L'oeuvre de Steven Spielberg - L'art du blockbuster vol.1

L'oeuvre de Steven Spielberg - L'art du blockbuster vol.1
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Qu’on aime ses films ou non, il est impossible de nier que Steven Spielberg a marqué l’histoire du cinéma, la vie de nombre d’entre nous, d’une empreinte indélébile. Ces films ont bercé l’enfance de générations entières tout en en traumatisant d’autres. Bref c’est un géant du cinéma et il n’est pas étonnant de voir de nombreux ouvrages et documentaires sur notre papa à tous. Aujourd’hui, c’est Victor Norek (aka le Cinématographeur) qui s’y colle, avec pour objectif de nous livrer une analyse de l’intégralité de l'œuvre cinématographique de Spielberg. Autant vous dire qu’il y a du boulot.

L'Oeuvre de Steven Spielberg vol.1

Nous parlons bien ici de l'œuvre cinématographique du cinéaste. L’auteur en exclut donc ses travaux télévisuels, à l’exception de Duel qui, bien qu'ayant été initialement tourné pour la télévision, a bénéficié d’une sortie cinéma dans une version longue en 1972. Dans ce volume 1, Norek s’autorise aussi un chapitre sur Poltergeist, réalisé par Tobe Hooper, mais le scénario est signé Steven Spielberg. Nous lui passons donc volontiers cet écart.


Le livre se divise en trois grandes parties, qui sont autant de thématiques. La première, intitulée Spielberg autobiographique, s’applique à nous montrer ce que ses films racontent de son créateur. Et si, de l’aveu même de Norek, l’intégralité de la filmographie de Spielberg aurait sa place dans cette partie, l’auteur a choisi de se concentrer sur 5 films, chacun ayant un chapitre dédié. Il commence donc avec E.T. où Spielberg exprime la souffrance de grandir sans modèle paternel, avant de s’attarder sur Indiana Jones et la Dernière Croisade, qui traite de la difficulté à renouer avec son père. Vient ensuite Arrête-moi si tu peux, dans lequel Spielberg n’hésite pas à travestir l’histoire de Franck Abagnale Jr. pour y raconter sa propre expérience du divorce. Même Le Bon Gros Géant, film souvent considéré comme mineur dans la filmographie du cinéaste, a droit à son chapitre. Ce dernier est ici considéré comme un autoportrait de son réalisateur. Et enfin, comment ne pas inclure The Fabelmans, premier film ouvertement autobiographique de son réalisateur, dans lequel il réhabilite son père et nous raconte sa découverte du cinéma et du pouvoir des images.

L'oeuvre de Steven Spielberg vol.1

L’objectif n’est pas de faire une analyse globale et exhaustive de l'œuvre de Spielberg, cela prendrait toute une vie. Mais en prendre les principales thématiques et montrer comment elles ressortent dans ses films, via des exemples spécifiques. La seconde partie est donc consacrée à ce qui fait le cinéma de Spielberg et la façon dont il s’est construit, se basant sur des films comme Rencontre du troisième type, 1941, ou encore Minority Report, pour ne citer que ces trois-là. Alors que la troisième et dernière partie de l’ouvrage s’attarde sur l’aspect politique de son œuvre, toujours en analysant une sélection de films.


La structure de l’ouvrage (un film par chapitre) offre au lecteur la possibilité de voir en amont le film qui sera traité dans le chapitre suivant. Ce que l’auteur conseille pour certains d’entre eux. Et nous ne pouvons qu’agréer, tant il est plus aisé de voir ce à quoi fait référence l’auteur lorsque nous avons le film bien en tête.

L'oeuvre de Steven Spielberg vol.1


Ce premier volume édité chez Third Editions et consacré à l'œuvre de Steven Spielberg donne de belles pistes de réflexion. Il m’a personnellement permis de voir certains de ses films, ayant bercé mon enfance, sous un autre angle. Et cela malgré le fait que je les ai déjà vus 250 328 627 de fois. Vous ne serez pas d’accord avec tout ce qui est dit dans ce livre, mais ce n’est pas grave, l’objectif étant ici de partager des éléments vous permettant d’appréhender au mieux, selon votre sensibilité propre, les films du réalisateur. Et de ce point de vue-là, ce volume 1 est une réussite.
13 décembre 2023 à 14h04

Par pattoune

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pattoune

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Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.

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