Test : Yooka-Laylee

Yooka-Laylee - PC

Genre : Plate-forme à l'ancienne

Date de sortie : 11 avril 2017

Genre
Plate-forme à l'ancienne
Date de sortie
11 avril 2017 - France
11 avril 2017 - USA
11 avril 2017 - Japon
Développé par
Playtonic Games
Disponible sur
PC, PS4, Nintendo Switch, Wii U, Xbox One
Parfois appelé
Projet Ukulele
Modes de distribution
Steam
Site officiel
Site officiel

Kickstarté depuis un bon bout de temps, Yooka-Laylee a finalement décidé de pointer le bout de son nez en ce mois d'avril 2017. Développé par Playtonic Games, fondé par d'anciens de chez Rare – qui ont donc bossé sur quelques petites pépites notamment Banjo-Kazooie, ce titre se veut être un hommage appuyé aux platformers d'antan. Mais se montre-t-il à la hauteur de ses illustres aînés ?

Test effectué à partir d'une version PS4

Plus qu'un hommage, Yooka-Laylee se pose en fait en tant que véritable copie ''new gen'' de Banjo-Kazooie. Le joueur contrôle donc également un duo de héros, ici un gentil caméléon vert baptisé Yooka et une chauve-souris violette un peu taquine nommée Laylee. Tous deux vont se lancer à la quête de pages, appelées ici Pagies, qui se sont échappées d'un livre spécial et qui sont donc dotées de pouvoirs tout aussi spéciaux. Et pour récupérer tout ce beau monde, le duo coloré devra parcourir cinq mondes remplis d'ennemis à dézinguer, de PNJ à aider et autres défis à remplir. Et là, un petit constat s'impose : cinq mondes, c'est quand même relativement peu. Répondant tous à un thème spécifique (et, il faut bien le dire, un peu clichés comme la forêt ou le glacier), ils peuvent fort heureusement être agrandis grâce à ces fameuses Pagies. Au départ assez petits, ces différents niveaux grossissent donc au fur et à mesure de l'exploration même si, malgré tout, on ne peut s'empêcher de se dire que l'on aurait bien aimé avoir un peu plus... Un peu plus de diversité que l'on aurait aussi aimé voir au niveau des différents défis et missions, d'ailleurs, le tout tournant rapidement en rond et ne se montrant pas toujours bien passionnant (courses, combats ou encore collecte).

Yookazooie

Fort heureusement, Yooka-Laylee ne déçoit pas au niveau de sa plate-forme, qui est tout de même son fond de commerce. La prise en main du duo se fait immédiatement, et c'est un réel plaisir de découvrir et parcourir avec eux les différents mondes. On saute, on tape, on escalade, on récupère des plumes à échanger contre de nouvelles aptitudes (cracher des projectiles, effectuer de puissantes attaques au sol...) qui permettent de découvrir de nouvelles zones... Et le tout recommence lorsque les deux héros découvrent assez de Pagies pour agrandir tout ce petit monde. Bref, vous l'aurez compris, il n'y a pas grand-chose à redire sur le gameplay, au poil même s'il faut s'habituer aux sauts un peu glissants de Yooka, ni sur le level-design. Nous restons en revanche un peu plus circonspects concernant le chara-design qui, en dehors du duo, se montre au mieux peu inspiré, au pire de mauvais goût. La plupart des PNJ est donc rapidement oubliable et c'est vraiment dommage tant les personnage secondaires sont importants dans ce genre d'aventure. Et qu'en est-il des doublages ? Pas grand-chose, puisqu'il y a zéro voix dans le titre de Playtonic Games. A la place, les joueurs découvrent des sortes de borborygmes, comme ce que faisait déjà Banjo-Kazooie à l'époque : des ''pui pui pui'', des ''bli bli bli'' ou encore des ''gni gni gni'' dans l'ensemble plutôt mignons, même s'il faut tout de même adhérer au style pour supporter ça durant toute la durée de vie du titre.

Yooka-Laylee

Malheureusement, le platformer de Playtonic Games ne s'arrête pas là en ce qui concerne les défauts plus ou moins importants. On peut ainsi noter la traduction française, pas toujours très fiable par rapport à l'anglaise, avec des blagues qui tombent un peu trop souvent à plat et qui ne rendent pas hommage à l'écriture de base. Sans parler des fautes, un peu trop fréquentes pour être oubliées... Le joueur laisse également bien vite tomber les mini-jeux d'arcade de Rextro, assez ennuyeux et pas forcément bien finis. Mais le pire reste tout de même la caméra, bien trop souvent aux fraises. Yooka-Laylee ne sort pas à la même époque que Banjo-Kazooie, donc au moment où les développeurs tentaient encore de maîtriser la chose dans des environnements en 3D, et pourtant ils héritent des même problèmes. On ne compte pas le nombre de fois où cette caméra est allée se fourrer dans les murs, où elle empêchait de voir correctement dans des endroits un peu étriqués dans lesquels il est impossible de la bouger... De quoi bien gêner le joueur, notamment durant les combats (qui se montrent par ailleurs assez peu passionnants) ou lors de la recherche des objets à collectionner (plumes, fantômes...), une quête secondaire fil rouge qui rallonge encore un peu la durée de vie.

Yooka-Laylee

Banjolee

Si, sur le fond (et aussi un peu sur la forme), Yooka-Laylee souffre de pas mal de défauts, à commencer par un manque flagrant de personnalité à force de vouloir rendre hommage aux vieilles productions du genre, il faut bien avouer en revanche qu'il est visuellement plus que charmant – si l'on oublie le chara-design mentionné plus haut. On s'attache immédiatement à nos deux héros et l'on apprécie de découvrir les différents mondes. Alors, certes, les environnements sont assez clichés et c'est du vu et revu mais, malgré tout, le plaisir est là grâce à des décors colorés bien fichus. Un plaisir d'autant plus grand que l'exploration est récompensée via des items à récupérer, par exemple. Les compositions sont également assez sympathiques à découvrir, même si aucun thème fort ne se dégage vraiment et que certaines musiques finissent un peu par se ressembler... Toujours concernant la réalisation, on regrette en revanche la longueur des temps de chargement, un peu trop longuets. Sachant qu'il faut régulièrement sortir d'un monde pour se rendre dans un autre ou tout simplement pour l'agrandir grâce aux Pagies, on comprend bien vite que ces temps de chargement seront assez présents, au grand dam des joueurs. Il n'y a en revanche rien à reprocher à la fluidité de ce Yooka-Laylee, quasiment jamais prise à défaut, ce qui est déjà pas mal.

Article rédigé par Shauni Chan , le

L'attente aura été longue depuis la campagne Kickstarter, et malheureusement le contrat n'est pas totalement rempli. Malgré un gameplay au poil, un level-design soigné, des environnements mignons et un duo charmant, Yooka-Laylee ne parvient pas totalement à convaincre. Son aventure en demi-teinte souffre, entre autres, d'une caméra souvent aux fraises, de missions peu passionnantes, de seulement cinq mondes et, surtout, d'un manque de personnalité flagrant. A force de trop vouloir rendre hommage aux vieilles production du genre, surtout Banjo-Kazooie, les développeurs de chez Playtonic Games n'ont pas su insuffler une identité propre à leur bébé. Bref, un titre sympa pour les fans du genre mais rapidement oubliable.

Points positifs

  • Un duo attachant
  • Level-design soigné
  • Gameplay au poil
  • Des objets à collectionner pour les fans de la chose
  • Visuellement très mignon...

Points négatifs

  • Caméra aux fraises
  • Traduction française perfectible (et ne rendant pas hommage à la version anglaise)
  • Missions et défis peu inspirés
  • ...Sauf concernant le chara-design
  • Seulement cinq mondes

A propos de l'auteur

Shauni Chan

Shauni Chan

Caution féminine

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

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