Test : Need For Speed Hot Pursuits 2

Need For Speed Hot Pursuits 2 - Gamecube

Genre : Course

Date de sortie : Octobre 2002

Genre
Course
Date de sortie
Octobre 2002 - France
Développé par
Black Box
Edité par
Electronic Arts
Disponible sur
Gamecube, PC, PS2, Xbox
Parfois appelé
NFS
Site officiel
Site officiel

Alliant réalisation somptueuse et jouabilité excellente, le dernier-né d'une des séries les plus classes du jeu vidéo est à la hauteur de nos espérances !

 
 
Need For Speed, comme son nom l'indique, est un jeu de course, sorti sur PS2, Xbox, NGC et PC. La version PC étant légèrement différente, nous allons donc nous pencher sur la version console, à peu près identique sur toutes les consoles, à part quelques petites modifications graphiques : le jeu est moins beau sur PS2 mais le jeu semble plus nerveux.
 

Un petit historique s'impose

La série des Need For Speed a débuté en 1995, avec une première version déjà réussie graphiquement mais pas franchement originale : on devait aller d'un point A à un point B le plus vite posssible, tout en évitant le trafic et doublant nos concurrents. Une des innovations du jeu était de piloter uniquement des voitures de luxe et que le jeu était bourré de possibilités (faire des courses, changer de circuits, pouvoir piloter plusieurs voitures différentes, le délire à l'époque !!). Pour le deuxième épisode, on ne comprendra jamais comment les développeurs ont réussi à tout massacrer en proposant un jeu laid graphiquement (bagnoles mal modélisées et décors bourrés de caisses en bois), un ignoble gameplay arcade et des circuits fermés alors que les circuits ouverts du premier Need For Speed étaient une bonne idée (pas nouvelle certes, mais bien quand même, arrêtez de me contrarier, merde !). Heureusement, les développeurs se sont ressaisis avec la troisième version : moteur graphique impeccable (il y avait même des projections de boue sur l'écran et des reflets des phares sur la route, par temps de pluie, ouah !), quoique certains circuits étaient moches, gameplay davantage réussi, quoique trop simpliste, et surtout, le mot Hot Pursuits, qui fut un tournant pour la série. En effet, on pouvait se faire poursuivre par la police qui pouvait nous arrêter avec des barrages, des herses et bien sûr finir dans le bas-côté à cause d'un flic peu scrupuleux. Une idée très chouette qui a permis de renouer avec la réputation du premier Need For Speed. Seul gros reproche : la sensation de vitesse était pourrie. Vint ensuite Need For Speed 4, proposant une meilleure sensation de vitesse, quoiqu'encore perfectible, un graphisme magnifique et cette fois-ci sur tous les circuits, un gameplay amélioré pour faire un mélange arcade/simulation, le fameux mode Hot Pursuits, cette fois-ci amélioré car on pouvait jouer avec les flics et arrêter les autres concurrents, et aussi un mode Carrière, permettant d'acheter des voitures de plus en plus puissantes ! Pour Need For Speed Porsche 2000, les développeurs ont un peu modifié leur concept : on ne peut jouer qu'une marque de voitures (Porsche, donc, mais tous les modèles de la société sont présents, enfin, ceux des années 80 et de nos jours), mais de nombreux circuits s'offrent à vous, ainsi qu'un mode Carrière amélioré. Seul regret : le mode Hot Pursuit a disparu. Et voilà donc le dernier né de la série : Hot Pursuits 2, qui renoue avec les Need For Speed d'antan (le 3 et le 4 quoi). Snif... Pardonnez-moi, c'est l'émotion (pfff, et tout ça pour un jeu de caisses !).
 

Comme se présente cette nouvelle version ?

Need For Speed Hot Pursuits 2 (qu'on appellera à partir de maintenant NFS 6) propose donc un mode Hot Pursuits (incroyable mais vrai, tout le monde sera surpris), encore amélioré, puisque désormais, un hélico pourra vous lancer des projectiles qu'il faudra éviter. Au chapitre des nouveautés, aussi, un nouveau système de déblocage des voitures et des circuits. Pour les voitures, vous devrez faire plein de courses. Chaque course rapporte un certain nombre de points en fonction de vos cascades, votre position, etc. Et quand vous aurez suffisamment de points, de nouvelles voitures seront automatiquement débloquées, et quand vous aurez toutes les bagnoles, vous les aurez en version chromée, la classe, quoi, mais le nombre de points exigé est amplement supérieur. En ce qui concerne les circuits, vous aurez deux parcours (hum, pas parcours, mais arborescence vous permettant de faire des challenges) : un parcours (ou arborescence à défi, donc) classique et Hot Pursuits. Dans les deux cas, vous aurez au début un défi à accomplir (traverser un circuit en temps limité) puis vous aurez des courses plus difficiles (genre le dernier de chaque tour est éliminé, aha, Rick/n0nam/aLien*/et compagnie (choisissez celui qui vous plait, ils sont tous nuls !!) ne verra jamais comment ça fait quand on fait deux tours de circuits) et la police deviendra de plus en plus efficace (au début, juste des poussettes, puis les barrages, les hélicos et les herses, il ne manque plus que l'armée !). Si vous êtes bloqué dans un défi, vous pourrez en tenter un autre, vu que l'arborescence vous permettra de choisir entre plusieurs défis à chaque fois. Certains gros défis vous permettront de débloquer de nouveaux circuits pour le mode course simple. Enfin, la gestion des dégâts est gérée, une nouveauté dans les Hot Pursuits (les voitures pouvaient prendre feu, tandis qu'elles se déformaient déjà dans Porsche 2000), mais malheureusement, il faut y aller franchement pour avoir de grosses déformations.
 

Côté technique

Le graphisme est impeccable, les voitures sont très bien modélisées, les décors sont magnifiques et immenses, le tout dans une fluidité très bonne, mais pas parfaite. Mais ce qui impressionne le plus, c'est que les développeurs ont rendu leur jeu plus "cinématique" qu'avant. Ainsi, lorsque vous ferez de grands sauts, vous verrez l'action au ralenti, comme dans GTA 3 sur PS2 et PC. C'est également le cas quand vous forcez un barrage ou que vous êtes piégé par l'hélico. Contrairement à la version PS2, vous ne pouvez pas utiliser le traceur pour voir ce qu'il se passe sur les 500 prochains mètres (cf. le test sur PS2). Evidemment, les développeurs se sont faits plaisirs pour les ralentis, en jouant avec un effet de focale à la WRC sur PS2 mais en plus accentué, parfois trop même (à croire que le programmeur qui a créé l'effet avait oublié ses lunettes ce jour-là). Cependant, les angles de vue ne sont pas bien choisis et on est un peu frustrés.
Du côté des musiques, on sera déçu qu'elles ne soient pas assez variées et surtout pas plus nombreuses : rock, rock et rock, très original, en effet. Ah si, il y a aussi quatre musiques techno, cachées dans le menu, mais elles ne sont pas terribles. Bref, on aura vite fait de les couper, même si ça casse un peu l'ambiance.
 

Côté gameplay

Héhé, avec tout ça, j'ai oublié d'aborder le point sensible du gameplay. Celui de NFS 6 est presque un sans-faute : la prise en main est immédiate sans pour autant être simple. Evidemment, il s'agit toujours d'un mélange entre simulation et arcade, quoique cet épisode est sensiblement plus arcade que Porsche 2000. La sensation de vitesse est meilleure mais parfois, on a l'impression de se traîner à 100 à l'heure. Par contre, ce qui cloche, c'est le moteur physique. Quand il s'agit des sauts ou des dérapages, il assure très bien, mais quand on percute le décor, surtout les arbres ou les rochers, la voiture a tendance à s'arrêter net, un peu comme dans Rally Championship 2000 (sur PC et PSOne), pour ceux qui connaissent. On note aussi la présence de bordures parfois trop serrées dans certains circuits, qui font qu'on a l'impression de parcourir un couloir avec un maigre bas-côté. En revanche, certains circuits offrent pas mal de libertés, notamment ceux dans le désert.
Côté IA, c'est assez particulier : les voitures vont vite, mais se font piéger par le moindre obstacle et ne sont pas assez agressives. Résultat : prenez quelques raccourcis et même si vous êtes dernier, vous pourrez vite remonter ! Quand on sait que c'est Rick/n0nam/aLien*/et compagnie qui ont aidé les développeurs pour élaborer leur IA, ça ne m'étonne pas !
 

Les p'tits défauts

Pour résumer, on retiendra donc que le moteur physique se comporte assez bizarrement lors des collisions, que l'IA des concurrents est faiblichonne, que les replays sont décevants malgré les effets spéciaux et que les déformations sont trop timides. Mais je n'ai pas encore mentionné le gros défaut de NFS 6 : la difficulté. En effet, le jeu, malgré ses 60 challenges sans compter les courses simples, se boucle assez rapidement car le produit est beaucoup trop facile. Mais on ne va pas trop cracher dessus, car les développeurs ont pris la bonne initiative de faire un jeu très complet mais pas trop difficile et avouez que le fun est davantage présent que s'il n'y a que 6 circuits infaisables, genre Freekstyle... De toute façon, si vous trouvez le jeu trop facile, jouez-y avec un pote ! Pas trop fort de préférence, pour lui foutre la raclée et lui dire : "ahaha, chui un boss, j'ai fini le jeu en mode easy !!". Enfin, la jouabilité semble meilleure sur PS2 : la sensation de vitesse est meilleure et la manette semble mieux répondre, mais cela paie par un graphisme inférieur.
 

Article rédigé par Monsieur Tomate , le

Un excellent jeu de course, à la hauteur de nos attentes, mais qui aurait gagné à être un tout petit peu plus difficile. Malgré ce défaut, le fun et la jouabilité sont au rendez-vous (bien que moins bonne que sur PS2), le tout servi par une réalisation irréprochable.

Points positifs

  • De nombreux challenges
  • Jouabilité
  • Le retour du mode Hot Pursuits !

Points négatifs

  • Moins de sensations que sur PS2
  • Moteur physique étrange
  • Trop facile
  • Petites déformations

A propos de l'auteur

Monsieur Tomate

Monsieur Tomate

Grand gourou

Depuis la fondation de GameHope en septembre 1999 sous le nom de HardGamers, le taulier du coin n'a cessé d'abuser de son fouet pour faire régner la terreur parmi son équipe. Ingénieur en informatique le jour, tyran impitoyable sur GameHope la nuit, on ne l'arrête jamais et gare à vos fesses si vous vous trouvez au travers de sa route lorsqu'il a en tête un énième plan diabolique, vous risqueriez de boîter le lendemain...

Contacter

Commentaires