Test : New Super Mario Bros - DS

New Super Mario Bros - DS
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Il est inouï de penser qu’un plombier, italien, sorti de la tête d’un japonais, ait pris autant de notoriété dans le monde du jeu vidéo. Pourtant, on se mettra d’accord, le roi de la plateforme, qu’elle soit en 2 ou 3 dimensions, c’est bien Mario. Après s’être dispersé dans divers sports aussi variés que loufoques, voilà notre plombier revenu dans ses bits d’origines. Cool !
C’est ainsi que va s’inscrire ce New Super Mario Bros. Reprenant le meilleur de chaque opus, les nouvelles aventures de l’ancien « Jumpman » proposent 8 mondes à différents thèmes (glace, foret, nuage, volcan etc.), soit à peu près 80 niveaux de parcours avant la fin du jeu. Mais rentrons dans les détails.

La deudé, ça dépotte la marmotte

Allez hop, retour à cette bonne vieille 2-Dimension. Est-il besoin de confirmer que la jouabilité sur un seul plan est comme avant programmé avec une parfaite précision ? Doser ses sauts, ses élancés, ses envolés, ses atterrissages, tout est minutieusement réalisé pour retrouver le plaisir de terminer les levels en un temps record. Vous savez bien de quoi je parles n’est ce pas ? Lorsque vous vous mettez à sprinter, à faire de petits sauts rapides et super précis pour passer entre deux tortues rouges volantes ; rebondir sur des obus de cannons personnifiés pour vous élevez au dessus des chats jaunes à boules piquantes…pour finalement atterrir sur la mini pyramide précédent le drapeau final ! Oui, ce fameux drapeau qu’il faut attraper d’un saut, le plus en hauteur possible ! Ouais, ce genre de trip là, c’est resté ! Mais comme un bonheur n’arrive jamais seul, les mecs de chez Nintendo ont rajouté quelques petits mouvements qui, l’air de rien, offrent une bien plus grande dimension au jeu : glisser sur les rebords, sauter de parois en parois, atterrir de tout son poids (à la crash bandicoot), se balancer au bout d’une corde, avancer à pas chassés le long d’un précipice. J’oubli certainement des situations, mais on y reviendra au paragraphe dédié aux niveaux. Pour l’heure re-concentrons-nous sur le gameplay.

Champignons, Fleurs et Cie

Parce que New Super Mario Bros ne se contente pas juste de retransposer son vieux gameplay d’il y a 30 ans, le jeu se permet quelques petites fraîcheurs supplémentaires. Remarquez, les nouveaux mouvements valent à eux seuls les louanges des développeurs. Mais ils se sont permis quelques petits extras supplémentaires.
Si l’on quitte la plume (ou la queue, suivant l’opus) qui permettait à Mario de s’envoler, on se consolera avec la fleur qui, elle, n’a pas disparue et qui reste toujours aussi efficace lors des passages sous marin, redoutable contre les poissons (et les requins !). Je parlais de petits extras, les voilà : en plus du champignon permettant la croissance de notre petit plombier, celui-ci pourra se voir devenir géant ou lilliputien, suivant justement les autres champignons qu’il se permettra d’ingurgiter. Ces différents stades de croissance permettent en fait de pousser le concept d’exploration des niveaux encore plus loin que précédemment. Car si la plupart des passages secrets s’opèrera via la découverte d’une plante grimpante, certains seront plus subtils, tel ces petites tuyauteries où seul un bébé insecte pourrait se faufiler.
Inversement, de gros blocs bouchant un conduit de taille normale, et les carapaces étant ce coup-ci inefficace pour les démolir, je crains qu’il ne faille recourir à la puissance de Mario Colosse pour libérer tout ça. Il est à noter que si l’on est définitivement invincible dans ce dernier état, mini Mario, lui, n’a jamais été aussi fragile : capable de bondir et de planer dans les airs du fait de sa petite taille et de son jeune poids, il se retrouve par contre quasiment impuissant face aux ennemis sur lesquels il rebondit dessus sans leur faire le moindre mal. Recourir au nouveau mouvement de l’écrasement est sa seule chance de donner une attaque normale à un ennemi. Une fragilité qu’il faudra parfois protéger le temps de tout un niveau, si l’on veut accéder aux fameuses zones secrètes...
Enfin, dernière nouveauté, une carapace bleu. Celle-ci ne se ramasse pas, mais se fusionne avec notre Mario qui pour le coup n’aura jamais eu l’air aussi ridicule. C’est l’arme que j’aime le moins du fait de sa maîtrise peu évidente. En effet, à partir du moment où l’on commence à sprinter, Mario se recroqueville dans sa carapace pour se projeter en avant à la manière d’autres coquilles que l’on aurait balancées après avoir écrasé un ennemi (ces fameuses tortues, dansant au rythme de la musique du jeu, fantastique !). Du coup, difficile d’espérer finir rapidement un niveau avec ce genre de tare. Cela dit, là encore, c’est un bonus de premier ordre qui permettra de débloquer des passages.

Des levels au top niveau

Mettons les choses au clair dés maintenant : New Super Mario Bros est court. Incroyablement court en fait. Cinq jours m’auront suffit pour finir le jeu avec quasiment toutes les étoiles attrapées (3 par niveau, plus ou moins difficilement accessibles) et ça m’a bien dégoûté, je dois le dire, moi qui pensait en avoir pour au moins le temps qu’il débarque en France (j’ai chopé la version US). Mais voilà, les niveaux proposés, qui je le rappelle sont au nombre de 80, sont magiques. Quoi ? Qu’est ce que j’ai dis ? Si si, magique : ils regorgent de possibilités, de passages secrets, certains décisifs, d’autres anecdotiques. Il faut les déceler, recommencer les niveaux, les faire, les refaire en temps record ; ils sont variés, bien construis, chacun proposant de nouveaux challenges : course poursuite sous marine avec un monstre de l’étang, traversée alpine, pèlerinage à la hauteur des nuages, balade en forêt, on est vraiment gâté niveau variété des situations. Lesquelles sont parsemées de multiples dangers, plus ou moins à la con, allant de la tombée perpétuelle de rocs sur la ganache, jusqu’à la chenille géante qu’on chevauche et qui essai de nous mettre hors jeu en se cabrant. Pour le coup, cet opus est encore le jeu auquel je joue le plus sur ma DS. On peut par contre faire un gros reproche aux boss (vous pensez qu’il faut un troisième « s » au pluriel ?), qui sont vraiment trop faciles et surtout qui manquent cruellement de renouveau, puisque c’est toujours bébé bowser qu’on va combattre (de une à trois fois dans chaque monde) et son papa (à 3 reprises également dans tout le jeu). Il reste somme toute 5 boss inédits assez rigolos mais toujours trop faciles. Mais là encore, ces derniers peuvent devenir un peu plus coriaces si l’on s’handicape d’un petit champignon (pour devenir mini Mario), passage obligé à deux reprises si l’on veut débloquer les deux mondes cachés.
Le multijoueur n’a pas été oublié non plus. On passera sur la vingtaine de mini-jeux qui ont déjà fait leur temps sur Super Mario 64 DS pour se concentrer sur le mode Mario VS Luigi, tout à fait excellent lorsque les deux joueurs maîtrisent comme il faut le soft. D’ailleurs, pour peu que votre collègue possède également la cartouche, certaines maps sont juste fantastiques. Mais j’ai oublié de vous expliquer le principe : il faut chopper 5 étoiles (ou plus, suivant les paramètres choisis) avant votre adversaire. Frapper ce dernier lui en fait perdre une qu’il vous est alors possible de lui piquer. Lancées de carapaces, rentre-dedans d’étoiles magique, piétinement de géant, tout y est. Le rythme est nerveux, on se stresse, on s’amuse. On boudera malgré tout l’absence d’autres modes de jeux…
Quoiqu’il en soit, ce New Super Mario Bros est une réussite. Vous n’imaginez pas encore tous les dégoûts qu’il vous procurera. Je parle de ces fameux dégoûts assez jouissifs, comme lorsque vous activez une plante grimpante du mauvais côté du bloc, par le bas…Ou encore lorsque le niveau vous piègera en vous permettant de quitter ce stade de merde de mini Mario, alors que justement, il aurait suffit de le garder quelques mètres de plus pour vous faire atteindre le bonus ultime…Argh, quelle bande de fourbes hein ? Ouais j’avoue, j’ai râler, mais c’était trop bon !
New Super Mario est juste super fun. Non vraiment, c’est le jeu idéal pour le train, le pieu ou les chiottes. On pourra y passer 5 minutes pour passer un niveau comme des heures entières pour chopper toutes les astuces cachées dedans. Rejouabilité infinie, il arrivera qu’une fois tous les passages secrets appris par cœur, les plus fous d’entres nous recommenceront une nouvelle partie pour tenter de finir le jeu avec le moins de niveau possible. Vive la 2D, vive Mario, vive les champignons !
10 juillet 2006 à 18h13

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Points positifs

  • Level design incroyable
  • Gameplay parfaitement maîtrisé
  • Variété des situations
  • Très fourbe en multi
  • Nostalgique

Points négatifs

  • Trop court en apparence
  • Peu de boss
  • Peu de modes multi
  • Le bonus carapace pas évident
  • Pas de plume pour s'envoler
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