précis. C'est une question de hasard en fait. La prise en main est tout de même assez rapide, puisque c'est la même configuration de touches que PES (config. A) ou FIFA (config. B). Ceci dit, les réactions ne sont pas les mêmes. L'IA est, excusez du mot mais débile. Lorsque le ballon passe entre deux jouers, personne ne se précipite pour aller le récuperer et encore moins anticiper sa trajectoire (ce qui m'a permis d'ailleurs d'être plus rapide qu'eux et de marquer !).
Petite info sur la bande son: vous aurez l'immense privilège de goûter à quelques morceaux de Franz Ferdinand, Snow Patrol, Rival Schools et Super Furry Animals.
 

Disqualifié

On attendait de ce Club Football des innovations importantes suite à un volet moyen et en manque de réussite, eh bien on ne sera pas gaté cette année. On ne voit pas franchement de nouveautés ni dans les graphismes ni dans l'animation du match et c'est bien dommage. Ce qui est dommage également, c'est de voir des licences telles que possède Club Football, et qui ne sont pas exploitées au maximum !

Article rédigé par NKB , le

Club Football est réservé aux supporters et de préférences à ceux qui n'ont pas connu le premier volet, car avoir les deux volets c'est avoir le même jeu. Il n'y a que la licence qui change en fait. L'aspect reste le même. A essayer pour les supporters qui feraient tout pour leur club préféré, allant même jusqu'à acheter un jeu qui ne vaut pas un bon PES ou un FIFA. Vous êtes prévenus !

Points positifs

  • Les scénarios
  • Les supporters
  • Les joueurs

Points négatifs

  • Les graphismes
  • La jouabilité
  • Les commentaires

Commentaires