Dynasty Warriors : Origins - que vaut le DLC Visions of Four Heroes ?

Dynasty Warriors : Origins - que vaut le DLC Visions of Four Heroes  ?
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Dynasty Warriors : Origins avait remis un peu d’ordre dans une série qui s’était parfois perdue dans la surenchère. Visions of Four Heroes arrive donc avec une promesse simple : reprendre cette base plus nerveuse, la condenser, et la regarder sous un autre angle. Sur le papier, c’est une extension généreuse. Manette en main, c’est surtout un contenu compact, bien rythmé, mais qui laisse parfois l’impression de s’arrêter pile au moment où il commence à prendre.


Le concept tient en une phrase : Ziluan s’endort à l’auberge et vit quatre scénarios alternatifs où il choisit de marcher aux côtés de figures qu’on a l’habitude d’affronter. Zhang Jiao, Dong Zhuo, Yuan Shao, Lu Bu : quatre noms qui sentent la trahison, les grands discours, et les charges qui finissent en champs de ruines. La structure est claire puisqu’on a affaire à quatre mini campagnes séparées du récit principal, linéaires, et pensées comme des blocs narratifs à enchaîner. On récupère ses niveaux, son équipement et ses compétences, histoire de ne pas repartir de zéro, avec un ordre imposé au début (Zhang Jiao), puis une liberté relative pour la suite.

Dynasty Warriors : Origins - Visions of Four Heroes

Là où le DLC fonctionne, c’est qu’il évite le piège de la transformation simpliste du méchant en finalement gentil, comme par magie. Les routes apportent des nuances, replacent certaines décisions, et donnent une vraie sensation d’être du mauvais côté de la coalition, celui qui doit encaisser plutôt que foncer en héros. Ce sont des variations intéressantes sur des moments clés, et le fait d’avoir quatre angles différents maintient la curiosité. En revanche, l’extension met aussi en lumière une faiblesse déjà visible dans Origins : Ziluan, héros muet, reste parfois un panneau indicateur qui traverse les scènes pendant que les autres portent le drame. Sur des arcs qui réclameraient un minimum de présence émotionnelle, ça se ressent. Le deuxième point qui frotte, c’est la durée. Chaque campagne est courte, parfois très courte, et l’ensemble se boucle vite selon la difficulté choisie. Le DLC a clairement été taillé pour aller droit à l’os : peu de respiration, peu de détours et un rythme quasi constant. C’est agréable si vous cherchez du musou dense, moins si vous espériez une extension qui s’installe et développe davantage ses idées, surtout du côté de Lu Bu, qui donne l’impression d’être servi en portion réduite alors qu’il pourrait avaler la carte entière.

Dynasty Warriors : Origins - Visions of Four Heroes

Côté gameplay, Visions of Four Heroes ne révolutionne rien, mais ajoute deux armes qui comptent vraiment. L’arc est la bonne surprise puisque c’est une arme pensée pour le tir, la mobilité, et une lecture du champ de bataille plus propre, où l’on peut punir un officier sans forcément lui coller le nez dessus. À l’inverse, la fléchette de corde demande plus de boulot : une arme plus technique, plus rythmée, qui devient satisfaisante quand on comprend quand verrouiller une animation et quand décrocher avant de se faire découper en plein numéro de style.

Dynasty Warriors : Origins - Visions of Four Heroes

Le DLC intègre aussi un panneau de compétences dédié, alimenté par une monnaie spécifique : bonne idée pour garder la sensation de progression sans ruiner l’équilibrage du jeu principal. On note également l’arrivée des Batailles Stratégiques, une couche de carte du monde entre deux grosses missions. Sur le papier, ça évoque une mini couche tactique, et en pratique c’est souvent trop rudimentaire pour créer de vrais dilemmes, plutôt une structure de transition qu’un vrai pilier. En revanche, le Terrain d’Entraînement est un ajout très bienvenu avec un espace pour tester, s’échauffer et apprivoiser une arme sans la découvrir au milieu d’une bataille où vingt officiers attendent votre erreur, la bave aux lèvres.

Dynasty Warriors : Origins - Visions of Four Heroes

Reste la question qui fait grimacer : le prix (une trentaine d’euros). Visions of Four Heroes est solide, parfois très plaisant, et propose du bon Origins resserré. Mais sa durée et sa timidité côté prise de risque structurelle auraient pu tronquer le tarif de quelques deniers. Cela reste une extension efficace et bien pensée, qui prolonge le plaisir sans le transformer, avec quelques limites assez nettes pour empêcher l’enthousiasme de basculer dans l’évidence.
05 février 2026 à 09h29

Par Lorris

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