Alita : Battle Angel

Alita : Battle Angel

Dans Films et séries, par JoKeR le 04 février 2019

Prévu pour le 13 février prochain dans les salles obscures, Alita : Battle Angel est l'adaptation du manga pas du tout éponyme Gunnm. D'abord prévu pour être réalisé par James Cameron, celui-ci se contentera simplement de le produire, trop occupé avec Avatar 2. Et c'est Robert Rodriguez qui aura l'insigne honneur infiniment casse-gueule de se charger de porter les aventures de Gally, dorénavant nommée Alita, du papier au grand écran. Les mangas passés en film ont rarement, voire jamais, brillé. Et Alita, ça donne quoi ?




Mais qu'est-ce qui est passé par la tête de James Cameron pour voir dans Gunnm un manga qu'il fallait adapter au cinéma ? Comment a-t-il convaincu des investisseurs de lâcher 200 millions d'euros pour ce faire ? C'est-à-dire que, à un moment donné, il a bien dû montrer ce qu'ont fait les autres réalisateurs dans le même genre, non ? Alors, voici Bleach, dispo sur Netflix et Death Note, sur la même plateforme. Oh, et puis je vous présente Dragon Ball Evolution, un film qui a réussi une prouesse incroyable, à savoir mettre tous les geeks d'accord sur un point : c'est une merde. Du coup, perso, si je dois mettre des sous dans un film, Rodriguez ou pas, Cameron ou pas, je me tâte grandement. Et j'aurais aimé vous dire que j'aurais eu raison...


Bad Ass girl


Alita : Battle Angel suit l'histoire d'une jeune fille androïde, Alita donc, trouvée dans une déchetterie par le professeur en cybernétique Ido. Il ne reste pas grand-chose d'elle, mais son cerveau, humain, est intact. Ido décide de lui donner un nouveau corps et de l'adopter. Tout d'abord, un mot sur le style de l'héroïne, incarnée par Rosa Salazar. Oui, elle a des gros yeux. Non, ce n'est pas gênant. En fait, c'est un style. Sincèrement, on aurait peut-être préféré la voir plus "humaine" en effet, mais la qualité graphique et l'animation sont telles que la "pilule" passe toute seule. C'est un parti pris artistique qui peut déplaire mais, au final, il ne gêne pas. D'autant que la direction artistique générale est vraiment agréable. Rodriguez tape un petit peu partout. La ville d'Iron City, ville "poubelle" en dessous de Zalem qui flotte dans le ciel avec ses privilégiés, est une version "robotisée" du vieux Delhi d'aujourd'hui. La pauvreté, l'ambiance grise et les couleurs terreuses, tout y fait penser, jusqu'aux Tuk Tuk verts caractéristiques de la ville. 


On est pas hyper Coubertin par ici


Il y a donc une vraie direction artistique dans Alita, mais aussi un casting réussi. Au-delà de Rosa Salazar, le professeur Ido est incarné par l'inénarrable Christophe Waltz (le meilleur nazi ever dans Inglorious Bastards). On retrouve Jennifer Connely, ou encore Ed Skrein, qui ressemble un peu trop à Squeezie dans le film à notre goût. Mais ce qui nous a plu particulièrement dans Alita, au delà de la D.A. et du casting, c'est bien la réalisation. Les effets spéciaux sont réussis et ne "sortent" pas du film le spectateur. Mais là où le film fait fort, c'est sur les scènes d'action, vraiment à couper le souffle. C'est calibré au millimètre, chorégraphié avec énormément de soin et c'est une tarte visuelle de tous les instants. Tout n'est pas forcément parfait dans Alita, mais la plupart des défauts qu'on peut lui reprocher sont plutôt subjectifs au final. La manière dont tel personnage est adapté, le style graphique ou encore les gros yeux de l'héroïne... 


Hmmm. C'est un style de fille qu'il faut aimer.

Étonnamment cool. Ce sont les premiers mots qu'on a prononcé à la fin du film. Si quelques décisions peuvent être discutables, l'ensemble du film est une franche réussite. Les effets spéciaux, assez époustouflants, ne sont pas qu'une vitrine et les scènes d'action ont un style vraiment recherché. Robert Rodriguez livre sa propre version de Gunnm, en piochant les bonnes choses dans l’œuvre de Yukito Kushiro, sans s'y perdre puisqu'on y ressent toujours sa patte. Une chose est sûre, le premier épisode de cette trilogie est une franche réussite. Bravo, et joli pied de nez à Netflix et ses adaptations de manga dégueulasses. Comme quoi, avec un peu de talent et 200 millions de dollars, on peut faire quelque chose.

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Dr Shooter