Test : DiRT 3

DiRT 3 - PC

Genre : Course

Date de sortie : 24 mai 2011

Genre
Course
Date de sortie
24 mai 2011 - France
Développé par
Codemasters
Edité par
Codemasters
Disponible sur
PC, PS3, Wii, Xbox 360
Parfois appelé
Colin McRae : DiRT 3

En 1998, le monde du jeu de course connut une petite révolution qui tient en trois mots : Colin McRae Rally. Ce jeu, développé par Codemasters en collaboration avec le champion écossais, nous montrait qu'il n'était pas nécessaire d'avoir un concurrent collé à son pare-chocs pour avoir la pression, le pire ennemi du joueur étant ici le chrono. Il proposait un gameplay vif et nerveux, nécessitant un certain doigté et une bonne dose de technique pour maîtriser les différents véhicules, d'autant plus que les spéciales ne laissaient pas vraiment de place à l'erreur. Ceux qui s'y sont essayé gardent un souvenir ému des rallyes d'Australie et de Monte-Carlo. Si le succès critique et public fut au rendez-vous, au fil des épisodes, la licence commençait à tourner en rond. Et après diverses tentatives pour renouveler son gameplay, le studio anglais opta pour une diversification des disciplines lors du passage à la HD. C'est ainsi que la licence Dirt a vu le jour, et c'est à sa troisième itération que nous allons nous intéresser aujourd'hui.

 
 
Avec Colin McRae : Dirt, Codemasters comptait relancer la série et élargir son public en incluant dans son jeu tout un tas de disciplines tout terrain comme le rallye cross, la course de côte ou encore le rallye raid, tout en laissant une place de choix au WRC. Le seul gros point noir pour les fans de la première heure étant la disparition des épreuves enneigées, force est de constater que le virage fut bien négocié tant le succès fut au rendez-vous. Mais la mort du pilote écossais en septembre 2007 à changé la donne, il a fallu en effet trouver un autre champion pour représenter la série. C'est alors que Ken Block entre en scène. Ce dernier s'illustrant davantage dans les compétitions comme les X-Games que sur les spéciales du WRC, Dirt 2, qui a perdu son Colin McRae, change d'orientation en conséquence, accordant une place plus réduite au rallye WRC. Cependant, l'ombre de Colin McRae plane toujours au-dessus du titre comme en témoigne la compétition hommage à ce dernier, incorporée au jeu. Dirt 3 peut donc être considéré comme un épisode charnière, celui-ci étant le premier estampillé à 100% Ken Block, l'ajout du gymkhana étant sans doute l'un des ajouts les plus représentatifs de la direction prise par la franchise. Pour ceux qui se demandent ce qu'est le gymkhana, vous pouvez regarder la vidéo ci-dessous :


KEN BLOCK GYMKHANA EDITION 3 par revotrx


Et si vous vous demandez qui est Ken Block, sachez que c'est le taré qui est au volant.
 

Une casualisation de plus en plus marquée...

Avant d'aller plus avant, il est bon de préciser ce qui est sous-entendu par casualisation. Il n'est pas question du gameplay, rassurez-vous, mais plutôt du contenu et de la façon dont il est présenté dans le jeu. En effet, le Dirt Tour, qui fait ici office de mode carrière, est divisé en quatre blocs qui font office de saisons, chacun d'entre eux étant composé de quatre séries d'épreuves. Et c'est là que le titre s'est casualisé, dans la droite ligneé du deuxième opus. Dirt 3 propose des épreuves très courtes qui se finissent en une dizaine de minutes pour les plus longues, permettant des parties très courtes et ne demandant qu'un investissement très limité de la part du joueur, un peu comme un party game en somme.
 
 
Pour continuer le parallèle avec ce genre particulièrement représenté sur Wii, les différentes disciplines proposées par Dirt 3 sont autant de mini-jeux, et ces derniers sont tout de même nombreux : rallye WRC, rallye cross, Trailblazer (course de côte), landrush et gymkhana. Chacune des disciplines présentes ayant différentes variantes, que ce soit en changeant la catégorie de véhicule ou les règles, le contenu proposé par le titre de Codemasters est des plus alléchants. Mais cette diversification à un prix malheureusement, aucune de ces disciplines ne dispose d'un vrai championnat respectant les règles officielles. Ainsi, dans les différentes épreuves de WRC, on pourra modifier les réglages de sa voiture entre chaque spéciale là où, dans la réalité, les concurrents ne peuvent les modifier qu'une fois par jour, chaque journée voyant deux spéciales se dérouler. Cela n'a peut-être l'air de rien, mais ces règles étaient respectées dans les précédents volets jusqu'au premier Dirt, et leur non respect aujourd'hui nous donne l'impression que le jeu ne fait qu'effleurer ces différentes disciplines. Dommage, mais pas dramatique non plus.
 

...Mais la qualité est toujours au rendez-vous

Techniquement parlant tout d'abord, s'il n'y a pas vraiment de grosse amélioration par rapport à Dirt 2, il n'empêche que ce troisième épisode est plus fin et plus détaillé : les circuits bénéficient de diverses animations allant du feu d'artifice lointain à l'abruti qui traverse la piste devant vous, rendant le tout plus vivant. Le clipping est inexistant, et si on constate un léger aliasing sur les véhicules, c'est vraiment pour chipoter. Mais il est tout de même vrai que l'EGO Engine commence à faire du sur place. Les équipes de Codemasters ont tout intérêt à mettre leur moteur graphique à jour, ou à en sortir un nouveau, si elles espèrent nous mettre une grosse claque avec leur prochain titre. Ceci étant dit, le jeu reste magnifique, on est dans le haut du panier en ce qui concerne la réalisation.
 
 
Au niveau du gameplay, on se dirige un peu plus encore vers l'arcade, mais qui dit arcade ne dit pas forcément facile. En mode expert, avec toutes les aides au pilotage désactivées, le jeu exigera du joueur un effort de concentration non négligeable et une certaine adresse pour doser les freinages, les accélérations ainsi que la direction. Un coup de volant un peu brutal et votre voiture part en tête à queue, d'autant plus que la neige est enfin de retour dans cet épisode. Mais ce n'est rien d'insurmontable, mis à part les véhicules à propulsion, rares sont les bolides qui vous poseront de réels problèmes. Les véhicules sont dans l'ensemble assez lourds et tiennent bien la route. Et si leur comportement ne nous convient pas, il est toujours possible de modifier leur réglage afin d'arranger ça. Le menu de réglage de votre voiture est simple mais l'essentiel est là : rapport de boîte, appui aérodynamique, suspension hauteur de caisse, différentiel et répartition du freinage. Et si vous n'avez rien compris à cette énumération, pas la peine de paniquer, un appui sur la touche croix (ou A pour la version Xbox 360) et vous aurez des explications sur le paramètre en surbrillance. Celles-là ont le mérite d'être à la fois courtes et très claires, ce qui est suffisamment rare pour être souligné. La modification de ces paramètres a une incidence réelle sur les véhicules, mais les réglages initiaux sont tellement efficaces qu'on oubliera vite jusqu'à l'existence de ce menu. Seuls ceux qui souhaiteront masteriser le titre s'y attarderont afin de faire tomber les records.
 
 
Pour ce qui est des différents modes de jeux, le mode Dirt Tour dont nous avons déjà parlé plus haut, constitue le véritable cœur du jeu. La progression s'y fait par deux flans. Tout d'abord il y a les points gagnés dans les différentes compétitions qui, en s'accumulant, donnent accès à de nouvelles compétitions, et puis il y a la réputation, pour ne pas dire l'expérience, du pilote qui fait gagner des niveaux à celui-ci lorsqu'il en obtient assez, débloquant ainsi de nouvelles écuries. Il y a plusieurs moyens de gagner des points de réputation, on peut bien évidemment se contenter de gagner des compétitions, mais pour maximiser les gains, on peut aussi tenter d'accomplir des objectifs de course. Ceux-ci sont relativement variés, allant du temps à battre à la vitesse de pointe à atteindre. Il est également bon de savoir que chaque flashback, option récurrente à tous les derniers jeux de Codemasters, non utilisé vous rapportera un petit bonus de réputation. Bref, il y a de quoi faire avec ce mode campagne en apparence, mais en apparence seulement car on se rend vite compte que les épreuves défilent à toute vitesse. Si bien que six heures de jeu suffisent à arriver au bout de la dernière saison. Heureusement, on aura l'occasion lors de notre progression de débloquer des épreuves secondaires en marge de ces dites saisons, de quoi rallonger significativement la durée de vie de ce mode carrière. Il reste qu'on a parfois l'impression de retrouver souvent les mêmes tracés, moins que dans Dirt 2, mais cette sensation désagréable est toujours là.
Enfin si on a pas pu tester le multijoueurs en ligne, nécessitant de télécharger un pass VIP, pour cause de PlayStation Store en rade, il est tout de même bon de signaler la présence d'un multijoueurs local en splitscreen, mode qui se faisait rare ces derniers temps, et la possibilité d'uploader vos replays sur YouTube, histoire de vous la péter un peu.
 

Article rédigé par pattoune , le

Dirt 3 ne plaira sans doute pas aux fans de la première heure, mais il faut se faire une raison, la licence Colin McRae Rally telle que nous la connaissions est bel et bien morte avec son porte étendard. Alors que nous reste-t-il ? Un titre pluridisciplinaire qui n'approfondit aucun des sports qu'il propose, un jeu qui tend à ce casualiser, certes. Mais il n'empêche que Dirt 3 n'en est pas moins fun et surtout terriblement accrocheur et qu'il se targue en plus d'une réalisation de haute volée. Alors à ces fans de la première heure, on leur dira poliment d'aller se faire mettre du côté de WRC pour voir si on y est.

Points positifs

  • Une réalisation de haute volée
  • Terriblement fun et accrocheur
  • Le retour de la neige et du splitscreen

Points négatifs

  • Aucune discipline n'est approfondie
  • On revoit souvent les mêmes circuits
  • Impossible de régler le réalisme et le niveau de l'I.A. séparément

A propos de l'auteur

pattoune

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Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.

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