Cette fois-ci, c'est au solo qu'on a pu s'essayer. La démo débute de nuit, au milieu de ruines, alors qu'une équipe du C.E.L.L. patrouille à votre recherche. Votre but sera, dans un premier temps, de traverser la zone sans vous faire repérer. Pour ce faire, il faudra non seulement éviter les gardes, mais aussi la lumière des projecteurs. On ne peut rien faire contre ces derniers. Mais les soldats ennemis peuvent être éliminés furtivement, soit par une attaque au corps à corps par derrière, soit en utilisant l'arc. Les munitions de celui-ci étaient très limités. Il nous a donc fallu l'utiliser avec parcimonie, et viser juste. En contrepartie, il est d'une efficacité redoutable. Si l'invisibilité nous a bien aidé, son efficacité a été revue à la baisse par rapport à
Crysis 2, où elle était complètement cheatée, permettant de traverser des zones entières avant qu'on soit à court d'énergie. Ce n'est plus le cas ici, ce qui rend l'infiltration plus difficile, mais aussi plus intéressante. Cependant, rien ne nous oblige à la jouer fine. La preuve, s'étant fait repérer au bout de quelques secondes, on y est allé à l'ancienne, en tirant sur tout ce qui bouge. Et cela ne nous a pas empêché d'atteindre nos objectifs.
Old problems, new ennemies
Mis à part les membres du C.E.L.L., on a aussi pu affronter des aliens. Si les extra-terrestres de base ont gardé leur look à base rasta franchement moyen, on a aussi pu voir un nouvel ennemi. Celui-ci est un mécha qui ressemble un peu à un cafard de deux tonnes. La principale difficulté lors des affrontements contre ces derniers réside dans le fait qu'ils ne sont vulnérables que lorsqu'ils se redressent pour balancer des gerbes de flammes, leur point faible étant leur lance flamme. Il faudra donc mettre son bouclier à contribution pour ne pas brûler comme une brindille. Lorsque vous les blessez, ils plantent leur tête dans le sol, non seulement pour se protéger, mais aussi pour lancer des attaques sismiques à courte portée.
D'une manière générale, le titre nous a paru légèrement plus difficile que les précédents opus. Munitions plus rares, ennemis plus nombreux, et capacités moins efficaces viennent corser le challenge. Ceci étant dit, ce n'est pas un mal, loin de là. Le rehaussement du challenge oblige le joueur à être attentif à son environnement.
Techniquement, le titre est propre. Il a même une sacrée gueule. Seulement, la direction artistique, à base de gris foncé, vient plomber l'aspect technique. Pour tout vous dire, d'un point de vue purement esthétique,
Crysis 2 était plus beau. Mais gageons que ce niveau ne soit pas représentatif du jeu. On attendra de voir une mission se déroulant de jour pour nous prononcer à ce sujet. Quant à la mise en scène, si elle est carrée, elle reste très classique pour ce que l'on en a vu.